Joseph Domenget

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Décès (à 36 ans)
Sewen (Haut-Rhin)
OrigineDrapeau de la France France
Joseph Domenget
Naissance
Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier (Savoie)
Décès (à 36 ans)
Sewen (Haut-Rhin)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Marine
Grade Second maître
Années de service 19281944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Compagnon de la Libération
Médaille militaire
Croix de guerre 1939-1945

Joseph Domenget (Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier, - Mort pour la France le à Sewen), est un militaire français, Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du . Engagé volontaire des troupes coloniales, il est déjà un soldat expérimenté lorsque survient la Seconde Guerre mondiale. Refusant la défaite en 1940, il décide de se rallier à la France Libre et combat en Afrique du Nord, en Syrie et en Italie. Prenant part à la Libération de la France, il est tué au combat lors d'une embuscade.

Jeunesse et engagement

Joseph Domenget naît le à Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier en Savoie d'un père cultivateur[1]. Après avoir exercé la profession de garçon de café, il choisit de s'engager dans l'armée en 1928 et est affecté au 10e régiment de tirailleurs sénégalais[2]. En 1929, il part pour l'Indochine au sein du bataillon mixte de l'Annam avant d'être muté en 1931 au 10e régiment d'infanterie coloniale[3]. Il revient en métropole en pour intégrer les rangs du 3e régiment d'infanterie coloniale puis passe au 19e régiment mixte d'infanterie coloniale avec lequel il repart pour Indochine en [3].

De retour en France en après avoir été promu 1re classe, il est affecté au régiment d'infanterie colonial du Maroc[1]. Il part en pour le Levant où il rejoint les rangs du 24e régiment d'infanterie coloniale (24e RIC)[2].

Seconde Guerre mondiale

Il est en poste au 24e RIC à Tripoli au Liban lorsque l'armistice du 22 juin 1940 est signé[2]. Sous l'impulsion de son commandant de compagnie, le capitaine Raphaël Folliot, Joseph Domenget et plusieurs de ses camarades de régiment s'évadent à la fin du mois de juin vers la Palestine sous domination britannique[3]. Engagé dans les forces françaises libres, il fait partie du 1er bataillon d'infanterie de marine, constitué à partir des éléments du 24e RIC, et participe à la guerre du désert en Libye de à puis à la campagne de Syrie en [3].

De retour en Libye en , il est volontaire pour devenir fusilier marin et est affecté au 1er bataillon de fusiliers marins (1er BFM) avec le grade de matelot[2]. Servant de pièce de DCA, il participe à la bataille de Bir-Hakeim en mai et , puis à la seconde bataille d'El Alamein en octobre suivant et à la campagne de Tunisie en [3].

Le même mois, le 1er BFM est renforcé et devient le 1er régiment de fusiliers marins (1er RFM), subordonné à la 1re division française libre (1re DFL)[1]. Promu second maître, Joseph Domenget est engagé dans la campagne d'Italie d'avril à puis participe au débarquement de Provence en août[3]. Lors de la bataille de Toulon, au moment de la libération de Hyères le , il est blessé au bras mais refuse d'être évacué et poursuit le combat[3]. Il suit l'avancée de la 1re DFL dans la vallée du Rhône puis prend part à la bataille des Vosges où il s'illustre dans la libération de Giromagny[3].

Le , à Sewen sur les pentes du Ballon d'Alsace, Joseph Domenget est tué lorsque son unité est prise en embuscade par des troupes allemandes[3]. La mention de son inhumation à la nécropole nationale de Sigolsheim[1] n'est plus mentionnée dans sa biographie de l'Ordre de la Libération, mais son lieu d'inhumation reste inconnu.

Décorations

Hommages

Références

Bibliographie

Voir aussi

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