Johann Nussbiegel
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Johann Nussbiegel naît à Nuremberg le . Il est le fils du dessinateur et graveur Georg Paul Nussbiegel (de) (1713-1786)[1],[2].
Il se forme auprès de son père et reçoit des leçons de perspective de l'architecte Daniel Stettner (d) puis étudie à l'Académie des beaux-arts de Nuremberg auprès de Johann Daniel Preissler[1],[3],[4]. Dans sa jeunesse, « outre l'exercice du dessin nécessaire et l'étude de la perspective, il s'adonnait à la science de l'histoire et de la fable, et formait par de fréquentes lectures la tête et le cœur d'un très agréable compagnon[5]. »
Il est inscrit comme graveur sur cuivre dans le livret des offices à partir de 1783 et donne des cours de dessin le dimanche[1],[2]. Il a notamment pour élève Christoph Wilhelm Bock[6].

Johann Nussbiegel reprend l'atelier de son père et produit des illustrations qu'il grave sur cuivre pour les ouvrages d'histoire naturelle ; pour Physiognomik[7] et Messiade de Johann Kaspar Lavater ; Elementarwerk de Christian Gotthilf Salzmann, ou encore le Jahrbuch der Weltbegebenheiten (Berlin, Spener, 1789)[8],[4].
Il produit de nombreuses gravures de reproduction de portraits, de tableaux d'histoire, de paysages, d'œuvres de Daniel Chodowiecki, Benjamin West, Daniel Berger ou Johann Albrecht Friedrich Rauscher (de) et autres illustrations de livre[1],[2],[9],[8].
Nussbiegel se marie le avec Catharina Sabina Maria Friederica (1758-1826), fille du peintre Christian Harrich (1724-1766), avec laquelle il a un fils et deux filles[1],[2].
En 1788, il devient membre de l'Académie des beaux-arts de Nuremberg et participe quatre ans plus tard à l'assemblée constitutive de la Gesellschaft der Nürnberger Künstler und Kunstfreunde (Société des artistes et amis de l'art de Nuremberg)[1],[2].
