João Pessoa

commune brésilienne From Wikipedia, the free encyclopedia

João Pessoa est une ville brésilienne, capitale de l'État de Paraíba et centre de la région métropolitaine de João Pessoa.. Située sur le littoral de l'État, elle est aussi connue comme la ville où le soleil se lève en premier car elle abrite la Pointe du Seixas, le point le plus oriental des Amériques.

Faits en bref Administration, Pays ...
João Pessoa
Surnom : Porta do Sol
Devise : «Intrepida ab origine»
Image illustrative de l’article João Pessoa
Héraldique
Image illustrative de l’article João Pessoa
Orla de Cabo Branco (centre-gauche) et Tambaú (droite)

Centre historique de João Pessoa avec le fleuve Sanhauá
Cathédrale Basilique de Notre-Dame des Neiges
Parc de la Lagune Sólon de Lucena
Forêt de Buraquinho
Pointe du Seixas, extrémité orientale des Amériques
Station Cabo Branco
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Région Nordeste
État Paraíba
Langue(s) portugais
Maire Leo Bezerra
Code postal 58000-000
Fuseau horaire
Heure d'été
UTC-3
UTC-3
Indicatif 83
Démographie
Gentilé pessoense
Population 833 932 hab.[1] (2022)
Densité 3 970 hab./km2
Géographie
Coordonnées 7° 05′ 00″ sud, 34° 50′ 00″ ouest
Altitude 47 m
Superficie 21 004 ha = 210,04 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Plages
Date de fondation
Localisation
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Liens
Site web http://www.joaopessoa.pb.gov.br/
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Histoire

Antécédents, fondation et premières années

En 1534, le roi portugais Jean III de Portugal divise la colonie en capitanies héréditaires, la Paraíba étant subordonnée à la Capitainerie d'Itamaracá, depuis le fleuve Guaju jusqu’au fleuve Goiana. La Capitanie de Paraíba ne fut créée qu’en 1574, après l’attaque de Tracunhaém, un moulin de la capitainerie d’Itamaracá. La nouvelle capitainerie, cependant, ne serait occupée que onze ans plus tard après cinq expéditions ayant pour objectif de la conquérir, les quatre premières s’étant soldées par un échec[2].

Afin de repousser les envahisseurs, le 1er mai 1584, sur les terres de l’actuel district de Forte Velho, à Santa Rita, fut érigé le Fort de Saint-Philippe sur la rive gauche du fleuve Paraíba, habité par les Indiens Potiguaras. Le fort, cependant, subit des attaques constantes de corsaires français et des potiguaras et fut abandonné moins d’un an plus tard, étant incendié en juin 1585[3]. Auparavant, en février de cette année-là, les Tabajaras arrivèrent en Paraíba, dirigés par Piragibe, s’installant sur la rive gauche du fleuve. Initialement alliés, les tabajaras devinrent rapidement rivaux des potiguaras et entrèrent en conflit avec eux ainsi qu’avec les colonisateurs portugais[4].

LeCentre culturel Saint François, où se trouvent le couvent et l’église Saint Antoine, ainsi que la maison de prière et le cloître de l’Ordre tiers de Saint François
Couvent et Église Notre-Dame du Carmel

Un accord de paix entre les Portugais et les tabajaras, représentés par Piragibe, fut scellé le 5 août 1585, concrétisant ainsi la conquête de la Paraíba[5]. Cet accord permit le début du peuplement de la région à partir du 31 octobre 1585, dans une zone à l’embouchure du fleuve Sanhauá[4], qui fut baptisée Porto do Capim, dans la partie basse de l’actuel quartier du Varadouro[6]. Dès le 4 novembre, commence la construction du fort de la ville[7]. Ce jour est considéré par certains historiens comme la véritable date de fondation de João Pessoa, initialement Cidade Real de Nossa Senhora das Neves (en français: Cité Royale de Notre-Dame-des-Neiges), au lieu du 5 août[4],[8]. Ce fort, souvent confondu avec le fort du Varadouro[9] (construit seulement dans les années 1630), dura peu d’années et, à la fin des années 1600, était déjà en ruines[7].

Entre 1585 et 1586, au sommet d’une colline, commence la construction d’une chapelle dédiée à Notre-Dame-des-Neiges, qui devint rapidement l’église paroissiale, dont le premier curé fut le Père João Vas Sallem, nommé le 30 octobre 1586[10]. Afin de permettre la connexion entre cette colline (Ville Haute) et l’embouchure du Sanhauá (Ville Basse), une voie fut ouverte, identifiée par certains historiens comme la Rampe de Saint-François et par d’autres comme la Côte de Borborema[11]. En 1588, la ville prit le nom de Filipeia de Nossa Senhora das Neves (em français: Filipeia de Notre-Dame-des-Neiges) en référence à Philippe II d’Espagne, qui, à l’époque, cumulait les trônes de Portugal et d’Espagne, dans ce qu’on appelle l’Union ibérique (1580-1640). En 1599, un accord de paix fut conclu avec les Potiguaras et Filipeia de Nossa Senhora das Neves fut renommée Parahyba[2].

