Jehan de Launoy

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Nom de naissance
Jean Gabriel de LaunoyVoir et modifier les données sur Wikidata
Jehan de Launoy
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jean Gabriel de LaunoyVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Comte de Launoy, Jehan ChouanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Militaire, agent d'assurance, résistantVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de
Armes
Grade militaire
Conflits
Condamnation
Lieu de détention
Distinctions

Jehan de Launoy est un résistant français né le à Dunkerque[1] et fusillé par les Allemands le à Paris. Résistant de la première heure, plutôt marqué à droite, il fonde le réseau et le journal clandestin La Vérité française, rattaché ultérieurement au réseau du musée de l'Homme.

Jean Gabriel de Launoy naît le à Dunkerque d'un père Victor Achille, négociant, et de son épouse Marie Marthe Clère[2],[3].

Il s'engage dans l'armée où il sert au 14e régiment de spahis. Il participe à la guerre du Rif au Maroc et obtient la croix de Guerre et la médaille coloniale[4].

Sur le plan politique, il est membre des Camelots du Roi, proche en 1926 de l'Action française[4]. Il se dit « comte de Launoy »[5] et utilise « Jehan » pour prénom.

Il épouse le à Paris Yvonne Kety, dont il a un enfant. Il passe une capacité en droit et travaille dans les assurances : à l'approche de la Seconde Guerre mondiale, il est inspecteur dans la compagnie La Paix, à Paris[4].

Mobilisé en dans une unité non combattante, il intègre la cavalerie motorisée après avoir demandé à rejoindre le front. À la démobilisation, il regagne la capitale où il se lance dès dans la résistance, fondant le groupe Vérité française. L'organisation édite et diffuse un journal clandestin du même nom, un des tout premiers en zone occupée, dont 30 exemplaires paraissent de à . De Launoy y écrit sous le pseudonyme de « Jehan Chouan »[6]. Les membres du groupe clandestin sont plutôt des bourgeois et des notables, conservateurs voire réactionnaires : autour de Jehan de Launoy gravitent des religieux dominicains, des médecins, des vétérinaires, un industriel, un directeur commercial, des anciens officiers comme le capitaine Ernest Massip,  auquel se joignent ses deux filles, Thérèse et Marie-Josette. L'organisation met en place des filières d'évasion, se procure et cache des armes. Sa zone d'action est principalement en région parisienne, à Paris, Versailles et Courbevoie, mais aussi à Soissons et Villers-Cotterêts[4].

En , Launoy rencontre l'ancien colonel Maurice Dutheil de La Rochère et par son intermédiaire[5] s'intègre dans la nébuleuse qui sera nommée après-guerre réseau du musée de l'Homme. Mais son organisation est infiltrée par un agent double, Jacques Desoubrie, dont de Launoy fait son secrétaire[7] : la Vérité française est décapitée le lors d'un vaste coup de filet des occupants, qui procèdent ce jour à plus de cent trente interpellations. Incarcéré à Fresnes avec plusieurs de ses compagnons  dont les Massip , Jehan de Launoy s'y remarie le avec Thérèse, dont il a eu deux enfants. Tenu à juste titre pour l’inspirateur et le chef de file de l’organisation, il est condamné à mort par le tribunal militaire de la rue Boissy-d'Anglas le . Il est fusillé le au stand de tir du ministère de l’Air[4] avec cinq autres membres du groupe[6].

Thérèse est quant à elle libérée en juin[4].

A titre posthume, Jehan de Launoy est nommé capitaine des Forces françaises de l'intérieur, reçoit la médaille de la Résistance française en et est nommé chevalier de la Légion d’Honneur en avril, recevant simultanément la croix de guerre 1939-1945 avec palme[4].

Distinctions

Références

Liens externes

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