Julien Blanc
From Wikipedia, the free encyclopedia
Julien Blanc est un écrivain français, né à Paris (VIe arrondissement) le et mort le à Paris (XIe arrondissement), principalement connu pour sa trilogie autobiographique : Seule, la vie....
Fiche signalétique et états de service (1927-1940)
Il naît orphelin de son père Jules Magloire à l'Hôpital de la Charité et perd sa mère Paula Mills (d'origine irlandaise) à l'âge de huit ans. Il est alors confié à diverses institutions (pensions, orphelinats, patronage, maisons de redressement) par ses tuteurs. Au gré de ses placements en famille, il occupe différents petits métiers après sa scolarité et mène une vie d'errance. Plusieurs vols et infractions lui valent d'être emprisonné.
Le , il est engagé volontaire dans le 22e régiment d'infanterie coloniale pour cinq ans. Mais il est déclaré déserteur en puis en . Il est condamné plusieurs fois pour vols, abus de confiance et désertion. Il est successivement incarcéré à Aix, à la prison de la Santé, à la Conciergerie, à Fresnes, à la prison du Cherche-Midi, et à la prison militaire de Marseille. Élargi de cette dernière le , il passe au Bataillon d'infanterie légère d'Afrique puis au Bataillon autonome d'Infanterie coloniale, au Maroc puis en Tunisie. Il embarque pour Casablanca le . Définitivement libéré le , il rejoint Paris pour travailler aux Halles.
En 1935, interdit de séjour dans plusieurs villes de France, il part pour Barcelone. Il passe avec succès son baccalauréat en France en 1936 (à l'âge de 28 ans) après un premier échec l'année précédente. En 1936, il prend part à la guerre civile espagnole aux côtés des troupes anarchistes. Il retourne en France en 1937 à Paris puis à Marseille où il tente de se suicider. Il fait la connaissance de Louis Guilloux puis, plus tard, de Simone Weil. Il obtient, par l'entremise du premier, l'admission à l'École pratique des hautes études où il obtient sa licence ès lettres et où il fut l'élève du grand linguiste Gustave Guillaume.
- Transcription des « Détail des services et mutations diverses »
- Engagé volontaire pour cinq ans le à Paris mairie du 9e au titre du 22e Regt d'Infanterie Coloniale. Incorporé à compter du dit jour. Arrivé au corps le . Manque à l'appel le . Déclaré déserteur le . Rayé des contrôles de la désertion le (s'est présenté volontairement.) Manque à l'appel le . Déclaré déserteur le . Rayé des contrôles de la désertion le ayant été arrêté par la gendarmerie. Condamné par le tribunal de Nice du à un an de prison pour "vols". Incarcéré à la maison d'arrêt d'Aix le . Condamné par la cour d'appel d'Aix le à 18 mois de prison pour "vol". Transféré à la maison d'arrêt de la santé le . Transféré à la conciergerie le . Transféré le à la prison de Fresnes jusqu'au . Incarcéré le dit jour à la prison du cherche-midi à Paris. Mis en route sur Aix le , sous escorte de la gendarmerie. Écroué à la prison militaire de Marseille le . Condamné par la cour d'appel de Paris du à 1 an et 100 francs d'amende pour "abus de confiance". Condamné par la cour d'appel de Paris du à 8 mois de prison, 100 francs d'amende et 5 ans d'interdiction de séjour pour "vol" (confusion avec peines du même jour). Condamné par le tribunal militaire de Marseille du à 1 an de prison pour "désertion à l'intérieur en temps de fait après désertion antérieure" (art.194 du c.j.m. et art.94 confusion avec les peines prononcées les et (2 peines)) jugement exécuté le pour compter du . Élargi à la prison militaire de Marseille le et placé en subsistance le dit jour au R.I.M. De Marseille.Passé du 3e Bataillon d'infanterie légère d'Afrique le . Passe au 1er Bataillon d'infanterie légère d'Afrique à compter du par suite de la dissolution du 3e Bataillon D[écisi]on M[inistéri]elle No 9588.11 du . Passé au Bataillon autonome d'infanterie coloniale du Maroc le . Embarqué à Casablanca le et affecté le dit jour au 23e régiment d'infanterie coloniale. Nommé 1re classe le . Par décision M[inistéri]elle 9173 4/8 du 9.11.33 il a été décidé que la date de libération dont le contrat devait prendre fin le , il convient de considérer comme interruption les périodes suivantes
- A. période de désertion 8 mois 26 jours
- B. Période effective de détention (2 ans moins 2 ans 5 mois et 13 jours de remise de peines = 1 an 6 mois 17 jours au total : 2 ans 3 mois 13 jours. Ce qui reporte au la date de sa radiation des contrôles de l'activité.
- Libéré le et passé dans la réserve ledit jour.
- C[ertificat de] B[onne].C[onduite]. accordé[1]
École pratique des hautes études – Paris (1938-1944)
A la rentrée scolaire de 1938, il est étudiant-auditeur à l'EHEP. Son nom, sur les listes d'auditeurs, apparaît en petites capitales : c'est-à-dire un « élève titulaire nommé par le secrétaire d'État à l'Éducation nationale sur présentation du Conseil de la Section ». Il est inscrit 4ème section « Sciences historiques et philologiques », donc essentiellement des conférences de linguistique et de grammaire. Sur les compte-rendu de conférences, Blanc est signalé « auditeur assidu » de celles de Gustave Guillaume en Linguistique générale et grammaire française et celles Albert Dauzat, sur la langue française moderne. Il suit les également les conférences de André Martinet en Phonologie et de Charles Samaran, en Paéologie latine et française.

