Jefferson Airplane (album)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Sortie 22 août 1989
Enregistré 1989
The Record Plant (Los Angeles)
Producteur Ron Nevison (en), Greg Edward, Jefferson Airplane
Jefferson Airplane
Album de Jefferson Airplane
Sortie 22 août 1989
Enregistré 1989
The Record Plant (Los Angeles)
Genre rock
Producteur Ron Nevison (en), Greg Edward, Jefferson Airplane
Label Epic
Classement 85e (États-Unis)

Albums de Jefferson Airplane

Singles

  1. Planes
    Sortie : 1989

Jefferson Airplane est le huitième et dernier album studio du groupe de rock américain Jefferson Airplane. Il est sorti en 1989 sur le label Epic Records.

Il marque l'éphémère réunion de cinq des six membres de l'incarnation la plus célèbre de Jefferson Airplane, active entre 1966 et 1970. Le seul qui manque à l'appel est le batteur Spencer Dryden. Enregistré avec l'aide de nombreux musiciens de studio, il n'est bien accueilli ni par la critique, ni par le public. Le groupe se sépare à nouveau à l'issue de sa tournée de promotion.

Contexte

Photo en noir et blanc de six jeunes gens, une femme et cinq hommes, réunis autour d'une table sur laquelle trône une grosse lampe.
Jefferson Airplane dans les années 1960. De gauche à droite : Jorma Kaukonen, Grace Slick, Paul Kantner, Marty Balin, Spencer Dryden et Jack Casady.

Fondé en 1965 à San Francisco, Jefferson Airplane est l'un des groupes de rock psychédélique qui connaît le plus grand succès au cours des années 1960. Cinq de ses sept albums studio sont certifiés disque d'or aux États-Unis, huit de ses singles se classent dans le hit-parade américain et il participe aux festivals de Monterey, Woodstock et Altamont. Au fil du temps, ses membres se consacrent de plus en plus à des projets annexes : le guitariste Jorma Kaukonen et le bassiste Jack Casady mettent sur pied un groupe de blues rock baptisé Hot Tuna, tandis que le guitariste Paul Kantner et la chanteuse Grace Slick enregistrent des disques en solo[1]. La séparation du groupe n'est jamais officialisée, mais elle se concrétise entre 1972, année des derniers concerts de Jefferson Airplane, et 1974, année de la parution de Dragon Fly, le premier album d'un nouveau groupe mené par Kantner et Slick qu'ils décident d'appeler Jefferson Starship[2].

La musique de Jefferson Starship, moins contestataire et plus lisse, connaît un grand succès tout au long des années 1970 et dans la première moitié des années 1980[3]. Lorsque Kantner décide de quitter le groupe, en 1984, il entreprend une procédure judiciaire pour interdire aux autres membres l'usage du nom « Jefferson Starship ». Au terme de cette procédure, le groupe se rebaptise Starship[4]. Pendant ce temps, Kantner reprend contact avec Marty Balin, ancien chanteur au sein de Jefferson Airplane et Jefferson Starship. Rejoints par Jack Casady, ils montent un nouveau groupe qu'ils baptisent de leurs initiales. Le KBC Band ne publie qu'un seul album avant de se séparer en 1987, mais il pose les bases de la future réunion de Jefferson Airplane[5]. Un pas supplémentaire est franchi lorsque Kantner rejoint la tournée américaine de Hot Tuna en 1987-1988. Grace Slick, qui vient de quitter Starship, les rejoint sur scène lors d'un concert au Fillmore de San Francisco en [6]

Enregistrement

L'idée d'une réunion de Jefferson Airplane pour un nouvel album et une tournée se précise au cours de l'année 1988. Jack Casady joue un rôle d'intermédiaire crucial pour convaincre et réconcilier Kantner, Slick et Kaukonen, dont les relations n'ont pas toujours été au beau fixe depuis la séparation du groupe[7]. Marty Balin accepte de les rejoindre au début de l'année suivante. En revanche, ils décident de ne pas rappeler le batteur Spencer Dryden : le groupe estime que son style de jeu ne leur convient plus, et Kantner lui en veut encore d'avoir poussé au renvoi de leur imprésario Bill Graham dans les années 1960[8].

