Jean de Beverley
évêque et saint anglo-saxon
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Jean de Beverley est un évêque anglo-saxon mort le .
| Jean de Beverley | |
Statue à l'effigie de Jean de Beverley à Beverley Minster. | |
| Saint | |
|---|---|
| Lieu de naissance | Harpham ? |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Beverley |
| Ordre religieux | Ordre de Saint-Benoît |
| Vénéré par | Église catholique Église orthodoxe Église d'Angleterre |
| Fête | 7 mai 25 octobre (translation) |
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Biographie
La plupart des informations d'ordre biographique concernant Jean de Beverley qui subsistent proviennent de l'Histoire ecclésiastique du peuple anglais du moine northumbrien Bède le Vénérable, qui l'a personnellement connu (c'est lui qui a ordonné Bède prêtre, puis diacre). La tradition hagiographique ultérieure apporte des détails supplémentaires dont la fiabilité est plus douteuse[1].
D'après ses hagiographes, Jean est d'ascendance noble et serait né à Harpham, dans le Yorkshire de l'Est[1]. Avec Bosa, Ætla, Oftfor et Wilfrid, il fait partie des cinq évêques dont Bède affirme qu'ils ont été éduqués à l'abbaye de Whitby[2]. Il est nommé évêque de Hexham en 687[1].
À la mort de l'évêque Bosa d'York, vers 705, Jean est choisi pour lui succéder comme évêque d'York. Il occupe ce siège jusqu'à ce que l'âge l'empêche d'exercer ses fonctions, peut-être vers 714, sur quoi il consacre Wilfrid II pour lui succéder et se retire à l'abbaye de Beverley, un monastère qu'il a fondé. C'est là qu'il meurt, le , et qu'il est enterré, sous le porche de l'église abbatiale dédiée à saint Pierre[1].
Culte

Jean de Beverley est fêté le 7 mai, jour anniversaire de sa mort. La translation de ses reliques est célébrée le 25 octobre[3].
Bède rapporte plusieurs guérisons miraculeuses accomplies par Jean de Beverley dans son Histoire ecclésiastique du peuple anglais[4]. Il semble avoir été très tôt considéré comme un saint, à en juger par la mention d'un évêque Jean dans un obituaire bavarois rédigé avant 754[1]. Son culte est encouragé par les archevêques d'York et Ælfric Puttoc obtient sa canonisation en 1037. À cette occasion, ses reliques sont transférées dans un nouveau sanctuaire, et l'hagiographe Folcard de Saint-Bertin se voit confier quelques années plus tard la rédaction de répons en son honneur, puis d'une hagiographie[1],[3]. Julienne de Norwich et John Fisher lui vouent une dévotion particulière[3].
La bannière de Jean de Beverley est fréquemment employée par les armées anglaises à partir de la bataille de l'Étendard, en 1138. La coutume, attestée à partir de 1266, veut que lorsque les hommes du Yorkshire sont convoqués pour l'ost, l'abbaye de Beverley envoie un homme avec cette bannière[1]. En 1415, le roi d'Angleterre Henri V attribue sa victoire à Azincourt à Jean de Beverley, la bataille ayant eu lieu le , et il devient alors l'un des saints patrons de la maison de Lancastre. Son sanctuaire est détruit vers 1541, pendant la dissolution des monastères[1]. Une partie de ses reliques est retrouvée en 1664[3].
Le village de Saint-Jean-Brévelay, dans le Morbihan, lui doit son nom. Son église lui est dédiée[5].