Les premières années après la fondation de la ville ont également été marquées par l’arrivée de ordres religieux, notamment les franciscains, les carmélites et bénédictins. En 1589, le frère Melchior de Santa Catarina, custode des franciscains, arrive en ville dans le but d’y établir une mission. Le gouvernement de la capitainerie offrit un terrain pour la construction d’un couvent, qui fut approuvé par le frère. Le projet fut élaboré par le frère Francisco dos Santos et sa construction débuta en 1590, mais fut interrompue à une date incertaine, entre 1592 et 1596. Les travaux ne reprirent qu’en 1602 et furent achevés en 1608[12].

On pense que les carmélites arrivèrent dès 1591, mais ce n’est qu’à partir de 1600 qu’ils commencèrent à ériger leur couvent. En 1595, le frère Damião da Fonseca, représentant des bénédictins, arriva à Filipeia et demanda au gouverneur de la capitainerie, Feliciano Coelho de Carvalho, un terrain pour la construction d’un monastère[13], dont la construction débuta également vers 1600. Les terres destinées à ce monastère, situées à quelques mètres de l’église paroissiale, appartenaient au vicaire Sallem[14].

De l’occupation hollandaise au XVIIIe siècle

La première tentative hollandaise de conquérir la capitainerie de Paraíba eut lieu en décembre 1631, entre le 5 et le 10, et se solda par un échec[15]. Afin d’éviter de nouvelles invasions et de garantir la sécurité de la capitainerie, deux forts furent construits, Saint Antoine et Restinga. Une nouvelle tentative eut lieu en février 1634, sans succès une fois de plus. Ce n’est qu’à la troisième tentative, le 24 décembre 1634, que les Hollandais réussirent à entrer sans aucune résistance, poussant la population locale à migrer vers les zones rurales et à abandonner la ville[16], qui fut alors rebaptisée Frederica, Frederikstad en néerlandais, en référence à Frédéric-Henri, prince de la Orange.

La Nouvelle-Hollande dans son extension maximale

À cette époque, la ville comptait environ 1 500 habitants et un total de dix-neuf moulins à sucre[17], dont une grande partie fut confisquée par les envahisseurs[16]. Les franciscains furent expulsés de leur couvent, qui fut transformé en fortification (1636)[18]. Ce n’est qu’en 1637 que les Portugais reconnurent la domination hollandaise dans la Nouvelle-Hollande, sur une bande de territoire comprise entre le fleuve São Francisco et l’actuel Ceará[19].

En 1645 éclata au Pernambuco l’Insurrection du Pernambouc, un mouvement opposé à la domination hollandaise au Brésil. Parmi les chefs figurait André Vidal de Negreiros, né dans la capitainerie, à l’engenho de São João, ayant participé à toutes les phases du mouvement, y compris aux deux batailles des Guararapes, en 1648 et 1649. La Première Guerre Anglo-Hollandaise (1652-1655), entre Pays-Bas et Angleterre, affaiblit la domination hollandaise dans le Nord-Est, conduisant les envahisseurs à signer leur reddition le 26 janvier 1654, laissant la capitainerie en ruines. Cependant, ce n’est qu’en 1661 que la Hollande reconnut définitivement la souveraineté portugaise sur le territoire du Nord-Est actuel du Brésil, par le biais du traité de La Haye[20]. Avec la fin de l’occupation, Frederica reprit le nom de Parahyba do Norte[2]. En 1671, l’église paroissiale de Notre-Dame-des-Neiges eut la majeure partie de sa structure démolie, à l’exception de la nef. La reconstruction du temple, interrompue à plusieurs reprises, dura plus d’un siècle et ne fut achevée qu’à la fin du XVIIIe siècle[21].

En août 1704, le capitaine-major de la Paraíba, Fernando de Barros e Vasconcelos, ordonna par lettre royale la construction de la Poudrière de João Pessoa, sur la pente de Saint François, qui s’étendit jusqu’en 1710. Le 24 septembre 1729, la première pierre de l’église de Notre-Dame de la Merci fut posée, et elle fut consacrée le 21 septembre 1741[22]. En 1763, le Portugais Sílvio Siqueira, lors de son passage le long du littoral de la Paraíba, affronta une forte tempête en mer et, rassemblant tout l’équipage de son embarcation, implora Notre-Dame du Rocher de France, à laquelle il était dévot, afin que la situation se calme. Quelques minutes plus tard, la tempête s’affaiblit et l’équipage débarqua là où se trouve aujourd’hui la plage de Penha, où fut érigé un sanctuaire dédié à la sainte[23]. Au cours de la même décennie, vers 1767, apparut l’église de Notre-Dame Mère des Hommes[24].

