Nicolas-Joseph Wackenthaler
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| Surnom | Joseph Wackenthaler le Jeune |
|---|---|
| Nom de naissance | Nicolas-Joseph Wackenthaler |
| Naissance |
Sélestat |
| Décès |
(à 72 ans) Dijon, |
| Activité principale | Organiste |
| Activités annexes | Compositeur |
| Lieux d'activité | Église Saint-Georges de Sélestat, Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon |
| Années d'activité | 1859-1909 |
| Formation | École Niedermeyer de Paris |
| Maîtres | Louis Niedermeyer, Louis Dietsch, Georges Schmitt |
Nicolas-Joseph Wackenthaler, né le à Sélestat (Bas-Rhin) et décédé le à Dijon (Côte-d'Or), est un organiste et compositeur français.
Nicolas-Joseph Wackenthaler appartient à une grande famille d'organistes alsaciens[1],[2],[3] :
- Son grand-père, François-Joseph Wackenthaler ( - ), devint organiste à l'Église Saint-Georges de Sélestat vers 1800 et le demeura jusqu’à sa mort en 1828.
- Son père, François-Charles Wackenthaler ( - ), 8e enfant de François-Joseph, succéda à celui-ci, après son décès en 1828, comme organiste à l'Église Saint-Georges de Sélestat et le demeura 31 ans, jusqu’à sa mort en 1859.
- Son oncle, Joseph Wackenthaler ( - ), 2e enfant de François-Joseph, fut maître de chapelle dès 1819, puis organiste de 1833 à 1869 à la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg.
- Son oncle, François-Louis Wackenthaler ( - ), 10e enfant de François-Joseph, fut nommé organiste à l'Église Sainte-Foy de Sélestat vers 1830 et occupa ce poste jusqu’à sa mort en 1849.
- Son cousin, François-Xavier Joseph Wackenthaler ( - ), 2e enfant de Joseph, fut professeur d'orgue à l'École Niedermeyer de Paris de l’ouverture de l’école en 1853 jusqu’à sa mort en 1856. Jeune vingtenaire il fut organiste à l’Église Saint-Pierre le Jeune de Strasbourg, puis de 1847 à 1849 à Église Saint-Georges de Haguenau, puis à l'Église Saint-Nicolas-des-Champs à Paris de 1854 à sa mort en 1856[4],[5].
De 1853 à 1859, Nicolas-Joseph Wackenthaler étudie à l'école Niedermeyer à Paris[6], où il est l'élève de Louis Dietsch[7] et de Georges Schmitt[8]. En 1858, il obtient le grand prix de composition[7] et le deuxième prix d'orgue[8].
De 1858 à 1876, il est employé à l'école Niedermeyer comme professeur d'orgue et d'improvisation[8].
Le [2], dans sa 19e année, il succède à son défunt père comme organiste à l'Église Saint-Georges de Sélestat[9].
Le , à Geispolsheim, il épouse Catherine Nuss[1].
En 1869 il s’établit à Dijon comme professeur de piano[7],[9]. Un jeune prêtre, l’abbé Trub, est nommé à sa suite comme organiste à l'Église Saint-Georges de Sélestat[2].
En 1875, il est nommé organiste du grand-orgue de la Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon[10], succédant ainsi à Jacques-Reine Pâris[11], et il entre en fonction le dimanche [7].
En 1909, malade, il démissionne de son poste d’organiste[7]. Après plus de deux années de vacance à la tribune de Saint-Bénigne, son successeur, Émile Poillot, est nommé le [12].
Il meurt à Dijon, à son domicile 12, rue de la Liberté, le [7], à l’âge de 72 ans.
Selon le témoignage de ses contemporains, Nicolas-Joseph Wackenthaler était plus apprécié comme instrumentiste et comme professeur que comme compositeur[7]. Ses œuvres d’orgue étaient parfois attribuées à son oncle Joseph, plus célèbre, car il les publiait souvent sous le prénom Joseph[9].