Le troupeau d'Aberdeen Angus appartenant à l'Honorable J.H. Pope, membre du Parlement, Cookshire, Québec
John Henry Pope est né dans le canton d'Eaton, au Québec, le . Il y grandit et y fit ses études. Ambitieux, il se consacra tout d'abord à faire de la ferme de son père l'une des meilleures du comté. Mais, à la suite de la rébellion de 1837-1838, son implication dans le milice d'Eaton va l'amener à s'intéresser à la politique locale. C'est ainsi qu'au cours des années 1840, il devint représentant du canton d'Eaton au sein du conseil de comté de Sherbrooke. Antiaméricain convaincu, il s'opposa activement au mouvement annexionniste qui se manifesta dans les townships à partir de 1849.
Maison Pope, Route 108 Cookshire, construite en 1880.
Son implication politique ne l'empêcha pas de s'intéresser de près au monde des affaires, car dans une région en plein développement comme les Cantons de l'Est, les occasions d'investir étaient nombreuses à commencer par l'exploitation forestière et le développement du chemin de fer. Son fils Rufus Henry Pope et son gendre, William Bullock Ives furent également très actifs en politique et en affaire. Associé à Cyrus S. Clarke, de Portland dans le Maine, il devint propriétaire de la Brompton Mills Lumber Company, une vaste scierie située à Bromptonville.
Il fut également l'un des principaux promoteurs du chemin de fer international de Saint-François et Mégantic qui permit le développement ferroviaire du comté de Compton et qui fut vendu au Canadien Pacifique en 1887. En plus de son implication active dans le développement et la colonisation de la région de Mégantic, Pope fut cofondateur de la Eastern Townships Bank, de la manufacture Paton de Sherbrooke et administrateur de la Compagnie des pouvoirs d'eau et de la Sherbrooke Gas and Water. Il s'intéressa également à l'exploitation minière.
Décédé à Ottawa, le à l'âge de 69 ans, il fut inhumé au cimetière anglican de Cookshire.