Toujours au XVIIIe siècle, la ville entra en déclin, conduisant à l’extinction de la capitainerie en 1756, lorsqu’elle fut annexée à la capitainerie de Pernambuco[25]. La Paraíba ne redeviendrait une unité politique distincte qu’en janvier 1799, lorsque son autonomie fut rétablie[26].

XIXe siècle

Pont du Baralho sur le fleuve Sanhauá, première liaison entre la Ville de Parahyba et la Vila Barreiras, actuels quartiers de Baralho et São Bento, à Bayeux

Le 7 septembre 1822, le Brésil devenait politiquement indépendant du Portugal et la Paraíba devenait une province de l’Empire du Brésil, ayant pour capitale la Ville de Parahyba, qui comptait alors environ trois mille habitants. Cette année-là arriva dans la ville le premier service d’éclairage public, constitué de vingt lampadaires alimentés à l’huile de ricin[27]. En 1828, la capitale comptait déjà 5 816 habitants et un total de 2 119 habitations, pour la plupart en paille ou en torchis[28]. L’année suivante, l’éclairage public est renforcé et la Ville de Parahyba passe à cinquante lampadaires[29]. Le 24 mars 1836, au premier étage de l’Assemblée provinciale, est fondé le Lycée Paraibano, dont le premier statut est approuvé le 19 avril 1837[30].

Vers 1840, est construit sur le fleuve Sanhauá le pont Sanhauá ou pont du Baralho, premier accès entre la Ville de Parahyba et la Vila Barreiras, actuels quartiers de Baralho et São Bento, qui donnèrent naissance à la ville de Bayeux, alors localité de Santa Rita[31]. En 1847, par décret impérial, est créée la Capitainerie des Ports, responsable de l’administration du port du Capim[32] et, le 24 janvier 1855, la Ville de Parahyba obtient son premier cimetière[33]. En 1856, le système d’éclairage public de la ville, en raison de sa faible efficacité, disparaît, sauf lors des festivités et dans les établissements publics et commerciaux. Ce n’est qu’en 1885 que le système est rétabli, cette fois avec des lampadaires alimentés au kérosène[34].

Le 4 novembre 1858 est promulguée la loi provinciale nº 13, qui crée le Collège Notre-Dame-des-Neiges, inauguré le 5 février 1859. L’établissement, cependant, fut fermé moins de deux ans plus tard, le restant jusqu’en mars 1895[35]. À Noël 1859, la Ville de Parahyba reçut la visite de l’empereur Pierre II et de son épouse Thérèse-Christine[36]. En 1872, lors du premier recensement national au Brésil, la population de la ville fut évaluée à 24 714 habitants, étant la quatrième localité la plus peuplée de la province de Paraíba, après Sousa (29 726 habitants); Independencia, actuelle Guarabira (28 191); et Areia (25 549)[37].

Théâtre Sainte Rose, le plus important de la Paraíba et le deuxième plus ancien de l’État

Le 3 novembre 1889, la ville inaugure le Théâtre Santa Rosa, nommé d’après le président de la province de Paraíba, Francisco da Gama Rosa. Douze jours plus tard est proclamée la République et la Paraíba passe du statut de province à celui d’État, la ville restant sa capitale. Venâncio Neiva assume la présidence de l’État et renomme rapidement le lieu Théâtre de l’État[38].

Le 27 avril 1892, l’église paroissiale de Notre-Dame-des-Neiges devient cathédrale avec la création du diocèse de Paraíba, par la bulle Ad Universas Orbis Ecclesias du pape Léon XIII. La nouvelle circonscription ecclésiastique, détachée du diocèse d’Olinda (Pernambuco), comprenait tout le territoire des États du Rio Grande do Norte et de la Paraíba[39] et fut solennellement installée le 4 mars 1894, avec la prise de fonction de son premier évêque, Adauto Aurélio de Miranda Henriques, qui institua à cette date le Séminaire Diocésain de la Paraíba Immaculée Conception et le Collège diocésain (actuel Collège Mariste Pio X)[40], étant également responsable de la réouverture du Collège Notre-Dame-des-Neiges le 14 mars de l’année suivante, après plus de trois décennies de fermeture[41].

À partir du 2 mars 1895, par une loi d’État, la ville cesse d’être administrée par un conseil municipal et passe à être dirigée par un maire nommé par le gouverneur de l’État. Le premier à occuper ce poste fut l’ancien député provincial Jovino Limeira Dinoá, qui administra la municipalité jusqu’en octobre 1900[42],[43]. En 1896, arrivent en ville les premiers tramways à traction animale, exploités par la Ferro Carril Parahyba[44].

