Jens Weidmann

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PrédécesseurChristian Noyer
PrédécesseurAxel Weber
SuccesseurJoachim Nagel
Jens Weidmann
Illustration.
Jens Weidmann en 2017.
Fonctions
Président du conseil d'administration de la Banque des règlements internationaux

(6 ans, 1 mois et 30 jours)
Prédécesseur Christian Noyer
Successeur François Villeroy de Galhau
Président de la Banque fédérale d'Allemagne

(10 ans, 7 mois et 30 jours)
Prédécesseur Axel Weber
Successeur Joachim Nagel
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Solingen (Allemagne de l'Ouest)
Nationalité Allemande
Diplômé de Université d'Aix-Marseille
Université de Paris
Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn
Profession Économiste

Jens Weidmann, né le à Solingen, est un économiste allemand, président de la Banque fédérale d'Allemagne de 2011 à 2021.

Après l'obtention de son baccalauréat en 1987, Jens Weidmann part étudier l'économie en France à l'université d'Aix-en-Provence, puis à Paris, et finit ses études supérieures à l'université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn. Il effectue ses stages de fin d'études à la banque de France sous la direction de Jérôme Henry, et puis à la Banque centrale du Rwanda. En 1997, il décroche son doctorat en sciences économiques à l'université de Bonn[1].

De 1997 à 1999, Jens Weidmann travaille 2 ans au FMI. De 1999 à 2003, il est secrétaire général du Conseil allemand des experts économiques. Il rejoint finalement la Bundesbank en 2003 au poste de directeur du département d'analyse de la politique monétaire[1],[2],[3].

En , Jens Weidmann est nommé chef de la section IV (politique économique et financière) à la Chancellerie fédérale par Angela Merkel. À ce titre, il est le négociateur en chef de son pays pour les deux sommets du G8 et du G20, en 2007[4],[2]. Il agit également dans le sauvetage d'Opel, la recapitalisation d'EADS, la recapitalisation de la Grèce[3]. Dans l'épisode EADS, il s'oppose au rachat de la division automobile par l'État allemand, préférant la solution d'un consortium de banques et entreprises privées. Il intervient également dans le sauvetage des banques allemandes en 2008 qui mène à une quasi-nationalisation d'Hypo Real Estate et de la Commerzbank[2].

En , Angela Merkel nomme Jens Weidmann à la tête de la Bundesbank, succédant ainsi à Axel Weber, et le retirant de facto de la course pour la présidence de la Banque centrale européenne[5],[6]. En , le mandat de Weidmann à la tête de la Bundesbank est renouvelé pour huit ans par le président de la République Fédérale d'Allemagne[7].

À ce poste, il défend, tout comme ses prédécesseurs, la conception conservatrice de la Bundesbank en matière de politique monétaire, estimant qu’une banque centrale doit être indépendante, peu interventionniste et avant tout soucieuse de la stabilité des prix[8].

Il fait notamment obstacle aux eurobonds, qui visaient à une mutualisation de la dette européenne, à l'idée que la Banque centrale européenne (BCE) rachète la dette des pays en crise de la zone euro et s'oppose également à tout assouplissement des « plans de consolidation budgétaire ». Il se montre critique à l'égard de la France, jugeant ses dépenses publiques trop importantes et lui recommandant d'adopter des réformes économiques sur le modèle de l'Allemagne[9].

Il annonce le qu'il quittera son poste de président de la Bundesbank d'ici la fin 2021, sur fond de désaccords quant à la politique monétaire européenne[10].

Autres mandats

Jens Weidmann et Stuart Popham au Chatham House, en 2012.

Prix et récompenses

Références

Voir aussi

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