Kagurazaka

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Fondée dans les années 1650[1], la route principale de Kagurazaka fut autrefois à proximité des remparts du château d'Edo, en face du pont Ushigome qui enjambait une douve du château, et a depuis lors été un emplacement recherché de par cette situation géographique. Le quartier gagne en popularité à partir de la fin du XVIIIe siècle avec l'importation du temple Zenkokuji[2] et le développement de commerces dans les environs. Kagurazaka devient alors un lieu de réunion pour les élites de l'époque et au début du XXe siècle, sa renommée était principalement basée sur ses nombreuses maisons de geisha. Kagurazaka est l'un des hanamachi que l'on peut trouver au Japon.

À la suite du grand tremblement de terre du Kanto en 1923, Kagurazaka recueille nombre de restaurants huppés auparavant situés à Ginza et construit peu à peu sa réputation de quartier culturel. En raison des relativement faibles dégâts causés par le tremblement de terre dans le quartier, Kagurazaka devient également une source d'inspiration pour des écrivains japonais, dont Souseki et Ozaki Koyo. C'est ainsi que le quartier devient une référence culturelle.

Après la Seconde Guerre mondiale, la majorité des bâtiments du quartier furent reconstruits en raison des bombardements et de nombreux expatriés s'installèrent à Kagurazaka. L'arrivée de l'Institut Français du Japon et le Lycée franco-japonais de Tokyo parachèveront sa mutation avec pour résultante un quartier alliant cultures européenne et japonaise.

Aujourd'hui, Kagurazaka est fréquemment surnommée « le petit Paris », en référence à l'installation de nombreux commerces français dans le quartier.

Divers

Notes et références

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