Premières décennies du XXe siècle

Ancien siège de l’usine Cruz do Peixe, premier fournisseur d’électricité de la ville, où fonctionne aujourd’hui l’Usina Cultural Energisa, inaugurée en 2003

Lors du recensement de 1900, la population de la municipalité atteignait 28 793 habitants, soit une croissance de plus de 50% par rapport au recensement précédent, de 1890, lorsqu’elle comptait 18 645 personnes. Malgré cela, la municipalité la plus peuplée de l’État était Guarabira, qui comptait déjà 40 052 habitants, suivie de Campina Grande (38 303)[45]. À cette époque, la zone urbaine se limitait à l’espace compris entre le fleuve Sanhauá et la lagune des Irerês. En 1906, sous l’administration du président de l’État (appellation des actuels gouverneurs) Walfredo Leal, apparaît la première connexion entre le centre-ville et le littoral, avec le début de la construction du chemin de fer de Tambaú[46], achevé seulement en 1911 sous le gouvernement de son successeur, João Lopes Machado[47].

En mars 1912, l’usine Cruz do Peixe entre en fonctionnement, exploitée par la Empresa de Tração, Força e Luz, qui commence à fournir de l’électricité à la ville, remplaçant l’éclairage au gaz acétylène et au kérosène[48]. Dès le mois suivant, le système d’approvisionnement en eau commence à fonctionner[49],[50], mis en place à partir du creusement de puits de type amazonien dans la forêt du Buraquinho[51] et conçu à partir de 1907[52], lorsque le gouvernement paraibano acquit la zone pour cinq mille cruzeiros[50]. Toutefois, ces services n’étaient pas universels, étant accessibles uniquement aux classes les plus privilégiées[52]. En 1913, à l’invitation du président de la Paraíba, João Pereira de Castro Pinto, l’ingénieur sanitaire Saturnino de Brito élabora un projet visant à instaurer un système d’assainissement local[53], exécuté seulement à partir de 1922[54].

Le premier bâtiment où fonctionna l’Hôtel Globo, dans les années 1910, à ses débuts
Place de l’Indépendance, inaugurée le 7 septembre 1922 pour commémorer le centenaire de l’indépendance du Brésil
Église Notre-Dame de la Conception des Militaires dans les années 1920, avant sa démolition en 1929
Photographie ancienne de la Place Président João Pessoa, avec le monument L’Autel de la Patrie au centre

Le 6 février 1914, par la bulle papale Maius Catholicae Religionis Incrementum, le pape Pie X élève le diocèse de la Paraíba au rang d’archidiocèse et Dom Adauto, à la tête de l’évêché depuis 1894, devient le premier archevêque, fonction qu’il exerce jusqu’en 1935, année de sa mort. Toujours en février 1914, le 17, arrivent les tramways électriques, qui remplacent les tramways à traction animale[49],[55]. Dans les années 1915 et 1916, la ville se dote de ses premiers hôtels, à savoir l’Hôtel Globo (1915) et l’Hôtel Luso-Brasileiro (1916)[56]. Vers 1918[57], sous l’administration de Camilo de Holanda, président de la Paraíba de 1916 à 1920, commence l’ouverture d’une voie permettant un accès direct entre le centre et la plage de Tambaú, alors simple colonie de pêcheurs. Toutefois, cette voie, qui deviendrait l’actuelle Avenue Président Epitácio Pessoa, ne fut pas achevée[58].

En 1920, alors que la capitale paraïbaine atteignait 52 990 habitants,[59] Walfredo Guedes Pereira prend la tête de l’administration municipale. Parmi ses principales réalisations figurent la construction de la Place de l’Indépendance, inaugurée le 7 septembre 1922 pour commémorer le premier centenaire de l’Indépendance du Brésil;[60] la création du Parc Arruda Câmara, inauguré la veille de Noël de la même année[61] et le drainage et l’assainissement des abords de la lagune des Irerês. Celle-ci, par décret municipal du 27 septembre 1924, prend le nom de Parc Sólon de Lucena, en référence à Sólon Barbosa de Lucena, alors président de la Paraíba[62]. Son administration fut également marquée par la démolition de deux églises séculaires, Mère des Hommes et Rosário dos Pretos, toutes deux en 1923, la première afin de permettre le prolongement de l’actuelle avenue Monsenhor Walfredo Leal, ainsi que la construction de la place Antônio Pessoa, tandis que la seconde céda la place à la Place Vidal de Negreiros, connue sous le nom de Ponto de Cem Réis[63], en référence au tarif du billet des tramways qui y passaient[44].

En 1926, le système d’assainissement de la capitale entre en service[54],[64] et le parc Sólon de Lucena reçoit ses palmiers impériaux. En août 1929, le Hôtel Globo, qui fonctionnait à l’emplacement de l’actuelle rue João Suassuna, déménage vers le Place de Saint Frère Pedro Gonçalves, dans la résidence de son propriétaire, Henriques Siqueira, connu sous le nom de Seu Marinheiro[65]. La même année, sur ordre du président de la Paraíba, João Pessoa Cavalcanti de Albuquerque, fut démolie, à côté du Palais de la Rédemption, l’ancienne église Notre-Dame de la Conception des Militaires (ancienne chapelle de São Gonçalo), à l’exception de la tour[66],[67].

