Kristin Hunter

écrivaine américaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Kristin Elaine Hunter (née Eggleston le et morte le ) est une écrivaine afro-américaine originaire de Pennsylvanie. Elle écrit parfois sous le pseudonyme de Kristin Hunter Lattany. Elle est surtout connue pour son premier roman, God Bless the Child, publié en 1964.

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Kristin Hunter
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Athenaeum Literary Award (God bless the child (d)) ()
Zilveren Griffel (d) ()
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Enfance et éducation

Kristin Elaine Eggleston naît le à Philadelphie, fille de George L. et Mabel (née Manigault ) Eggleston[1]. Elle fréquente l'école Charles Sumner et l'école publique Magnolia à Philadelphie avant d'obtenir son diplôme de Haddon Heights High School en 1947. Elle obtient ensuite un baccalauréat ès sciences de l'Université de Pennsylvanie en 1951[2].

Carrière

Hunter devient chroniqueuse au Pittsburgh Courier à l'âge de 14 ans, poste qu'elle occupe pendant près de huit ans. Cette expérience journalistique influence fortement son écriture ultérieure, lui conférant un sens aigu du reportage social[3].

Le premier roman de Hunter, God Bless the Child, est publié en 1964 et remporte le prix littéraire Athenaeum[4]. Comme la plupart de ses œuvres, il aborde les questions de race et de genre[5].

Son roman de 1966, The Landlord, est adapté au cinéma par Hal Ashby ( United Artists, 1970). Il est souvent cité comme un exemple clé de la rencontre entre la littérature noire et le cinéma du Nouvel Hollywood, et marque les débuts à la réalisation du réalisateur américain Hal Ashby. Il a également été produit par Norman Jewison, avec un scénario écrit par Bill Gunn. Le scénario de Gunn est remarqué pour avoir conservé la qualité incisive et satirique de la prose de Hunter tout en adaptant son réalisme urbain au style expérimental et d'avant-garde du cinéma des débuts[5].

Son recueil de nouvelles de 1973, Guests in the Promised Land, est nommé pour le National Book Award[6].

En 1955, Hunter se fait connaître au niveau national lorsque son scénario télévisé, Minority of One, remporte un prestigieux concours national organisé par le Fund for the Republic[7]. Cependant, cette production devient un exemple emblématique de la censure médiatique du milieu du XXᵉ siècle. Craignant des représailles de la part des annonceurs et des téléspectateurs du Sud, les dirigeants de la télévision ont réécrit le scénario de Hunter pour remplacer le personnage principal noir par un immigrant français blanc[3].

En 1972, Hunter commence à enseigner au département d'anglais de l'Université de Pennsylvanie, où elle prend sa retraite en 1995. Elle est également professeure invitée à l'Université Emory. Elle reçoit le Moonstone Black Writing Celebration Lifetime Achievement Award en 1996[5].

Commentant son propre travail, elle déclare :

L'essentiel de mon œuvre a traité, avec imagination, je l'espère, des relations entre les Blancs et les Noirs en Amérique. Mes premiers travaux étaient « objectifs », c'est-à-dire empreints de sympathie envers les Blancs comme envers les Noirs, et abordaient les membres des deux groupes avec ironie et humour, dans le contexte plus large de l'expérience humaine dans son ensemble. Depuis environ 1968, une colère subjective émerge en moi, parallèlement à une compréhension plus lucide des réalités sociales, bien que mon sens de l'humour et mon optimisme fondamental persistent à ressurgir avec la ténacité de mauvaises herbes indomptables[2].

Réalisme urbain

Hunter est reconnue comme une pionnière du réalisme urbain, un style qui met en lumière le vécu des Afro-Américains dans les paysages urbains du Nord, notamment à Philadelphie. D'autres analyses, notamment celles de critiques comme Trudier Harris, suggèrent que Lattany percevait l'environnement urbain non seulement comme un théâtre de lutte, mais aussi comme un lieu de résilience et de force intérieure pour la communauté[8].

Publications

  • God Bless the Child, 1964
  • The Landlord, 1966
  • The Soul Brothers and Sister Lou (National Council on Interracial Books for the Children Award), 1968[9]
  • Boss Cat, 1971
  • Guests in the Promised Land (stories; nominated for the National Book Award), 1973
  • The Survivors, 1975
  • The Lakestown Rebellion, 1978
  • Lou in the Limelight, 1981
  • Kinfolks, 1996
  • The Scribe, 1998
  • Do Unto Others, 2000
  • Breaking Away, 2003
  • Mom Luby and the Social Worker

Références

Liens externes

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