Jean de Bourbon (1528-1557)
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(1547-1557)
| Jean de Bourbon | |
Jean de Bourbon, comte de Soissons. Portrait anonyme, XVIe siècle, musée de l'Histoire de France (Versailles). | |
| Titre | comte de Soissons (1547-1557) |
|---|---|
| Prédécesseur | Marie de Luxembourg |
| Successeur | Louis Ier de Bourbon-Condé |
| Biographie | |
| Dynastie | Maison de Bourbon-Vendôme |
| Naissance | La Fère |
| Décès | (à 29 ans) Saint-Quentin |
| Père | Charles IV de Bourbon |
| Mère | Françoise d'Alençon |
| Conjoint | Marie II de Saint-Pol |
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Jean de Bourbon, comte de Soissons et d'Enghien ( - ) était un prince du sang de la maison de Bourbon-Vendôme, une branche cadette de la maison de Bourbon.
Jean naît à La Fère en 1528, onzième des treize enfants de Charles, duc de Vendôme et de son épouse Françoise d'Alençon [1]. Il a pour frère ainé Antoine de Bourbon, père d'Henri IV, François de Bourbon (1519-1546), le vainqueur de Cérisoles, et Charles cardinal de Vendôme puis de Bourbon, reconnu roi par la ligue sous le nom de Charles X, il a un frère cadet, Louis, prince de Condé (1530-1569), qui dirige les huguenots pendant les guerres de Religion.
Il semble qu'il est élevé dans la maison de son oncle François, comte de Saint-Pol, comme le fut avant lui son ainé François, comte d'Enghien[2].
En 1546, il devient comte d'Enghien après la mort accidentelle de son frère aîné François[3].
En , à l'âge de 19 ans, il reçoit l'ordre de Saint-Michel[4]. En août de la même année, Antoine et tous ses frères, dont Jean, sont forts insatisfaits que l'un d'eux, Charles, alors évêque de Saintes ne soit pas encore promu cardinal, malgré la promesse du roi, alors que Charles de Lorraine est déjà promu au titre. En signe de mécontentement la famille se retirent au château de Vendôme, pour visiter leur mère Françoise d'Alençon. Il faut trois lettres du roi pour les convaincre de revenir à la cour en novembre, Charles fut alors promu le [4].
En 1548, un mois avant le mariage de l'aîné de ses frères, Antoine, duc de Vendôme, il l'accompagne, avec le duc de Nevers leur beau-frère et probablement leur dernier frère Louis, ainsi que l'ambassadeur de Mantou, en Italie, à Milan, Venise et Mantoue, visiter leurs relations italiennes, ce fut l'unique fois[5].
Il est à la cour à Paris, en , avec ses frères Antoine et Louis, pour participer aux joutes de l'entrée officielle du roi Henri II dans la capitale[6].
En 1551, lors de l'intervention du roi Henri II durant la guerre de Parme, Jean est envoyé avec son frère Louis Ier de Bourbon-Condé au Piémont, en renfort de l'armée française[7].
Jean est, de ses frères, celui dont les penchants religieux sont les moins connus, cependant il est probable que, comme Antoine et Louis, il ait une affinité pour la Réforme, en effet en 1555, au retour de la campagne d'Italie, il visite Genève, peut-être avec son frère Condé[8].
Le , il épouse sa cousine Marie II de Saint-Pol[9], la fille de François Ier de Saint-Pol (qui était le frère cadet du père de Jean, Charles). Ce mariage permet de pourvoir convenablement Jean en biens[10]. Son mariage avec Marie n'a produit aucun enfant.
Le , durant la onzième guerre d'Italie, Jean est tué lors de la bataille de Saint-Quentin [11]. Son cœur est déposé à Gaillon, peu après.
Cette mort est accablante pour la famille, qui avait déjà perdu le précédent comte d'Enghien accidentellement 11 ans plus tôt [12].
Portraits peints
- Jean, comte de Soissons. Portrait de la « galerie des illustres » du château de Beauregard, XVIIe siècle.
- Jean de Bourbon-Vendôme ?, vers 1550, par Corneille de Lyon, au Musée du Louvre.
- Portrait présumé de Jean de Bourbon-Vendôme par Corneille de Lyon, Musée des Beaux-Arts de Dijon.