Du changement de nom aux années 1950

Le 26 juillet 1930, João Pessoa fut assassiné à la Confeitaria Glória, dans la Rua Nova, à Recife, par João Duarte Dantas, son adversaire et opposant politique. L’épisode eut une grande répercussion nationale et devint l’un des déclencheurs de la Révolution de 1930, menée par la Paraíba aux côtés de Minas Gerais et du Rio Grande do Sul. Son corps fut embaumé à Recife puis transporté par voie ferrée vers la capitale paraibaine, où il arriva le 27 et fut conduit à la Cathédrale Notre-Dame-des-Neiges. Là, il fut exposé jusqu’au 1er août, date à laquelle il fut transporté vers le port de Cabedelo[68] pour être inhumé à Rio de Janeiro, ce qui eut lieu le 7 août[69].

Le 1er septembre 1930, lors d’une session ordinaire de l’Assemblée Législative de Paraíba au Théâtre Sainte Rose, un projet de loi fut présenté visant à changer le nom de la capitale de Parahyba do Norte en João Pessoa[70]. Ce projet, voté et approuvé en deux tours[71], fut promulgué le 4 septembre suivant par le président de la Paraíba, Álvaro Pereira de Carvalho, devenant la loi d’État nº 700[72]. Toujours en hommage à João Pessoa, la place Comendador Felizardo fut rapidement rebaptisée Place Président João Pessoa et, en son centre, fut construit le monument «L’Autel de la Patrie», inauguré le 8 septembre 1933 en présence du président de la République, Getúlio Vargas[73].

Avenue Président Epitácio Pessoa pendant sa construction en juin 1933
Siège actuel du Lycée paraïbain, inauguré en 1937 par l’interventeur fédéral Argemiro de Figueiredo et établissement le plus traditionnel de João Pessoa

En 1932, à l’invitation de Antenor Navarro, interventeur fédéral en Paraíba, l’architecte Nestor de Figueiredo élabora le projet urbanistique de la capitale, appelé Plan de Remodelage et d’Extension de la Ville de João Pessoa[74]. Son successeur, Gratuliano da Costa Brito (1932-1934), qui assuma après la mort d’Antenor, inaugura le Paraíba Palace Hotel, où se trouvait auparavant le siège du journal Correio da Manhã, en face de la place Vidal de Negreiros[75], et reprit l’ouverture de l’avenue Epitácio Pessoa, achevée en 1940[76], reliant la place de l’Indépendance à la plage de Tambaú, sur une longueur de cinq kilomètres.

Entre janvier et septembre 1935, l’ancien maire Guedes Pereira reprend la direction de la capitale. Cette fois, le terrain où se trouvait l’église Notre-Dame-des-Mercês fut exproprié, celle-ci étant démolie en 1936 pour faire place à l’actuelle Place 1817[77]. L’année suivante, l’interventeur fédéral Argemiro de Figueiredo inaugure le siège actuel du Lycée Paraibano, qui depuis sa création fonctionnait à côté du palais de la Rédemption, où se trouve aujourd’hui la Faculté de Droit de la Paraíba[78],[79]. Le 1er novembre 1939, après trois ans de travaux, l’Archidiocèse de Paraíba et la mairie de João Pessoa inaugurent la nouvelle église des Merci[77], dans la rue Padre Meira, à quelques mètres de l’emplacement de l’église originale. Toujours en 1939, le parc Sólon de Lucena est officiellement inauguré et, l’année suivante, le paysagiste Burle Marx conçoit les jardins du site[80].

En 1940 est fondé l’Aéroclub de Paraíba, qui entre en service le 10 novembre dans la zone de l’actuel quartier de Tambauzinho, où se trouvait auparavant le Champ d'Imbiribeira[81]. À partir de 1941, le gouvernement de l’État ouvre la route João Pessoa-Cabedelo, afin de relier la zone urbaine de la capitale au port de Cabedelo[82], en activité depuis 1935 à l’embouchure du fleuve Paraíba. La même année, à la suite d’une expertise réalisée par le ministère de la Marine, la pointe du Seixas est reconnue comme le point le plus oriental du territoire brésilien, titre disputé depuis des années avec Ponta de Pedras, à Goiana, dans l'État voisin de Pernambuco[83].

Maison de maître de l’ancienne fazenda Ribamar ou Boi-Só, dont les terres s’étendaient jusqu’à Cabedelo et aux actuels quartiers de João Pessoa tels que Bessa, Brisamar, Estados, Ipês, Manaíra et Pedro Gondim. La dénomination populaire Boi-Só fait référence au Français Boisôt, son premier propriétaire, de la famille Boisson. En 1962, une chapelle fut construite à côté du bâtiment et, en 1980, l’ensemble fut classé par l’État. Depuis 2008, la fazenda se situe dans le condominium Alphaville, à la limite entre les quartiers des Ipês et des États[84].

