Kim Seong-dong

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Décès (à 74 ans)
Nationalité Drapeau de la Corée du Sud Sud-Coréen
Langue d’écriture Coréen
Kim Seong-dong
Naissance
Boryeong (Chungcheong du Sud)
Décès (à 74 ans)
Nationalité Drapeau de la Corée du Sud Sud-Coréen
Auteur
Langue d’écriture Coréen
Kim Seong-dong
Hangeul 김성동
Hanja 金聖東
Romanisation révisée Gim Seongdong
McCune-Reischauer Kim Sŏngtong

Kim Seong-dong, aussi transcrit Kim Seong-Dong, (en coréen : 김성동), né le à Boryeong (Chungcheong du Sud) et mort le [1], est un écrivain sud-coréen[2].

Kim Seong-dong est né le à Boryeong dans la province de Chungcheongnam-do. Sa famille adhère activement au parti communiste en Corée du Sud, et, de ce fait, plusieurs de ses membres sont assassinés dans des circonstances troubles, à la suite de règlements de compte politiques. Il grandit entre moqueries de ses camarades et remarques de ses relations, qui lui reprochent ce passé communiste. Il apprend le chinois avec son grand-père et parvient à poursuivre ses études grâce au soutien financier de sa famille[2].

Mais dès son entrée à l'université, il se rend compte que son passé communiste va lui fermer beaucoup de portes en Corée du Sud. À dix-neuf ans, il rencontre un moine bouddhiste qui l'initie au bouddhisme, à la suite de quoi il abandonne ses projets de réussite et de carrière. À vingt-cinq ans, il projette d'aller étudier au Japon pour y approfondir sa connaissance du bouddhisme, mais là encore l'accès lui est refusé à cause de son passé communiste[2].

Frustré par ces expériences malheureuses, il se tourne vers la littérature, tout en continuant à enrichir sa connaissance du bouddhisme. Bientôt, il entre dans un temple en tant que disciple d'un maître zen du nom de Jihyo. Mais en 1975, à la suite de la parution de sa nouvelle Moktakjo dans la revue Religion Weekly (Jugan jonggyo), il est accusé de perturber l'ordre du temple et se voit exclu de l'ordre monastique. Il retourne alors dans le monde profane et commence à travailler pour plusieurs magazines littéraires et pour des maisons d'éditions. Mais c'est en 1978, avec la publication de Mandala dans la revue Littérature Coréenne (Hanguk Munhak) que sa carrière littéraire démarre réellement[2].

Œuvre

Comme son titre le laisse entendre, Mandala parle de bouddhisme. Faisant référence à la fois à son séjour au temple et à son retour au monde profane, l'auteur y évoque le conflit entre l'éveil spirituel et la rédemption du genre humain. Sa formation bouddhique se retrouve aussi dans des œuvres telles que Distraction Sallan »), La lampe Deung »), et En descendant de la montagne Hasan »), récits qui reviennent sur le mode de vie exigeant des ascètes bouddhistes, et sur leur volonté de faire retour à leur nature originelle de bouddha[2].

Dans ses premiers textes, Kim Seong-dong est également revenu sur l'histoire de la Guerre de Corée. Dans la trilogie composée de Ma mère et la grenouille Eomma wa gaeguri »), L'étoile Byeol ») et La lune descendante Janwol »), l'image de la mère qui a « des problèmes d'estomac récurrents » renvoie aux conséquences sur les individus du traumatisme de la guerre et de la division du pays. Ainsi, l'auteur ne se concentre-t-il pas sur la guerre en elle-même mais sur ses effets sur les survivants — une guerre qui continue d'influencer leurs vies encore bien des années après être terminée. Dans Une cabane isolée Omaksari jip hanchae, » 1982), l'auteur continue à explorer l'origine des problèmes sociaux en Corée du Sud, et c'est dans la Guerre de Corée qu'il voit les racines profondes de ces problèmes sociaux qui affectent la société sud-coréenne[2].

En 1981, le cinéaste coréen Im Kwon-taek a adapté Mandala pour le cinéma. Le film — du même titre — qu'il a réalisé a connu un vif succès[3].

Œuvres

  • 만다라, Mandala
  • 엄마와 개구리, Ma mère et la grenouille
  • , L'étoile
  • 잔월, La lune descendante
  • 오막살이 집 한채, Une cabane isolée (1982)
  • , La maison (1989)
  • 화려한 외출, Une magnifique promenade (1989)
  • 국수, Des nouilles (1995)

Traductions

  • Kim Song [sic] Dong, Mandala, traduit par Jean Golfin et Kyoung-Hae Lee, Arles, Picquier, 1992, 238 p.

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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