Ses dons pour la musique le mènent rapidement à Prague où il intègre une école d'orgue. Il en sort diplômé en 1873 et y devient enseignant. En tant que professeur de musique, il éduque principalement à la théorie musicale et à l'harmonie, s'intéresse à la mélodie et publie ses recherches dans l'ouvrage Nauka o skladze homofonní. Par ailleurs, il se fait aussi remarquer comme auteur. À une époque où la politique s'immisce dans tous les domaines, il rejoint le mouvement des Jeunes Bohémiens en tant que responsable musical des Národních listů (Journaux nationaux). Il publie également des critiques, souvent polémiques, dans le Vlček's Osvěta[3],[4].
Il devient chef de chœur du Hlahol pražský (1877-1890 et 1897-1901). Il acquiert aussi une grande renommée pour son travail au Conservatoire de Prague, où l'enseignement est encore dispensé en deux langues régionales, l'allemand et le tchèque. Il devient directeur du Conservatoire en 1904, après avoir été directeur administratif sous la direction d'Antonín Dvořák. C'est lui qui prépare la réorganisation de l'enseignement: il élabore des programmes détaillés qui, enrichis et modifiés, serviront à plusieurs générations d'étudiants. Il introduit des exercices pédagogiques destinés aux futurs professeurs de musique et inaugure l'enseignement de la musique ancienne, notamment de la musique de chambre[3],[4].
Il se consacre également à la composition, écrivant de nombreuses chansons, des chants chorals et des hymnes religieux, mais ses œuvres sont relativement peu publiées. Plusieurs de ses élèves deviendront célèbres tels que Vítězslav Novák, Jaroslav Kocian(cs) ou encore Jaroslav Křička.