John C. Spence (artiste)

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John C. Spence
Biographie
Naissance
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MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
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Activités
Père
William Spence (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Benjamin Edward Spence (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

John Charles Spence, né le à Liverpool au Royaume-Uni et mort le à Montréal au Canada, est un maître-verrier et artiste peintre canadien d'origine britannique.

Famille

John Charles Spence naît le à Liverpool au Royaume-Uni[1],[note 1]. Vers 1849, il ouvre une manufacture de vitres et vitraux au 40, Brownlow Hill à Liverpool[2]. Il émigre au Canada en et s'établit au 21 de la rue Notre-Dame à Montréal[3],[a 1]. Dès lors, il travaille pour l'entreprise Ramsay & McArthur pour laquelle il offre un service de fabrication de vitraux et d'émaillage du verre. Il est d'ailleurs déjà présent à l'exposition provinciale du Bas-Canada en où l'entreprise expose des vitraux et des meubles ornés de verres émaillés[4]. Encore, il débute dès 1853 la fabrication du vitrage destiné à l'église Notre-Dame-de-Grâce de Montréal[5]. Le , il officialise son association avec cette entreprise[AN-15359 1]. Cependant, le , la société Ramsay et McArthur est dissoute par consentement mutuel[6] et John C. Spence annule conséquemment son entente avec elle le [AN-16040 1]. Il poursuit ses affaires à son compte sous le nom d'entreprise Canada Stained Glass Works et produit notamment entre 1855 et 1858 les vitraux de l'autel de la basilique Notre-Dame de Montréal[7],[8].

Publicité pour la J. C. Spence & Sons

Le , John C. Spence s'associe avec son ancien collègue John McArthur[9]. À cette occasion, il déménage sa manufacture dans les ateliers de son nouvel associé situé au 118 de la rue McGill donnant sur le Commissioners' Square[a 2]. Lors de la visite royale du prince de Galles Albert Édouard en 1860, McArthur et Spence conçoivent et décorent au moins six des arcs de triomphe temporaires érigés dans la ville de Montréal[10], l'édifice temporaire de la salle de bal[11] ainsi que la résidence de l'Honorable John Rose qui est utilisée à titre de résidence temporaire du prince Albert Édouard à Montréal[12]. Spence est alors surtout mis à contribution pour la fabrication des vitraux de la résidence temporaire du prince Albert Édouard à Montréal, mais pas seulement.

Vers 1862, John C. Spence cesse son partenariat avec John McArthur et déménage son atelier au 52 de la rue Saint-Jacques[a 3],[a 4]. Vers 1863, il déménage à nouveau son atelier sur la rue De Bleury, mais dans une installation temporaire, le temps de la construction d'un nouvel édifice en briques de trois étages qu'il se fait construire par l'architecte James Nelson à l'intersection des rues des Jurés et Bleury pour y installer sa manufacture[a 5],[13],[14]. Vers 1865, John C. Spence emménage dans sa toute nouvelle manufacture[a 6].

John C. Spence décède à Montréal le [1]. Ses funérailles ont lieu le à l'église Saint John the Evangelist[1]. Il est inhumé au cimetière Mont-Royal[15]. Ses fils William et Henry poursuivent ensemble les activités de l'entreprise de leur père jusqu'à la dissolution de leur partenariat en 1899[16],[17]. Henry John Spence poursuit les affaires de l'entreprise, toujours sous les noms « John C. Spence & Sons » et « Canada Stained Glass Works », avec l'aide de son propre fils, Frank Spence, jusqu'à environ 1917[a 7],[a 8]. Vers 1920, l'entreprise devient la « Montreal Art Glass Reg. »[18].

Vers 1894, le nouveau baptistaire de l'Église Saint John the Evangelist de Montréal est construit à la mémoire de John C. Spence. Cependant, les vitraux sont exécutés par l'entreprise Hardman & Co. du Royaume-Uni[19].

John C. Spence est le fils du sculpteur britannique William Spence ainsi que le frère du sculpteur Benjamin Edward Spence[20],[21],[22].

John C. Spence eu au moins quatre enfants : deux fils, William Ramsay et Henry John, ainsi qu'au moins deux filles (l'une résidant à New York et l'autre au Royaume-Uni)[d 1],[1].

Spence et les artistes

Au cours de sa carrière, John C. Spence s'est entouré d'artistes pour la fabrication de vitraux. Sa présence dans la communauté artistique de Montréal lui permet de choisir des artistes de talent. Il siège par exemple au comité de gestion de l'Institut des artisans de Montréal dans les années 1850[23],[24]. Vers 1854-1855, il y enseigne aussi « le dessin de paysage et d'ornement »[23]. De 1884 à 1890, il est membre de l'Art Association of Montreal et siège en 1886 au comité des arts décoratifs et industriels de l'association[dd 1],[dd 2].

Voici ci-dessous une liste non exhaustive d'artistes ayant travaillés en collaboration ou pour John C. Spence ou ses entreprises :

  • Paul Caron, artiste peintre et coloriste de verre (années 1890)[25];
  • Robert Henders (années 1880 ou 1890)[26];
  • Arthur Alfred Mackey (Années 1880)[27];
  • William Ramsay Spence, fils de John C. Spence (à tout le moins, dès 1884)[note 2],[d 1],[28];
  • Henry John Spence, fils de John C. Spence (à tout le moins, dès 1886.)[note 3],[d 1].

Expositions et distinctions

Voici ci-dessous une liste non exhaustive d'expositions dont l'entreprise de John C. Spence a exposé des œuvres:

Réalisations

Notes et références

Sources

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