Julie Darras
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| Julie Darras | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| – (4 ans, 5 mois et 5 jours) |
|
| Élection | 10 novembre 1946 |
| Circonscription | 2e du Pas-de-Calais |
| Législature | Ire (Quatrième République) |
| Groupe politique | COM |
| Prédécesseur | Nestor Calonne |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Courcelles-lès-Lens |
| Date de décès | (à 91 ans) |
| Lieu de décès | Lagny-sur-Marne |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCF |
| Père | Henri Darras |
| Profession | Ouvrière |
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Julie Darras, née le à Courcelles-lès-Lens et morte le à Lagny-sur-Marne, est une femme politique française. Membre du Parti communiste français, elle est députée du Pas-de-Calais de 1947 à 1951.
Famille
Fille d'Henri Darras, mineur de fond et futur maire communiste de Noyelles-Godault (1932-35), Julie Darras travaille d'abord comme domestique avant de devenir ouvrière du textile, à l'âge de 15 ans, à Seclin[1].
En 1934, elle devient gérante d'un café à Noyelles-Godault[1].
Engagement militant et Seconde Guerre mondiale
Adhérant aux jeunesses communistes en 1929, puis du PCF en 1932[1].
En 1940, après l'arrestation de son père du fait de son action politique, elle fuit l'avancée des troupes allemandes, mais, refoulée, reprend la gérance de son café.
En 1941, son mari, César Delzenne, qu'elle a épousé en , est contraint de fuir le département pour avoir organisé une grève « patriotique » dans les mines où il travaille. Arrêté par les Allemands en , déporté, il est officiellement déclaré mort en [2].
Elle participe à la résistance au sein des Francs-tireurs et partisans. Elle est arrêtée en , condamnée à deux ans de prison, et finalement libérée en . Elle reprend alors ses activités pour le parti communiste clandestin. À la libération, elle est décorée de la croix du combattant volontaire[3].
Membre du bureau fédéral du PCF du Pas-de-Calais, nommée conseillère municipale d'Avion en 1944, puis élue maire-adjointe en 1945, elle est candidate à la mairie de Noyelles-Godault en 1947[1].
L'année précédente, elle est devenue permanente de l'Union des femmes françaises, collaboratrice de Claudine Chomat, et, de fait, passe beaucoup de temps à Paris.
Candidate sur la liste communiste à toutes les élections législatives de 1945 et 1946, elle n'est pas élue mais, à la suite de la démission de Nestor Calonne, devient députée le [1].
Peu estimée de Jeannette Vermeersch, en butte à l'hostilité d'Auguste Lecœur en raison d'un différend entre lui et le père de Julie, elle n'est pas désignée comme candidate à un nouveau mandat en 1951[1].