Jeannine Lejard
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Jeannine Marie Lejard est une résistante française et militante communiste, née le à Dijon (Côte d'Or) et morte le à Ravensbrück, camp de concentration de Allemagne nazie.
Elle est titulaire de la médaille de la Résistance.
Jeannine Marie Lejard est née le à Dijon[1]. Ses parents sont Léa Antoinette Echailler (épouse Lejard) et Gabriel Lejard, respectivement coiffeuse et ouvrier en métallurgie. Sa mère a caché, hébergé et soigné des résistants. Son père était syndicaliste et communiste, arrêté en 1941 et déporté à Auschwitz. Il a survécu à sa déportation[2],[3].
Jeannine Lejard adhère au Parti communiste et aux Jeunesses communistes pour remplacer son père[1], puis devient agente de liaison pour les Francs-Tireurs et Partisans[2] en 1943. Elle utilise le pseudonyme de Jacqueline et mène plusieurs missions : recrutement de jeunes pour la Résistance, écriture et diffusion de tracts et de journaux. Elle utilise une machine à écrire et une ronéo cachées par son père Gabriel Lejard[3]. En tant qu'agente de liaison, Jeannine Lejard agit d’abord entre Paris, Reims, Troyes et Dijon, puis entre Paris et Bordeaux[4]. Elle transporte des armes.
Recherchée par la Gestapo, Jeannine Lejard est arrêtée le à Paris. Transférée à Bordeaux, elle est incarcérée du au au Fort du Hâ et y est torturée[1].
Le , elle est déportée dans le « train fantôme », surnom d'un convoi ayant mis deux mois entre son départ du Camp du Vernet le et l'arrivée à Dachau, sur un itinéraire de 15 étapes dont Bordeaux et Dijon, ville de départ et ville natale de Jeannine Lejard[1],[5]. Elle arrive le à Dachau, et est transférée le à Ravensbrück, avec 63 autres femmes. Elle porte le matricule 62442[1].
Jeannine Lejard était notamment internée avec Lily de Gerlache de Gomery, la docteure Adélaïde Hautval et Denise Lauvergnat[2],[6].
Elle meurt le à Ravensbrück, âgée de 17 ans[7]. La dessinatrice Aat Breur fait son portrait crayonné le jour de son décès[8].
Distinction
Médaille de la Résistance française par décret du [9].