John Holt

chanteur de reggae From Wikipedia, the free encyclopedia

John Holt est un chanteur de reggae jamaïcain né le à Kingston et mort le à Londres[1].

Nom de naissance Winston Kenneth Holt
Naissance
Kingston, Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Décès (à 67 ans)
Londres, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Genre musical Reggae, ska, rocksteady
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
John Holt
Nom de naissance Winston Kenneth Holt
Naissance
Kingston, Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Décès (à 67 ans)
Londres, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Genre musical Reggae, ska, rocksteady
Années actives 1964 / 2014
Labels Teasure Isle, Trojan, Greensleeves, VP Records
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Biographie

Winston Kenneth Holt naît à Greenwich Farm, une communauté de pêcheurs de Kingston, le 11 juillet 1947[2][3].

Encouragé par sa mère à chanter dès l'âge de sept ans lors de mariages et de fêtes, il participe ensuite aux concours de chant organisés par le journaliste Vere Johns au Majestic Theatre[3]. Il y remporte le premier prix à vingt-neuf reprises, notamment avec une interprétation de Just Out of Reach de Solomon Burke, se forgeant au passage une rivalité avec Jimmy Cliff et d'autres jeunes espoirs de la scène jamaïcaine[3][4].

En 1962, il effectue ses débuts discographiques avec Forever I'll Stay, enregistré pour le producteur Leslie Kong chez Beverley's, sous le nom de « Johnny Holt »[2][3].

En 1964, il forme un duo éphémère avec Alton Ellis[3], puis est invité par Tyrone Evans à rejoindre les Paragons en remplacement de Leroy Stamp[3]. Le quatuor, qui comprend alors Bob Andy, Garth « Tyrone » Evans et Howard Barrett, enregistre chez Studio One Love at Last, premier d'une longue série de succès[2]. Après le départ de Bob Andy, John Holt devient le chanteur principal et le principal compositeur du groupe, désormais réduit à un trio[3].

Deux des titres les plus connus des Paragons sont The Tide Is High, composé par John Holt en 1967, inspiré par le récit d'un ami pêcheur[2] et repris plus tard par le groupe new wave américain Blondie (numéro un au Royaume-Uni en 1980), puis par le girl group britannique Atomic Kitten (numéro un en 2002)[2], ainsi que Wear You to the Ball, repris en version toastée par le deejay U Roy[2].

Avec la sortie de On The Beach chez Treasure Isle, The Paragons devient l'un des groupes les plus populaires de Jamaïque et les représentants du tout premier style de rocksteady et les hissent parmi les groupes vocaux « sans doute les plus exceptionnels » de la période Treasure Isle[5]. En 1968, les Paragons s'imposent comme le premier groupe vocal de l'île, avec la quasi-totalité de leurs singles en tête des ventes[6]. Holt, qui est désormais le seul compositeur et arrangeur du trio, tandis qu'Evans et Barrett occupent des emplois à plein temps, s'avère particulièrement adapté au tempo lent et à la couleur pop du rocksteady[6].

John Holt entame une carrière solo en 1968, tout en continuant à se produire avec les Paragons jusqu'en 1970[3]. Il collabore avec plusieurs producteurs jamaïcains avant de nouer une alliance avec le producteur anglais Tony Ashfield, qui le signe sur le label Trojan et dont les arrangements orchestraux lui permettent de percer sur le marché britannique[2][3][7].

Sa compilation 1000 Volts of Holt (1973) connaît un grand succès au sein de la communauté antillaise en Grande-Bretagne[2]. Dans la même veine, sa reprise de Help Me Make It Through the Night de Kris Kristofferson atteint la sixième place des classements britanniques en 1974[3][8].

Son titre Ok Fred est repris avec succès par Errol Dunkley en 1979[2]. Vers la fin des années 1970, il commence à enregistrer des titres dans le style lovers rock, avant de se tourner vers un reggae plus militant au début des années 1980, notamment avec Police in Helicopter (1983)[3].

Récompensé en 2004 par l'Order of Distinction décerné par le gouvernement jamaïcain[2], John Holt s'effondre sur scène lors du One Love Festival à Milton Keynes en août 2014 et décède à l'hôpital de Londres le 19 octobre 2014[2][3].

Discographie

Albums

Classés par années d'enregistrement

  • 1970 - A Love I Can Feel
  • 1971 - Holt
  • 1971 - Still In Chains
  • 1971-72 - Still In Chains & Holt ... Plus
  • 1972 - Greatest Hits
  • 1972 - OK Fred
  • 1972 - Pledging My Love
  • 1973 - The Further You Look
  • 1973 - Time Is The Master
  • 1973-74 - The Further You Look + Dusty Roads
  • 1974 - Dusty Roads
  • 1976 - Up Park Camp
  • 1977 - Channel One Presents The Magnificent John Holt
  • 1977 - Roots Of Holt
  • 1977 - Showcase
  • 1978 - Holt Goes Disco
  • 1978 - In Demand
  • 1978 - Let It Go On
  • 1978 - Super Star
  • 1978 - The Impressable John Holt
  • 197X - World Of Love
  • 197X-9X - Red, Green And Golden Hits
  • 1980 - A1 Disco Showcase
  • 1980 - Introspective
  • 1980 - My Desire
  • 1982 - Gold
  • 1982 - Just The Two Of Us
  • 1982 - Police In Helicopter
  • 1982 - Sweetie Come Brush Me
  • 1984 - For Lovers And Dancers
  • 1985 - Wild Fire (Brown & Holt)
  • 1985 - Vibes

Compilations

  • 1967-72 - 1000 Volts Of Holt
  • 1981 - 20 Golden Love Songs
  • 1973-77 - 2000 & 3000 Volts Of Holts
  • 1976 - 2000 Volts Of Holt
  • 1977 - 3000 Volts Of Holt
  • 1970-77 - Can't Keep Us Apart
  • 197X-8X - Gold
  • 1968-86 - Help Me Make It Through The Night
  • 196X-8X - His Story
  • 197X - Hit List
  • I Can't Get You Off My Mind
  • 1968-73 - John Holt Like A Bolt
  • 197X - Kiss & Say Goodbye
  • 197X - Love Songs
  • 1968-74 - Memories By The Score
  • 1979-83 - Sweetie Come Brush Me
  • 1970-76 - The Prime Of John Holt
  • 1962-79 - The Tide Is High
  • 1970-73 - Tonight At Treasure Isle
  • 1977 - Treasure Of Love

Bibliographie

  • Lloyd Bradley, Bass Culture : quand le reggae était roi, Allia,
  • Howard Cohen, « John Holt, reggae singer, 67 », South Florida Sun-Sentinel, Fort Lauderdale, , B4
  • (en) Steve Barrow et Peter Dalton, The Rough Guide to Reggae, Londres, Rough Guides,
  • (en) Lou Gooden, Reggae Heritage : Jamaica's Music History, Culture & Politics, Bloomington, 1st Books,
  • « John Holt obituary », The Independent, Londres,
  • « John Holt », The Daily Telegraph, Londres, , p. 39
  • Daniel Feist, « John Holt headlines reggae triple bill », The Gazette, Montréal, , p. D12
  • Michael de Koningh et Laurence Cane-Honeysett, Young, Gifted & Black : The Story of Trojan Records, Sanctuary Publishing, , p. 191

Notes et références

Liens externes

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