Le 12 octobre 1947 eurent lieu les premières élections directes pour le poste de maire de l’histoire de João Pessoa, avec quatre candidats. Osvaldo Pessoa Cavalcanti de Albuquerque, du Parti Social Démocratique, frère de João Pessoa et neveu d’Epitácio Pessoa, fut élu avec 45,56 % des votes valides. Investi le 14 mars 1948, il resta en fonction jusqu’en 1951, année de sa démission[85],[86]. Auparavant, le 11 octobre 1948, le Code des postures municipales entra en vigueur[87],[88].

La veille de Noël 1952 fut inauguré le pavage de l’avenue Epitácio Pessoa[89], en pavés[90],[91], dans une décennie marquée par une croissance urbaine plus visible, avec l’apparition de nombreux lotissements autour de l’avenue[92]. Ces lotissements donnèrent naissance aux actuels quartiers de Brisamar, Cabo Branco, Estados, Expedicionários, Miramar, Pedro Gondim, Tambauzinho, Torre et Tambaú, consolidant ainsi l’expansion de la ville du centre vers l’océan[93],[94]. Une grande partie de ces terres appartenait auparavant à la fazenda Ribamar ou Boi-Só, dont le premier propriétaire fut le Français Boisôt, de la famille Boisson, au XIXe siècle[84].

En 1953, le buste de Tamandaré est inauguré[95] et l’Aéroclub de Paraíba déménage vers une zone expropriée par le gouvernement de l’État, dans l’actuel quartier de l’Aeroclube[81]. Au cours de cette même décennie, la plage de Tambaú reçoit sa première promenade, avec l’ouverture de l’avenue Almirante Tamandaré[96]. À partir de 1958, commence la construction de l’édifice Président João Pessoa qui, avec dix-huit étages, devient le premier gratte-ciel de la ville, livré au début des années 1960[97],[98].

Entre les années 1940 et 1950, la municipalité enregistre une croissance démographique de 26,5%, passant de 94 333 habitants en 1940[99] à 119 326 en 1950. Dans l’État, elle n’était dépassée que par Campina Grande, dans l’agreste, avec 173 206[100]. En 1960, après l’émancipation des districts de Cabedelo (1956) et Alhandra (1959)[101], elle atteint 153 175 habitants, restant derrière Campina Grande (204 583)[102].

Années 1960 et 1970

En 1961, João Pessoa perd le district de Pitimbu, élevé au rang de municipalité et, en 1963, ce fut au tour de Vila do Conde, aujourd’hui municipalité de Conde[101]. Toujours en 1963, est créé le district industriel de João Pessoa et, à partir de 1965, commence la construction du campus de l’Université Fédérale de Paraíba[103], stimulant la croissance de la ville vers le sud et le sud-est.[104] À proximité du campus apparaissent trois ensembles résidentiels, qui ont donné naissance à l’actuel quartier de Castelo Branco, entre 1969 et 1974[105]. Deux autres facteurs ayant favorisé la croissance de João Pessoa à cette époque furent le prolongement de l’Avenida Pierre II et l’ouverture de l’actuelle Avenida Cruz das Armas[87].

João Pessoa dans les années 1970
Plages de Tambaú et Cabo Branco en septembre 1970
Le Phare du Cap Branco en 1974, deux ans après son inauguration
Paraíba Palace Hotel, actuel Paraíba Palace Shopping, en 1974

En 5 février 1966, déjà sous le regime militaire au Brésil, le président de la République Humberto de Alencar Castelo Branco promulgua l’Acte Institutionnel nº 3, qui imposa l’élection indirecte des gouverneurs des États, lesquels passeraient à nommer les maires de leurs capitales[106]. Ainsi, le maire Domingos Mendonça Neto, élu en 1963, eut son mandat révoqué et fut remplacé par l’ancien maire Damásio Barbosa de Franca[107], qui administra la municipalité pendant cinq ans. Sous sa gestion débuta le pavage de l’Avenida Atlântica, actuelle Avenida Senador Ruy Carneiro, reliant l’Avenida Epitácio Pessoa à la plage de Manaíra[108].

En juin 1969 commence la construction du Viaduc Damásio de Franca, nommé en l’honneur du maire[109], inauguré le 17 juillet de l’année suivante[90]. Lors du recensement de cette année-là, João Pessoa devient la municipalité la plus peuplée de Paraíba, avec 221 546 habitants, contre 195 303 pour Campina Grande[110], qui perdait du territoire avec la création de nouvelles municipalités. Toujours en 1970, dans un contexte de verticalisation croissante, un amendement à la constitution de 1967 limita la construction d’immeubles élevés sur le littoral à deux étages, entre les plages de Penha et Formosa, cette dernière à Cabedelo[111].

Après le début de sa construction en 1969, le gouverneur João Agripino inaugura, le 6 mars 1971, le Hôtel Tambaú, quelques jours avant la fin de son mandat. Le nouvel établissement, conçu par l’architecte Sérgio Bernardes et construit sur le sable de la plage de Tambaú, fut réinauguré le 11 septembre suivant par son successeur, Ernâni Sátiro[112]. Le 20 avril 1972, une loi municipale officialisa les armoiries, le drapeau et l’étendard de la municipalité et, le lendemain, João Pessoa se dota du Phare du Cap Branco, situé sur une falaise près de Ponta do Seixas. En mai suivant, le pavage de l’Avenida Senador Ruy Carneiro fut achevé[113].

