Jules Lacointa
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Marie-Antoine-Jules Lacointa |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Jules Lacointa (1835-1898) est un juriste français du XIXe siècle. C'est aussi un homme de lettres, biographe et traducteur.
Jules Lacointa nait le à Sorèze (Tarn), fils de Félix Lacointa, professeur de rhétorique et d'éloquence à la réputée école de Sorèze et de Sophie-Madeleine Marturé. Il réalise ses études au lycée Pierre-de-Fermat (Toulouse) et obtient un baccalauréat de lettres à 16 ans. Il entame alors des études en Droit, et sort licencié le , avant de prêter serment d'avocat le . Il continue néanmoins ses études, et devient docteur en droit en 1859[1].
Cette même année, il retourne dans le Tarn et devient substitut à Gaillac le , avec l'appui du procureur-général de Toulouse, Joseph Gastambide. Le , il est nommé à Castres puis un an plus tard à Foix (le ). Il devient procureur à Saint-Gaudens en 1863, il y mène l'arrestation de Jacques Latour, quadruple meurtrier à La Bastide-de-Besplas, condamné à mort à la suite de cela, et reçoit des félicitations de la part même du garde des Sceaux. Le il est promu substitut à la cour de Montpellier puis à Toulouse le .
Le il démissionne en protestation face au limogeage de certains de ses collègues, mais réintègre bien vite la magistrature, en étant envoyé à Limoges, en tant qu'avocat général, . Il rejoint ensuite Montpellier où il conserve le même poste, le , puis retourne à Toulouse le . En 1875, il décline le poste de procureur général à Alger, qui lui est proposé par Jules Dufaure. En 1876, il intègre comme avocat-général la cour de Cassation du palais de justice de Paris et dans le même temps, il est nommé à la tête de la direction des affaires criminelles et des grâces le [2], à la place d'Alexandre Ribot. Il y est remplacé le par Émile Lenoël. Au cours de son mandat, il intègre aussi le conseil supérieur des prisons en , et obtient le titre de chevalier de la Légion d'Honneur le . Il participe à la fondation de la Société générale des prisons en 1877. Il refuse le poste de conseiller à la cour de Cassation qui lui est proposé par MacMahon en personne en 1878, et décide finalement de se retirer , étant en grave désaccord avec la politique de Jules Ferry[1].
Il se retire aussi de plusieurs sociétés, car il les juge trop laïques, lui qui est un catholique convaincu. Il devient alors professeur en droit des gens à l'Institut catholique de Paris le . En 1897, il se retire définitivement dans sa ville natale, devenu trop faible pour travailler.
En parallèle de ses activités juridiques, il écrit de nombreux ouvrages, notamment des biographies, et traduit depuis l'italien différents textes. Dans le même temps, il participe à différentes sociétés savantes, comme l'Académie de législation (membre honoraire), l'Académie des sciences, inscriptions et belles-Lettres, la Société de législation comparée, l'Académie de Cherbourg ou la Société littéraire et scientifique de Castres.
Estimant cela contraire à ses positions au sein du système juridique, il refuse à de multiples reprises des responsabilités civiles. Ainsi, il décline le poste de conseiller municipal de Toulouse en 1874, puis celui de conseiller départemental en 1880. De même, il refuse de se présenter en tant que député pour les circonscriptions de Castres ou de Narbonne en 1881 et en 1889[3].
Il meurt finalement le à Sorèze (Tarn)[4]. Lors de son enterrement, Léon Diffre prononce un éloge funèbre.