Jeanne Ramel-Cals
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| Nom de naissance |
Jeanne Eugénie Augustine Gibert |
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| Activités |
Rose, roman (d) |
Jeanne Ramel-Cals, née Jeanne Gibert le à Albi et morte dans le 16e arrondissement de Paris le , est une journaliste, romancière et illustratrice française du XXe siècle.
Jeanne Eugénie Augustine Gibert, connue sous le nom de Jeanne Ramel-Cals, née le à Albi, est la fille de François Michel Gibert et d'Anaïs Marie Lacalm[1]. Ses parents dirigent la tannerie familiale située sur la route de Graulhet. Sa mère est une femme d’esprit qui reçoit chez elle des personnalités telles que Jean Jaurès et correspond avec Maurice Maeterlinck[2].
Dès son plus jeune âge, Jeanne montre un talent artistique prometteur. À 19 ans, sous le nom de « Mademoiselle Jeanne », elle expose ses premières œuvres au 1er salon des artistes albigeois à Albi. Parmi ses œuvres exposées, on trouve En prière, Effet de gris et une Étude. Elle commence une carrière d'illustratrice[3],[4] dans Fantasio, pendant la Première Guerre mondiale, mais c’est finalement dans l’écriture qu’elle trouvera sa véritable vocation[2].
Le , elle épouse Édouard Auguste Henri Cals à Albi et en divorce moins de neuf ans plus tard, le à Albi[5]. Elle se remarie à Paris, le , avec Georges L'Hernault, ingénieur, dont elle divorce en [6].
Installée à Paris, Jeanne trouve rapidement sa voie dans l’écriture, elle devient journaliste et, sous le nom de Jeanne Ramel-Cals, tient des chroniques régulières dans divers journaux tels que Candide, Le Crapouillot, Le Matin, Le Petit Journal, Le Jour, Le Journal illustré ou La Revue de la femme[7], ainsi que dans la presse régionale comme Septimanie[8], Sud-Ouest ou La Dépêche du Midi.
Parallèlement à sa carrière de journaliste, Jeanne publie des romans qui rencontrent rapidement le succès, notamment ses souvenirs d'enfance dans Vacances à Villefranche[9].
En 1940, fuyant Paris occupé par les forces allemandes, Jeanne retourne dans son pays natal et s’installe à Cordes-sur-Ciel. Elle y entraîne dans son sillage des artistes de renom, dont Yves Brayer et André Bizette-Lindet, qui y fondent un groupe d'artistes confirmés ou débutants sous le nom d’Académie de Cordes[10],[11] dont elle est nommée secrétaire perpétuelle[12].
C'est en 1947 qu'elle écrit Légendaire de Cordes sur Ciel[13], un ouvrage empreint du même esprit malicieux et de la désinvolture qui caractérisent son style[14]. Le nouveau nom qu’elle donne à la cité finit par s’imposer, et ses amis la surnomment « la Dame de Cordes-sur-Ciel ». La commune, qui s'appelait Cordes-la-Montagne change officiellement de nom en 1993[15].
Jeanne Ramel-Cals meurt à Paris[16] le et est inhumée au cimetière des Cabannes face à Cordes-sur-Ciel, dans la terre de ses ancêtres maternels[2].