Josef Rysavy
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Čekyně (Tchéquie)
Oran (Algérie)
| Josef Rysavy | |
| Naissance | Čekyně (Tchéquie) |
|---|---|
| Décès | (à 41 ans) Oran (Algérie) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1925 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Compagnon de la Libération Médaille militaire Croix de guerre 1939-1945 |
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Josef Rysavy, né le à Čekyně et mort le à Oran, est un militaire et résistant français d'origine tchécoslovaque, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et engagement
Josef Rysavy naît le à Čekyně, alors dans l'empire d'Autriche-Hongrie et désormais quartier de la ville Tchèque de Přerov[1]. En 1925, il s'engage dans la Légion étrangère et est affecté au 4e régiment étranger à Beyrouth[2]. En , après trois années d'interruption, il retrouve le service et est muté au 3e régiment étranger d'infanterie (3e REI) au Maroc puis au 1er régiment étranger en Algérie en [2]. Renouvelant son engagement, il est à nouveau affecté au 3e REI, toujours au Maroc, et s'y trouve encore lorsque débute la seconde guerre mondiale[2].
Seconde Guerre mondiale
Promu caporal en , il est muté à la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) avec laquelle il est intégré au corps expéditionnaire français en Scandinavie[2]. Il s'illustre lors de la campagne de Norvège et est promu caporal-chef à titre exceptionnel[2]. À l'issue de cette campagne, il est rapatrié en Bretagne en puis immédiatement rembarqué vers l'Angleterre, face à l'avancée des troupes allemandes[2]. Sur place, sous l'instigation du lieutenant-colonel Raoul Magrin-Vernerey et du capitaine Pierre Kœnig, Josef Rysavy et plus de la moitié des hommes de la 13e DBLE décident de s'engager dans les forces françaises libres[2].
Après avoir participé à l'expédition de Dakar en , il est promu sergent en décembre puis est engagé dans la campagne d'Érythrée[2]. Il prend part ensuite à la campagne de Syrie à l'été 1941[2]. En décembre suivant, le 2e bataillon de la 13e DBLE dont fait partie Joseph Rysavy est détaché en Afrique du Nord auprès de la 1re brigade française libre du général Kœnig[2]. En mai et , l'unité est impliquée dans la bataille de Bir Hakeim et, lors de la sortie des troupes françaises dans la nuit du 10 au , Josef Rysavy est grièvement blessé à la tête par un éclat d'obus[2].
Promu sergent-chef en , il participe à la campagne de Tunisie mais souffre des blessures subies à Bir Hakeim[2]. Il est finalement déclaré inapte aux combats et muté au dépôt des régiments étrangers à Sidi Bel Abbès, en Algérie, en [2]. En , il retrouve la 13e DBLE et est promu adjudant en [2]. Obtenant la nationalité française, il est démobilisé en [2].
Après-Guerre
Après la guerre, Josef Rysavy s'installe à Oran où il gère un débit de boissons[1]. Il y meurt prématurément d'une hémorragie intestinale le et y est inhumé[1].