Jean Joseph Eustache Derazey
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| Jean Joseph Eustache Derazey | |
Portrait de Jean Joseph Eustache Derazey | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de l'Indre | |
| – (3 ans, 1 mois et 18 jours) |
|
| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des anciens | |
| – (1 an et 13 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Mirecourt (Vosges) |
| Date de décès | (à 61 ans) |
| Lieu de décès | Bains-les-Bains (Vosges) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Modérés Girondins |
| Profession | Commissaire à terrier Juge |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur |
| députés de l'Indre | |
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Jean Joseph Eustache Derazey, né à Mirecourt le , mort à Bains-les-Bains le , est membre de la Convention, député au Conseil des Anciens. Frère de Jean Nicolas Derazey.
Jean Joseph Eustache Derazey est, avant la Révolution, commissaire à terrier[1] à Châtillon-sur-Indre.
En , Jean Derazey, alors administrateur de l'Indre, est élu député du département, le sixième et dernier, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la réclusion, sauf la déportation, suivant les circonstances », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et en faveur du sursis à l'exécution[3]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Celui-ci le dénonce, un mois plus tard dans son journal, comme « membre de la faction des hommes d’État »[5]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[6].
Le , Derazey est décrété d'arrestation à l'issue du rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin[7]. Lui et les autres signataires sont libérés et réintégrés le 18 frimaire an III ().
Sous le Directoire, Jean Derazey est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Le 1er nivôse an V (le ), il est élu secrétaire aux côtés de Benoît Decomberousse, de Jean Guineau-Dupré et de Pierre Loysel sous la présidence de Boniface Paradis[8]. Il tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[9].
Le gouvernement impérial l'appelle () aux fonctions de juge à la cour d'appel d'Orléans ; il meurt dans l'exercice de ces fonctions, chevalier de la Légion d'honneur[réf. souhaitée].