Jérôme Filippini

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Jérôme Filippini
Jérôme Filippini en 2023
Fonctions
Directeur
Institut national du service public
depuis le
Préfet de la Corse-du-Sud
-
Préfet de La Réunion
-
Préfet de l'Eure
-
Simon Babre (d)
Préfet du Lot
-
Catherine Ferrier (d)
Michel Prosic (d)
Secrétaire général
Cour des comptes
-
Gérard Terrien (d)
Xavier Lefort (d)
Secrétaire général
Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (d)
-
Directeur
Direction interministérielle des systèmes d'information et de communication (d)
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinction

Jérôme Filippini, né le à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), est un haut fonctionnaire français.

Magistrat de la Cour des comptes, il est nommé préfet à quatre reprises (Lot, Eure, La Réunion, Corse) avant de diriger l'Institut national du service public (INSP, ex-ENA) à partir de 2026.

Jeunesse et études

Fils de Michel Filippini, médecin et de Michèle Pradines, institutrice, Jérôme Filippini est un ancien élève du Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, de l'École normale supérieure de Paris (L88) et de l’Institut d’études politiques de Paris (1991). Il est titulaire d’un DEA de géopolitique (Université Paris 8), d’une maîtrise de philosophie (Université Paris 10) et d’une licence d’histoire (Université Paris 10). En 1996, à l’issue de sa scolarité à l’École nationale d’administration (promotion Victor Schoelcher), il devient auditeur à la Cour des comptes.

Parcours professionnel

Après une carrière alternée entre la Cour des comptes et plusieurs ministères, Jérôme Filippini est nommé directeur des systèmes d’information du ministère de l’Intérieur en 2009. En 2011, il se voit confier la création de la première Direction interministérielle du Numérique (DINUM, alors DISIC, direction interministérielle des systèmes d’information et de communication)[1],[2],[3]. Il lance alors la création du réseau interministériel de l’État, réseau informatique étendu raccordant des services de l’État français sur le territoire national. Il initie le premier programme de mutualisation des centres de données de l’État et met en place les services mutualisés de support bureautique (Sidsic, aujourd’hui Snum) dans les services déconcentrés de l’État. Chargé, à la mi 2012, de piloter la réforme de l’État, il crée et dirige le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique jusqu’en [4],[5]. De à , il est secrétaire général de la Cour des comptes, auprès du Premier président Didier Migaud.

Il est nommé préfet du Lot en 2017[6], où il s’implique dans le développement de ce territoire rural[7]. Il y accueille le Premier ministre Édouard Philippe en à l’occasion de la Conférence nationale des territoires[8], puis le Président de la République Emmanuel Macron, lors de la Crise des gilets jaunes, pour le deuxième grand débat national réuni à Souillac le .

Il succède ensuite à Thierry Coudert comme préfet de l'Eure en 2020[9],[10]. Il doit gérer la crise du Covid-19 dans ce département normand voisin de l’Île-de-France[11], et faire face à des violences urbaines récurrentes, à Évreux[12], Louviers et Val-de-Reuil[13].

D' à il est préfet de la Réunion[14], préfet de zone et délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer dans la zone de défense et de sécurité Sud océan Indien. Lors du passage du cyclone Belal[15],[16] (15 et ), premier cyclone tropical depuis Firinga dont le centre est passé directement sur l’île[17], il est conduit à confiner la population réunionnaise pendant 40 heures[18] et à mettre en œuvre pendant 7 heures, pour la première fois, l’alerte cyclonique « violette », qui interdit aux forces de sécurité et de secours elles-mêmes de sortir, compte tenu du risque pour leur propre sécurité[19],[20].

Nommé préfet de la région Corse en , il est immédiatement mobilisé par l'organisation de la visite du Pape François à Ajaccio, qui se déroule le . Dans la suite de son mandat, il va à la rencontre des manifestants rassemblés le à Ajaccio pour dénoncer l'emprise mafieuse, et manifeste aux côtés de la société civile[21]. Quelques semaines auparavant, il s'était invité à un colloque organisé par les collectifs antimafia à Cargese[22]. À sa demande, il quitte ses fonctions à la fin du mois d'[23],[24] et réintègre son corps d'origine, la Cour des comptes.

Il est nommé en directeur de l'Institut national du service public (INSP), par décret du président de la République pris en Conseil des ministres[25]. Il remplace Maryvonne Le Brignonen. Il y est chargé de présenter une feuille de route « INSP 2030 » au cours du premier semestre 2026, visant à consolider la réforme des concours et de la formation initiale, et en proposant une montée en puissance de l'INSP sur le champ de la formation continue des cadres supérieurs et dirigeants de l'État[26],[27],[28].

Vie privée

Jérôme Filippini est marié et père de trois enfants.

Œuvres

Décorations

Notes et références

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