Après avoir signé un contrat avec Epic Records, Jefferson Airplane se rend aux studios Record Plant pour enregistrer un album. Ron Nevison (en), qui a déjà travaillé avec Jefferson Starship et Grace Slick, est engagé comme producteur. Ses choix et méthodes le mettent rapidement en porte-à-faux avec Casady et Kaukonen. Il décide notamment de faire appel à de nombreux musiciens de studio pour enrichir le son de l'album, parmi lesquels Kenny Aronoff (en) à la batterie et plusieurs membres de Toto à la basse et aux claviers[9].

Les treize chansons de l'album sont toutes écrites et composées par les membres du groupe, à l'exception de True Love, une composition de Steve Porcaro et David Paich. Elles reflètent leurs intérêts politiques et musicaux : Kantner s'inspire de la révolution sandiniste au Nicaragua pour The Wheel (For Nora and Nicaragua), tandis que Panda reflète l'investissement de Slick dans la lutte pour les droits des animaux[10].

Parution et accueil

Jefferson Airplane
Compilation des critiques
PériodiqueNote
AllMusic[11] 2,5/5 étoiles
Encyclopedia of Popular Music[12] 1/5 étoile
Rolling Stone[13] 2/5 étoiles

Après la fin des séances d'enregistrement, Jefferson Airplane donne une tournée aux États-Unis du au . Comme sur l'album, les membres du groupe sont accompagnés de musiciens supplémentaires : le batteur Kenny Aronoff, le claviériste Tim Gorman et les guitaristes Randy Jackson et Peter Kaukonen. Le public et la critique réservent un bon accueil à cette tournée, en particulier à l'entracte qui consiste en un mini-concert acoustique de Hot Tuna[14].

En revanche, l'album Jefferson Airplane est sévèrement critiqué à sa sortie. Dans Rolling Stone, Jimmy Guterman note la conviction des musiciens, mais aussi la piètre qualité des compositions[13]. L'album ne dépasse pas la 85e place du Billboard 200, tandis que le single Planes n'entre même pas dans le Hot 100, même s'il atteint la 24e position du classement spécialisé Top Rock Tracks[15]. À la fin de l'année, la rédaction de Rolling Stone décerne à Jefferson Airplane le prix de « la réunion la plus indésirable de l'année ». Cet accueil convainc les membres du groupe de ne pas poursuivre l'aventure : ils se produisent ensemble en public pour la dernière fois lors d'un concert de charité à Washington le [16].

Les critiques rétrospectives de l'album notent que la production de Ron Nevison lui donne un son caractéristique des années 1980, à la fois lisse et surchargé, qui ne met pas en valeur les chansons du groupe[11],[17].

Fiche technique

Chansons

NoTitreAuteurDurée
1.Planes (Experimental Aircraft)Paul Kantner4:26
2.FreedomGrace Slick4:54
3.SolidarityBertolt Brecht (traduit par H. R. Hays), Marty Balin, Mark Cummings5:08
4.Madeleine StreetPaul Kantner, Marty Balin4:15
5.Ice AgeJorma Kaukonen4:16
6.Summer of LoveMarty Balin4:15
7.The Wheel (For Nora and Nicaragua)Paul Kantner (traduit par Margaret Randall (en))6:08
8.Common Market MardrigalGrace Slick2:46
9.True LoveSteve Porcaro, David Paich3:43
10.Upfront BluesJorma Kaukonen2:02
11.Now Is the TimeGrace Slick4:53
12.Too Many YearsJorma Kaukonen4:10
13.PandaGrace Slick3:37

Musiciens

Jefferson Airplane

Musiciens supplémentaires

Équipe de production

  • Ron Nevison (en) : producteur, ingénieur du son, mixage
  • Greg Edward : producteur, ingénieur du son, mixage
  • Jefferson Airplane : production
  • Jim Mitchell, Gina Immel : assistants ingénieurs du son
  • Toby Wright : assistant mixage
  • Carl Studna : photographie

Classements et certifications

Classements hebdomadaires
Pays (classement) Meilleure
position
Drapeau des États-Unis États-Unis (Billboard 200)[15]85

Références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI