Jean Thomas Bonnemain
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| Jean Thomas Bonnemain | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de l'Aube | |
| – (3 ans, 1 mois et 21 jours) |
|
| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (1 an, 6 mois et 24 jours) |
|
| Gouvernement | Conseil des Cinq-Cents |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bucey-en-Othe, France |
| Date de décès | (à 50 ans) |
| Lieu de décès | Arcis-sur-Aube, France |
| Nationalité | |
| Parti politique | Modérés |
| Profession | Avocat Littérateur Magistrat |
| députés de l'Aube | |
| modifier |
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Jean Thomas Bonnemain, né le à Bucey-en-Othe dans l'Aube et mort le à Arcis-sur-Aube est un député, avocat et littérateur, à la Convention nationale et au Conseil des Cinq-Cents.
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.
En , Jean Thomas Bonnemain, alors juge au tribunal d'Ervy-le-Châtel, est élu député du département de l'Aube, le cinquième sur neuf, à la Convention nationale[1].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention, et le bannissement à la paix », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[2]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[3]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[4].
Sous le Directoire, en vendémiaire an IV (), Jean Thomas Bonnemain est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[5].
Artisan du 18 brumaire, il reçut du gouvernement de Bonaparte le titre de président du tribunal d'Arcis-sur-Aube et exerça ces fonctions jusqu'à sa mort. Bonnemain a laissé quelques publications parmi lesquelles des Instituts républicains, « développement analytique des facultés naturelles, civiles et politiques de l'homme. »