Toujours en 1972, le premier tronçon de la BR-230 fut pavé dans la ville, constituant à l’époque le Contournement Routier de João Pessoa, reliant la route João Pessoa-Cabedelo, intégrée à la nouvelle autoroute, à la BR-101, à la jonction avec l’Avenida Cruz das Armas[114],[115]. À cette époque, la ville était administrée par Dorgival Terceiro Neto (1971-1974)[116],[117], qui ouvrit en 1973 deux importantes voies: l’Avenida Beira-Rio (Avenida Ministro José Américo de Almeida à partir de 1977), reliant le centre à la plage de Cabo Branco, et l’Avenida Governador Flávio Ribeiro Coutinho, dite Retão de Manaíra, qui favorisa l’expansion vers le nord[108],[118], atteignant la plage du Bessa en direction de Cabedelo[119]. Parallèlement, la ville s’étendait également vers le sud-ouest et le sud avec la création de nouveaux ensembles résidentiels[120]. En 1974, fut élaboré le Plan de Développement Urbain (PDU), qui donna lieu à la création du Code d’urbanisme[87], institué par la loi municipale 2 102, du 31 décembre 1975[121].

Le 9 mars 1975, est inauguré par le gouvernement de l’État le stade Ernani Sátiro, avec un match inaugural entre le Botafogo de João Pessoa et le Botafogo de Rio de Janeiro, remporté 2-0 par l’équipe carioca[122]. Son nom fut changé l’année suivante en Stade José Américo de Almeida Filho, en hommage à un ancien attaquant du Botafogo de João Pessoa dans les années 1930 et fils de l’ancien gouverneur José Américo de Almeida[123]. Toujours en 1975, le 24 août, lors des célébrations du Journée du Soldat, le Parc Sólon de Lucena fut le théâtre de la tragédie du Baltrão, lorsqu’une embarcation transportant environ deux cents passagers, soit plus de trois fois sa capacité, fit naufrage dans la lagune, causant la mort de 35 personnes par noyade, dont 29 enfants[124],[125].

Jusqu’à la fin des années 1970, de nouveaux lotissements apparurent le long de la route, donnant naissance aux actuels quartiers d’Água Fria, Ernesto Geisel et José Américo[126]. À la même époque débuta l’ouverture d’une voie permettant une liaison plus directe entre la BR-230 et la plage de Penha, l’actuelle Avenida Hilton Souto Maior, remplaçant l’ancienne Estrada da Penha et devenant la plus longue avenue de João Pessoa, avec 7,5 km d’extension[127].

Années 1980 et 1990

Bâtiments revitalisés du centre historique de João Pessoa, aux alentours de la Place Antenor Navarro

En 1980, João Pessoa comptait déjà une population de 329 942 habitants, contre 221 546 en 1970, consolidant la croissance urbaine et démographique des dernières décennies[128]. Toujours en 1980, l’Institut du Patrimoine Historique et Artistique de l’État de Paraíba (IPHAEP) classa plusieurs monuments et lieux historiques de la ville et, en 1982, définît les limites du centre historique, qui couvraient une superficie de 117 hectares[129]. En avril de cette même année, João Pessoa se dote de l’Espace Culturel José Lins do Rego[130], où fonctionnait auparavant le premier siège de l’Aéroclub de Paraíba[81] et, en juin 1983, est inauguré l’ensemble résidentiel Tarcísio de Miranda Burity, qui donna naissance au quartier de Mangabeira, dont le nom provient de la grande quantité d’arbres de mangaba (Hancornia speciosa) présents dans la zone[131]. L’année suivante, ce fut au tour du Parc Résidentiel Valentina de Figueiredo, aujourd’hui quartier du Valentina[132],[133], ce qui fit dépasser définitivement à la croissance de la ville les limites du fleuve Cuiá. Le nom est une référence à Valentina Silva de Oliveira Figueiredo, mère du président brésilien de l’époque, João Figueiredo, celui-ci ayant participé à l’inauguration du nouvel ensemble[134].

En 1985, João Pessoa atteignit son quatrième centenaire d’existence. Cette année-là, après la fin de deux décennies de régime militaire, la capitale retrouva des élections directes pour le poste de maire, organisées en novembre. À cette occasion, le candidat Antônio Carneiro Arnaud l’emporta, son mandat s’étendant de 1986 à 1988, ayant pour successeur Wilson Braga, ancien gouverneur de Paraíba[135]. En 1989, à l’initiative du gouvernement de Paraíba conjointement avec l’Institut National du Patrimoine Artistique et Historique (IPHAN), commence la revitalisation du centre historique, débutant par la Place Dom Adauto et la Place Saint-François et s’étendant à d’autres places et monuments au cours des années 1990. Toujours en 1989, João Pessoa se dote du Manaíra Shopping, aujourd’hui le plus grand centre commercial de Paraíba[136],[137], et la Constitution de l’État de Paraíba actuellement en vigueur est promulguée, laquelle, dans son article 229, considère toute la zone côtière de l’État comme patrimoine, maintenant l’interdiction de constructions élevées sur le littoral en vigueur depuis 1970. La constitution prévoyait également, à l’article 82 des dispositions constitutionnelles transitoires, la tenue d’un plébiscite concernant le nom de la ville[138], ce qui, cependant, n’eut jamais lieu.

