Elle est élue membre du Parlement (députée) de la circonscription de Bristol-est à la Chambre des communes lors des élections générales de 2005, sous l'étiquette travailliste. Végétarienne depuis 1981 puis végane depuis 1992, et vice-présidente de la Ligue contre les sports cruels, elle prend la parole plusieurs fois au Parlement sur la question du bien-être animal, ainsi que sur l'impact environnemental de l'élevage. En 2011, elle s'exprime sur le véganisme à la Chambre à l'occasion de la Journée internationale du végétalisme[4],[5]. Elle conserve son siège de députée lors des élections législatives de 2010, qui marquent la fin de treize ans de gouvernement travailliste, et le retour au pouvoir du Parti conservateur. Sur les bancs de l'opposition, elle est nommée ministre fantôme assistante au Travail et aux Retraites de mai à , puis au Trésor public jusqu'en , puis aux Affaires étrangères, chargée notamment des relations avec les pays d'Amérique du Sud et d'Asie, et des questions des droits de l'homme à l'international, jusqu'en [6],[3],[5]. En 2012, elle introduit une proposition de loi pour réduire le gaspillage alimentaire, en exigeant que les supermarchés reversent leurs invendus comestibles à des associations caritatives[7]. La proposition n'ayant pas abouti, elle l'introduit à nouveau en [8].
Réélue députée en 2015, elle soutient la candidature d'Andy Burnham à la tête du Parti travailliste et donc au poste de chef de l'opposition parlementaire. Burnham est battu par Jeremy Corbyn, issu de l'aile gauche radicale du parti. Corbyn rassemble les différents courants du parti pour constituer son Cabinet fantôme. Il nomme Kerry McCarthy au poste de ministre fantôme de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales[4]. Alors que sa nomination suscite l'hostilité de certains fermiers en raison de son véganisme, elle indique que ses priorités incluront la promotion d'une production agricole durable et écologiquement soutenable; accroître l'efficacité des productions agricoles au moyen des nouvelles technologies; s'assurer que les fermiers puissent vendre leurs produits à des prix plus justes auprès de la grande distribution; réduire «l'utilisation excessive» d'antibiotiques polluants sur les fermes; et améliorer le bien-être animal dans les filières agricoles[9].
Comme la large majorité des députés travaillistes, elle fait campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne lors de la campagne en vue du référendum de [10]. Après le référendum, comme de nombreuses figures de l'opposition travailliste, elle démissionne du Cabinet fantôme, expliquant qu'elle ne pense pas que Jeremy Corbyn puisse mener le parti à la victoire[11]. Elle soutient alors la candidature d'Owen Smith pour remplacer Jeremy Corbyn à la direction du Parti travailliste lors de l'élection interne organisée après le vote d'une motion de défiance contre Corbyn par les députés travaillistes[12].