Jean Pillard

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Jean Pillard, né le à Paris et mort le à Fontenay-lès-Briis, est un militaire, résistant et fonctionnaire français, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

Fils d'un musicien et d'une institutrice, Jean Pillard naît le dans le 15e arrondissement de Paris[1]. Après un cycle secondaire au lycée Buffon, il entre à la faculté de droit de Paris puis au lycée Chaptal où il prépare le concours d'entrée à l'École nationale de la France d'outre-mer [2]. En 1938, il effectue son service militaire au 46e régiment d'infanterie à Paris puis au 16e régiment de tirailleurs tunisiens en Syrie[3].

Seconde Guerre mondiale

Il se trouve toujours en Syrie au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale[2]. Il est alors maintenu sous les drapeaux mais ne part pas combattre en métropole[2]. Après l'armistice du 22 juin 1940, il décide de poursuivre le combat et s'évade vers la Palestine le [2]. Engagé dans les forces françaises libres, il est affecté au 1er bataillon d'infanterie de marine (1er BIM) avec lequel il participe à la campagne de Syrie[2]. Promu aspirant en , il est muté au bataillon du Pacifique (BP1) et prend part à la guerre du désert en Libye[2]. Le , au cours de la bataille de Bir Hakeim, il est blessé par des éclats d'obus après s'être emparé de matériel ennemi et avoir fait un grand nombre de prisonniers[3].

Lorsque le 1er BIM et le BP1 fusionnent pour former le Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique, Jean Pillard participe avec cette unité à la seconde bataille d'El Alamein, à la campagne de Tunisie et à la campagne d'Italie[3],[4]. En , il prend part au débarquement de Provence et à la bataille de Toulon[2]. Promu lieutenant, il suit l'avancée de son unité dans la libération de la France jusqu'à la bataille des Vosges puis celle d'Alsace en hiver 1944-1945[2].

Après-Guerre

Après le conflit, Jean Pillard reprend son cursus à l'école de la France d'Outre-mer[3]. Il part pour l'Indochine où il est chef de la province de Đắk Lắk puis de la province du Haut-Donnaï[2]. Il retrouve l'Afrique en 1949 lorsqu'il devient chef de subdivision à Nanga-Eboko, au Cameroun[2]. Dans ce même pays, il devient ensuite adjoint du chef de la région du Nyong-et-Sanaga puis directeur-adjoint du cabinet du Haut-commissaire du Cameroun et enfin, chef de la région de la Bénoué[2].

Il part ensuite pour l'Algérie puis pour la Côte d'Ivoire avant de retourner en métropole chef du bureau des monuments historiques au ministère de la culture de 1963 à 1965[2]. Quittant la fonction publique cette année-là, il entame une nouvelle carrière au sein de la société SICLI, spécialisée dans la prévention et la lutte contre l'incendie, et prend sa retraite en 1976[2].

Jean Pillard meurt le à Fontenay-lès-Briis, dans l'Essonne, et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise[3].

Décorations

Références

Voir aussi

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