Mausolée de João Pessoa, où reposent depuis 1997 les restes mortels de l’ancien président de Paraíba et de son épouse Maria Luíza, transférés de Rio de Janeiro

Le 2 avril 1990, le conseil municipal promulgue la loi organique actuelle de la commune, modifiée par des amendements ultérieurs[139]. Au début des années 1990, le tronçon urbain de la BR-230 est doublé[140]. En 1991, la ville atteint 497 600 habitants[141], soit une croissance de 51 % par rapport au recensement de 1980[128]. En 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement, tenue dans la ville de Rio de Janeiro, le maire Carlos Mangueira déclara João Pessoa comme la deuxième ville la plus verte du monde, après Paris, en France[142],[143]. Le 30 décembre de la même année, par loi complémentaire, est instauré le plan directeur de la commune, instrument de base de la politique urbaine[144],[145] et, deux jours plus tard, entre en fonction le nouveau maire de la capitale et fils de l’ancien maire Damásio Franca, Francisco Franca, qui occupa le poste jusqu’en 1996, lorsque fut élu le candidat Cícero Lucena.

En 1997, les restes mortels de João Pessoa et de son épouse furent transférés de Rio de Janeiro à João Pessoa, étant inhumés dans un mausolée construit par le gouvernement de l’État[146] entre le Palais de la Rédemption et la Faculté de Droit de Paraíba. La même année, le pape Jean-Paul II confère le titre de basilique à la Cathédrale Notre-Dame-des-Neiges, après une grande réforme structurelle, sous l’épiscopat de Marcelo Carvalheira[147].

Années 2000-présent

Le 28 août 2000, par le décret de l’État 21 264, la Mata do Buraquinho est transformée en jardin botanique, prenant le nom de Benjamin Maranhão, père de José Maranhão, alors gouverneur de la Paraíba. Le 1er octobre 2000 ont lieu les élections municipales et, avec 74,02% des voix valides, Cícero Lucena devient le premier maire réélu de l’histoire de la commune. Lors de son second mandat, la promenade du front de mer est réaménagée sur le tronçon comprenant les avenues Cabo Branco et Almirante Tamandaré, dans les quartiers de Cabo Branco et Tambaú, respectivement. Les deux avenues sont également élargies, de même que l’avenue Governador Flávio Ribeiro Coutinho (Retão de Manaíra)[148]. À la fin de 2003, par loi complémentaire de l’État, est créée la Région Métropolitaine de João Pessoa (RMJP), initialement composée de la capitale et de huit autres municipalités[149].

Cícero Lucena est remplacé en 2005 par Ricardo Coutinho, élu dès le premier tour lors des élections de 2004. En décembre 2007, le Centre historique de João Pessoa devient patrimoine historique national[150] et, en juillet 2008, est inaugurée la Station Cabo Branco de Science, Culture et Arts, conçue par l’architecte Oscar Niemeyer et située près du phare de Cabo Branco. En octobre de la même année, Ricardo est réélu à la mairie, avec un résultat plus expressif que lors de l’élection précédente, puis démissionne le 31 mars 2010 pour se présenter au poste de gouverneur de Paraíba, fonction qu’il occupe entre 2011 et 2018[151].

En août 2012, João Pessoa se dote de son actuel centre de congrès, au sein duquel se trouve le plus grand espace théâtral du Nordeste, le Théâtre Pedra do Reino, inauguré en août 2015[152]. À partir de 2013, la ville est administrée par Luciano Cartaxo, qui reste à la tête de la gestion municipale jusqu’en 2020[153], année durant laquelle la ville se dote du Largo de Tambaú, à la limite entre les plages de Tambaú et Cabo Branco[154]. Lors des élections de novembre de cette année-là, l’ancien maire Cícero Lucena est élu pour son troisième mandat, étant réélu en 2024, devenant le premier maire à remporter quatre mandats dans l’histoire de João Pessoa[155].

Le 17 décembre 2024, l’Assemblée Législative de Paraíba approuve un amendement retirant de la constitution de l’État la disposition qui prévoyait, depuis sa promulgation, la tenue d’un plébiscite sur le nom de la ville, officialisant João Pessoa comme nom de la capitale de Paraíba[156].

Centre de Congrès de João Pessoa, qui a reçu le nom du poète et homme politique paraibano Ronaldo Cunha Lima (1936-2012)

Notes et références

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