Jean Pichat
From Wikipedia, the free encyclopedia
Zaghouan (Tunisie)
Tobrouk (Libye)
| Jean Pichat | |
| Naissance | Zaghouan (Tunisie) |
|---|---|
| Décès | (à 28 ans) Tobrouk (Libye) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Génie Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1938 – 1942 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération |
| modifier |
|
Jean Pichat, né le à Zaghouan et Mort pour la France[1] le à Tobrouk, est un ingénieur, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et formation
Fils d'un exploitant agricole installé en Tunisie, Jean Pichat naît le à Zaghouan[2]. Après des études secondaires au lycée Janson-de-Sailly de Paris, il intègre l'École nationale supérieure des mines à Saint-Étienne en 1935[3],[4]. Il obtient son diplôme d'ingénieur des mines en 1938 et part aussitôt effectuer son service militaire dans les rangs du 34e bataillon du génie à Tunis[4]. Sélectionné pour suivre les cours d'élève officier de réserve, il est promu sous-lieutenant et affecté au 4e régiment du génie en [4].
Seconde Guerre mondiale
Retenu dans l'armée du fait du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Jean Pichat est envoyé à Beyrouth au sein de l'Armée du Levant[4]. Refusant l'armistice du 22 juin 1940, il s'évade vers la Palestine et, engagé dans les forces françaises libres, est affecté au 1er bataillon d'infanterie de marine (1er BIM)[4]. Promu lieutenant, il se distingue lors de la campagne d'Érythrée en s'emparant d'un fort et en faisant de nombreux prisonniers lors de la bataille de Massaoua[4]. En , il participe à la campagne de Syrie après avoir été promu capitaine le mois précédent puis, en , il est engagé dans la guerre du désert en Libye où le 1er BIM est subordonné à la 1re brigade française libre du général Kœnig[4].
Le , lors d'un transfert à proximité de Tobrouk, le convoi de Jean Pichat fait un arrêt pour permettre le passage d'une colonne britannique[5],[4]. Alors qu'il traverse la route, il est renversé par la remorque d'une pièce d'artillerie et meurt de ses blessures[5],[4]. Il est inhumé au cimetière militaire français de Tobrouk.