L'Analyse de la beauté

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Analyse de la beauté : destinée à fixer les idées vagues qu'on a du goût
Image illustrative de l’article L'Analyse de la beauté
Page de titre de l'édition originale.

Auteur William Hogarth
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre essai
Version originale
Langue Anglais britannique
Titre The Analysis of Beauty
Éditeur J. Reeves
Lieu de parution Londres
Date de parution 1753
Version française
Traducteur Hendrik Jensen
Éditeur Levrault, Schoell et Cie
Lieu de parution Paris
Date de parution 1805
Type de média Livre papier
Nombre de pages 410

The Analysis of Beauty (L'Analyse de la beauté) est un essai écrit par le graveur et peintre britannique William Hogarth publié à Londres au printemps 1753 et traduit pour la première fois en français en 1805.

« Destinée à fixer les idées vagues qu'on a du goût », comme l'indique le sous-titre de cette analyse, l'artiste y rassemble l'ensemble de ses théories autour d'un concept, la « ligne de beauté », et qu'il illustre lui-même de gravures (eaux fortes et bois) afin de le rendre accessible à l'honnête homme, constituant en définitive la pièce maîtresse intellectuelle de ce que l’historien d'art Ernst Gombrich a décrit comme étant « la campagne obstinée de Hogarth contre le goût à la mode »[1].

Différentes formes de lignes serpentines (figure n° 49, extraite de la planche I).

On peut résumer ainsi la théorie de « la ligne de beauté » (the Line of Beauty), qu'il faut entendre ici au sens d'une réflexion mettant en relation esthétique et notion du beau : dans une représentation (peinture, dessin, sculpture, gravure), une ligne sinueuse est toujours plus belle qu'une ligne anguleuse[1]. Hogarth la symbolise par une lettre « S » stylisée appelée « serpentine ». Elle apparaît sur la page de titre de son essai, dans une pyramide transparente sous-titrée variety ; on la trouve aussi dans ses œuvres antérieures, par exemple sur la palette située au premier plan de Le Peintre et son carlin (1745) reproduit ici dans un frontispice, ou encore tout à gauche, sur le personnage en train de peindre une enseigne dans la double-gravure Beer Street and Gin Lane (La Ruelle du gin et La Rue de la bière, ) ; enfin, dans l'essai lui-même où Hogarth illustre son propos.

Contexte

Hogarth travaille sur son traité d'esthétique depuis au moins 1745. Jusqu'à un certain point, cet ouvrage est le fruit de discussions avec ses collègues de la St Martin's Lane Academy et dans certains milieux cosmopolites comme le Sublime Society of Beef Steaks ou le café Old Slaughter ; il a sans doute bénéficié des conseils de Thomas Morell et de George Vertue. Grand lecteur, Hogarth a lu les ouvrages de Roger de Piles[2] et de Jonathan Richardson[3] ; plusieurs fois il cite le peintre et théoricien milanais Giovanni Paolo Lomazzo et le comte de Shaftesbury[4]. Ce débat, qui correspond chez Hogarth a un profond souci, celui de s'écarter du classicisme figé par les connoisseurs, intéressait à cette époque en fin de compte peu de monde, mais suffisamment pour engendrer de violentes polémiques : à parution, l'essai d'Hogarth suscita une gravure virulente et satirique de Paul Sandby[5].

Le principe de variété

Notes et références

Annexes

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