Karl Ludwig Schmidt
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Karl Ludwig Schmidt, né le à Francfort-sur-le-Main et mort le à Bâle, est un théologien luthérien allemand, professeur de Nouveau Testament à l'université de Bâle.
Après avoir été l'assistant d'Adolf Deissmann à l'université de Berlin[1], Karl Ludwig Schmidt est professeur d'études néotestamentaires à l'université de Giessen en 1921-1925, puis à celle d'Iéna en 1925-1929 et enfin de 1929 à à l'université de Bonn, dont il est exclu par le régime nazi en raison de son opposition au « paragraphe aryen » qui écarte les Juifs de la fonction publique.
Réfugié en Suisse à partir de 1934, Schmidt enseigne l'exégèse biblique à l'université de Bâle de 1935 à 1953. Son fils, Martin Anton Schmidt (1919-2015), sera professeur d'histoire de l'Église dans la même université.
Thèses
Pour Karl Ludwig Schmidt, les textes des Évangiles canoniques résultent de la transcription écrite de traditions orales. Son livre Der Rahmen der Geschichte Jesu (1919, Berlin, Trowitzsch) affirme que la chronologie de l'Évangile selon Marc est une invention de son rédacteur. En utilisant la méthode de la Formgeschichte (critique des formes), Schmidt démontre qu'un « éditeur » a composé le récit en assemblant des fragments qui n'avaient pas d'ordre chronologique au départ. Cette découverte représente à la fois un défi et une étape majeure dans la quête du Jésus historique[2]. L'importance de cet essai dans le développement de l'exégèse biblique est rappelée par Daniel Marguerat, qui le place dans les ouvrages de référence de la Formgeschichte, aux côtés de ceux de Martin Dibelius (1919) et de Rudolf Bultmann (1921)[3].
En 1959, Karl Barth lui rend hommage en ces termes : « Karl Ludwig Schmidt, bien supérieur à moi, tant dans l'érudition que dans la pugnacité, mais toujours tellement stimulant[4]… »