Joseph Wackenthaler
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| Naissance | |
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| Décès | |
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| Activités | |
| Père |
François-Joseph Wackenthaler (d) |
| Enfant |
François Xavier Joseph Wackenthaler (d) |
| Parentèle |
Nicolas-Joseph Wackenthaler (neveu) |
| Instruments |
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Joseph Wackenthaler, né le à Sélestat (Bas-Rhin) et décédé le à Strasbourg, est maître de chapelle, dès 1819, organiste de 1833 à 1869 à la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et compositeur français.
La réputation de Joseph Wackenthaler est due à son génie de l'improvisation et à sa capacité d'adapter son orgue aux exigences liturgiques. Il a publié de nombreuses petites compositions pour orgues pour l'enseignement, ainsi que des pièces d'orgue de compositeurs allemands.
Son père, François-Joseph Wackenthaler (1767-1828), organiste de l'église principale de Sélestat, est le fondateur d'une famille de musiciens. Deux de ses frères, François-Charles et François-Louis, et son neveu Nicolas-Joseph Wackenthaler sont organistes à l'Église Saint-Georges de Sélestat. Son deuxième fils, François Xavier Joseph, (1823 - 1856), est organiste à Haguenau et plus tard à Paris, où il est le premier professeur d'orgue à l'École Niedermeyer[1].
Son père lui enseigne la musique, sans négliger les études littéraires. Joseph Wackenthaler partage les premiers prix du collège de sa ville natale avec les élèves les plus distingués. À l'époque où il termine ses études, il a d'abord le projet d'entrer dans les ordres ; mais sa vocation, plus prononcée pour la culture de la musique religieuse, le fait renoncer.
En 1819, il succède à son professeur de composition Franz Spinder et se voit confier le poste de maître de chapelle à la Cathédrale de Strasbourg. En 1833[2], au sein de cette cathédrale, il hérite de la place d'organiste précédemment occupée par Jos Labori. Ces deux fonctions réunies, il écrit plusieurs messes à grand orchestre qui y seront exécutées. Il compose également un grand nombre de pièces d'orgue d'un style sévère qui se sont répandues dans toute l'Alsace.
On lui doit aussi un traité de plain-chant et un traité d'accompagnement de ce chant qui reçoivent l'approbation des autorités compétentes. Il a aussi revu et corrigé avec soin les nouvelles éditions du Vespéral et du Graduel de son diocèse[3].
Il enseigne la musique. Il a notamment comme élève, Joseph Schiffmacher (d)
[note 1], Édouard Ignace Andlauer et Eugène Wintzweiller qu'il envoie à l'École Niedermeyer de Paris.
Il épouse Marie Thérese Schmidt[4] et eurent trois enfants, Thérèse-Joséphine, François-Xavier Joseph et Marie Cécile, tous trois musiciens[1].