Jeanne Couturier est issue d'une famille d'industriels résidant à Lyon depuis le milieu du XIXesiècle. Cette famille pratique un catholicisme intransigeant et elle fréquente les sphères monarchistes et bourgeoises. En 1883, Jeanne se marie avec Jean Lestra, docteur en droit et membre de La Congrégation. De cette union naît Anne ainsi que Antoine Lestra, journaliste proche de l'Action Française[2],[3].
La famille Lestra s'établit rue Sainte-Hélène dans le quartier d'Ainay. Son couple est malheureux, elle se réfugie alors dans la foi. La situation politique suscite à Jeanne de nombreuses souffrances, notamment la loi d'exil de 1886 excluant alors le comte de Paris du territoire français. Elle s'approche alors des sphères politiques au contact du jésuite Antonin Eymieu[4].
Elle est reconnue pour être à l'origine d'une large protestation contre la loi d'association de 1901 afin de défendre les congrégations. Elle produit, pour ce faire, une pétition signée par 600 000 femmes catholiques[3].
12Bruno Dumons, «Mobilisation politique et ligues féminines dans la France catholique du début du siècle: La ligue des femmes françaises et la ligue patriotique des françaises (1901-1914)», Vingtième Siècle. Revue d'histoire, vol.73, no1, , p.39-50 (ISSN0294-1759 et 1950-6678, DOI10.3917/ving.073.0039, lire en ligne, consulté le )
↑Bruno Dumons, «Souffrir en politique. Dames « blanches » et jésuites au temps de la République (1880-1914)», Parlement[s], Revue d'histoire politique, vol.n°18, no2, , p.113 (ISSN1768-6520 et 1760-6233, DOI10.3917/parl.018.0113, lire en ligne, consulté le )