Jean de Caldain
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Raymond Eugène Marchand |
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Jean de Caldain (1869-1927) est un artiste peintre, lithographe et écrivain français.
Personnalité assez mystérieuse et originale, née à Godoncourt sous le nom de « Raymond Eugène Marie Marchand », fils du sculpteur François Amédée Marchand, il devient élève à l'école des Beaux-arts de Paris avant de rentrer dans les ordres puis de renoncer assez vite à la prêtrise, après une année de noviciat à l'abbaye de Maredsous.
Dans le Paris fin de siècle, il fréquente alors le milieu du cirque et du music-hall, propose des spectacles incluant des oies sauvages, tout en fréquentant l'atelier de Jean-Louis Forain, dont il devient un temps l'assistant. Il produit alors une série de lithographies originales, influencées par Odilon Redon et marquées par une forme de mysticisme fantastique, dont certaines sont publiées par l'atelier Auguste Clot[1], Marc Mouclier dans L'Omnibus de Corinthe (1896-1899) et La Critique[2].
C'est Forain qui lui présente Joris-Karl Huysmans avant 1898, quand ce dernier envisagea de créer une communauté d'artistes. Caldain devient, après 1900, le secrétaire de Huysmans, jusqu'à la mort de l'écrivain en , à laquelle il assiste en compagnie de Lucien Descaves (ce dernier ne semble pas beaucoup l'apprécier, c'est cependant Caldain qui se chargea de l'avis de décès, quand Descaves, lui, est nommé exécuteur testamentaire du maître)[3]. Il produit ensuite quelques études biographiques sur Huysmans, avec lequel il échangea une notable correspondance[4].
Caldain exposa trois fois au salon de la Rose-Croix esthétique (1895, 1896 et 1897), des peintures et une terre cuite ; il indique comme adresse de domicile parisien le 10 rue Ernest Renan[5],[6]. En 1899, il expose au salon de la Société nationale des beaux-arts, une lithographie intitulée Christ[7]. En 1903, il expose aux Indépendants[8].
Proche du milieu émergeant de la cartophilie, il fut un temps éditeur de cartes postales illustrées[9].
Le , il épouse à la mairie du 7e arrondissement de Paris, Pauline-Jeanne d'Etchebers[10]. Le couple réside au 31 rue Saint-Placide (à l'adresse qu'occupait Huysmans à sa mort), et c'est là qu'il décède en [11],[12].
Caldain s'occupait jusqu'au premier conflit mondial de la rubrique arts à l'Écho de Paris[13].