Joseph Agricol Viala

militaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph Agricol Viala, né le [1] à Avignon et tué le à Caumont-sur-Durance, est une figure de la Révolution française.

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Joseph Agricol Viala
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Biographie

Viala habite Avignon quand, en , éclate dans le Midi une insurrection fédéraliste, après la chute des Girondins à Paris. Soutenus par les Anglais, les royalistes s'allient aux Fédéralistes, prenant le contrôle de Toulon et de Marseille. Face à ce soulèvement, les soldats de la Première République française sont obligés de se replier vers Avignon, abandonnant Nîmes, Aix, Arles, aux insurgés provençaux. Les habitants de Lambesc, de Tarascon, réunis aux Marseillais rebelles, se dirigent vers la Durance pour marcher sur Lyon, elle aussi en insurrection contre le pouvoir parisien. Ils espèrent briser la Convention et mettre ainsi un terme à la Révolution.

Neveu d'Agricol Moureau, Jacobin avignonnais, rédacteur du Courrier d'Avignon et administrateur du département de Vaucluse, Viala est devenu commandant de l'« Espérance de la Patrie », garde nationale des jeunes Avignonnais[2].

À la nouvelle de l’approche des insurgés marseillais, au début de , les républicains, principalement ceux d’Avignon, se réunissent pour leur interdire le franchissement de la Durance. Viala se joint aux gardes nationaux avignonnais. En infériorité numérique, la seule solution est de couper, sous le feu des insurgés, les cordages du bac de Bonpas. Pour cela, il faut traverser une chaussée entièrement exposée à la mousqueterie des rebelles, et derrière laquelle les républicains se sont retranchés. Les républicains hésitent néanmoins, jugeant l'opération périlleuse.

Selon les récits consacrés à l'événement, Viala, alors âgé de quinze ans, s'élance vers le câble et l'attaque à coups d'une hache dont il s'est emparé. Plusieurs décharges de mousqueterie sont dirigées contre lui. Atteint d'une balle, il est mortellement blessé[3].

La tentative de Viala n'empêche pas les insurgés de passer la Durance. Toutefois, elle permet aux républicains d'opérer une retraite, sans pouvoir emmener le corps de l'enfant. Un de ses camarades, qui aurait recueilli ses dernières paroles, essaie, selon la tradition, de ramener son corps, mais il doit reculer devant les royalistes qui s’avançaient. Ceux-ci, traversant la Durance, auraient insulté et mutilé le cadavre de Viala, avant de le précipiter dans la rivière. Apprenant la mort de son fils, la mère de Viala aurait dit : « Oui [...], il est mort pour la patrie ! ».

Postérité

Voir aussi

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