Jean de la Hougue
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Viry-Châtillon
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(à 85 ans) Viry-Châtillon |
| Nom de naissance |
Jean Louis Marie Adrien de la Hougue |
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Mention honorable (1901) Médaille de 3e classe (1902) Prix Casteluch-Diana (1931) Médaille d'argent Exposition universelle (1937) |
Christ de la Paix |
Jean Louis Marie Adrien de la Hougue, né le au 30 rue de Lille à Avranches (Manche) et mort le à Viry-Châtillon (Essonne), est un artiste peintre français de la génération post-impressionniste. Il est le fils de Jean Louis Etienne Armand de la Hougue, procureur de la République à Avranches, et de Berthe Lucie Marie Colin de Verdière[1].
Formation et débuts
Fils du procureur de la République d'Avranches, Jean de la Hougue part avec sa famille à Paris en 1884, alors qu'il est âgé de dix ans. Débutant par des études de droit, il est titulaire d'une licence lorsqu'il abandonne cette voie pour entrer à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1894.
Il est formé dans les ateliers de trois maîtres influents : Auguste Maillard, sculpteur et médailleur français qui enseignait à l'École des beaux-arts<, Fernand Cormon, peintre académique qui tenait un atelier privé réputé au 104 boulevard de Clichy et fut élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1898[2], et Ferdinand Humbert, peintre de sujets religieux et mythologiques qui fonda son académie et assura à partir de 1905 le premier cours de peinture destiné aux femmes à l'École des beaux-arts[3].
Débuts au Salon et vie à Caen
Il expose au Salon des artistes français dès 1898. En 1901, il reçoit une mention honorable pour un Portrait, puis une médaille de 3e classe en 1902[4]. Sociétaire du Salon à partir de 1902, Jean de la Hougue se marie à Caen le avec Jeanne Marie Louise Verel. Il passe une partie de son temps dans cette ville où il réside notamment à l'hôtel de l'Intendance de la rue des Carmes[5].
Mobilisation et reprise de la peinture
Mobilisé en 1914 dans l'armée territoriale, comme de nombreux artistes de sa génération durant la Première Guerre mondiale, il reprend la peinture en 1919. Cette année-là, il expose au Salon de la Société nationale des beaux-arts son Christ de la Paix, œuvre emblématique marquant la fin du conflit.
La Société nationale des beaux-arts, fondée en 1890 sous la présidence de Meissonier avec Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Carolus-Duran, s'était imposée comme une alternative plus ouverte au Salon des artistes français[6]. Jean de la Hougue devient sociétaire de cette institution à partir de 1929.
Voyages et maturité artistique
Durant l'entre-deux-guerres, l'artiste voyage en Espagne, en Italie et en Afrique du Nord, destinations prisées des peintres de sa génération en quête de lumière et de nouveaux motifs. En 1931, il reçoit le prix Casteluch-Diana[4], récompense qui couronne sa carrière de portraitiste et de peintre intimiste.
Il expose aux salons des Tuileries et des Indépendants en 1937. Le Salon des Tuileries, créé en 1923 sous la présidence d'Albert Besnard à la suite d'une scission avec la Société nationale des beaux-arts, se distinguait par son ouverture à toutes les écoles nouvelles. Le Salon des indépendants, fondé en 1884 et caractérisé par l'absence de jury et de récompenses, avait été le lieu d'expression des mouvements d'avant-garde comme le pointillisme, le fauvisme et le cubisme[7].
Cette même année 1937, il obtient une médaille d'argent à l'Exposition universelle de Paris[4], officiellement intitulée « Exposition internationale des Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne », qui se tint du au et attira plus de 31 millions de visiteurs[8].
Dernières années
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il part s'installer à Toulouse, puis cesse progressivement de peindre.
Style artistique
Jean de la Hougue est un « habile portraitiste aimant recréer dans ses tableaux les atmosphères intimistes des hôtels particuliers caennais et parisiens ». Sa nature calme et équilibrée, sa sensibilité secrète, se lisent dans le choix intimiste de ses thèmes. Peintre de la génération post-impressionniste, son art s'apparente à celui de ses grands aînés par sa sensibilité devant la nature[9].
Il peint des portraits, des scènes d'intérieur, des natures mortes florales et des paysages. Son œuvre témoigne d'une maîtrise technique héritée de ses maîtres académiques, tout en exprimant une sensibilité moderne dans le traitement de la lumière et des atmosphères intimistes.
Collections publiques
Une vingtaine d'œuvres de Jean de la Hougue sont conservées au musée d'art et d'histoire d'Avranches[10]. Le musée, fondé en 1835 par la Société d'Archéologie d'Avranches, est l'un des plus anciens musées de l'Ouest de la France. Installé depuis 1963 dans l'ancienne prison de la ville (anciennes dépendances de l'évêché du XIIe siècle), il a fermé au public en 2023 pour devenir un pôle de conservation.
D'autres œuvres se trouvent dans des collections publiques, notamment le Centre national des arts plastiques qui possède Chrysanthème, acquis auprès de l'artiste en 1912[11].
Salons
- 1898 : Salon des artistes français
- 1901 : Salon des Artistes Français : Portrait (mention honorable)
- 1902 : médaille de 3e classe au Salon des artistes français ; sociétaire du Salon
- 1919 : Société nationale des beaux-arts : Christ de la Paix
- 1929 : Société nationale des beaux-arts (sociétaire)
- 1937 : Salon des indépendants
- 1937 : Salon des Tuileries
Expositions
- Exposition universelle de 1937, médaille d'argent
- Exposition au musée municipal d'Avranches du au
Prix et distinctions
- 1901 : mention honorable au Salon des artistes français
- 1902 : médaille de 3e classe au Salon des artistes français
- 1931 : prix Casteluch-Diana
- 1937 : médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1937