Jean de Gourmont (écrivain)
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Joseph Pierre Raymond de Gourmont |
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R. de Bury |
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Jean de Gourmont, né le au Mesnil-Villeman et mort le à Paris 6e, est un écrivain français.
Fils de Marie-Mathilde de Montfort et du comte Auguste-Marie de Gourmont, frère jumeau d’Henry Marie Auguste, il collabore au Mercure de France à partir de . Il publie plusieurs essais, dont Muses d’aujourd’hui, ouvrage consacré aux poétesses. Son premier ouvrage est une étude sur Jean Moréas, parue en 1905 dans la collection « les Célébrités d’aujourd’hui »[1]. Son premier roman, la Toison d’or, dédié à son frère Remy de Gourmont, a été très remarqué.
Son activité s’est exercée principalement dans la critique. Dans l’ouvrage Muses d’aujourd’hui, sous-titré Essai de physiologie poétique, qui ne manquait pas d’une certaine hardiesse, au moment de sa parution, il étudie l’œuvre et l’esprit des femmes poètes de son temps, comme Lucie Delarue-Mardrus, Anna de Noailles, Gérard d’Houville, Hélène Picard, etc[1].
Il a donné le principal de son effort dans sa collaboration de plus de vingt années au Mercure de France, en tenant régulièrement la rubrique Littérature, dans laquelle il étudiait tous les ouvrages, à caractère littéraire[1].
Il s’est attaché à mettre en valeur l’œuvre de son frère Remy de Gourmont, dont le talent s’était imposé. L’œuvre de ce dernier étant passée au premier plan par rapport à la sienne, il s’était alors dévoué avec vénération à l’œuvre de Rémy dont la gloire lui importait plus que la sienne propre[2]. À la mort de Rémy, en , il a repris le pseudonyme « R. de Bury » pour signer ses articles de la rubrique Journaux du Mercure[3], et il s’est occupé de publier ses inédits. Il lui a également fait élever, dans le jardin public de Coutances, un buste, œuvre de sa propre femme, sculptrice distinguée, Il avait commencé la publication d’une brochure périodique curieuse, l’Imprimerie Gourmontienne, d’une périodicité nonchalante[4], destinée à réunir tous les documents, souvenirs, ayant trait à Remy de Gourmont[1].
Contrairement à son frère, sa fin a été rapide, sinon prématurée. Un jour, en entrant dans son cabinet dans l’antique demeure de la rue des Saints-Pères, sa femme, Marie Marguerite Baltazar[a], l’a trouvé inanimé[4]. Sur ses dernières années, il avait publié un second roman, l’Art d’aimer[1].
Hommages
Gaston Picard avait émis le vœu de voir « les fervents de la pensée gourmontienne, unir […] Remy et Jean de Gourmont dans l’orbe d’un souvenir unique[4]. » Le 19e arrondissement de Paris avait semblé réaliser ce vœu en donnant le nom de « Remy-et-Jean-de- Gourmont » à une de ses rues, avant que la topographie ne reproduise la biographie et que la voie ne soit plus que la rue Rémy-de-Gourmont.