Il siège sur les bancs de la gauche de l'assemblée. En , il vote en faveur du rattachement du Comtat Venaissin à la France[2], et en faveur de l'octroi de la citoyenneté française aux hommes libres de couleur dans les colonies[3].
Mandat à la Convention
En , Julien Camille Le Maignan, est élu député du département du Maine-et-Loire, le onzième et dernier, à la Convention nationale[4].
Il siège sur les bancs de la Gironde, et est proche de ses collègues angevins Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, Jean-Baptiste Leclerc et Urbain-René Pilastre, comme lui anciens constituants. Lors du procès de Louis XVI, il vote «la détention et le bannissement à la paix»[5], rejette l'appel au peuple mais se prononce en faveur du sursis à l'exécution. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat, qui le dénonce un mois plus tard dans son journal comme «membre de la faction des hommes d'État»[6]. Fin mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze. Après les journées du 31 mai et du 2 juin, ses collègues angevins La Révellière, Leclerc et Pilastre présentent leur démission en août[7].
Il passe au Conseil des Cinq-cents le 4 brumaire an IV et y siège jusqu'en 1798. Il est nommé sous-préfet de Baugé sous le Consulat.
Sources
↑«Liste des noms et qualités de messieurs les députés et suppléants à l'Assemblée nationale», Archives Parlementaires de la Révolution Française, vol.8, no1, , p.5–34 (lire en ligne, consulté le )
↑«Liste des membres avant répondu à l’appel nominal dans l'affaire d'Avignon, en annexe de la séance du 4 mai 1791», Archives Parlementaires de la Révolution Française, vol.25, no1, , p.577–584 (lire en ligne, consulté le )
↑«Liste des députés qui ont voté oui dans l’affaire des colonies, en annexe de la séance du 12 mai 1791», Archives Parlementaires de la Révolution Française, vol.26, no1, , p.25–26 (lire en ligne, consulté le )
↑Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 48.
↑Michel Pertué, «La liste des Girondins de Jean-Paul Marat», Annales historiques de la Révolution française, vol.245, no1, , p.379–389 (DOI10.3406/ahrf.1981.4254, lire en ligne, consulté le )
↑Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 66, séances du 12 et du 13 août 1793, p. 75 et p. 127.