L'Antijuif
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| L'Antijuif | |
Une du premier numéro. | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | Français |
| Périodicité | hebdomadaire |
| Genre | Politique |
| Diffusion | 40 000 ex. |
| Date de fondation | 11 août 1898 |
| Date du dernier numéro | 2 avril 1903 |
| Ville d’édition | Paris |
| Directeur de publication | Jules Guérin |
| ISSN | 2113-4693 |
| OCLC | 759777145 |
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L'Antijuif est un ancien hebdomadaire français antisémite fondé à Paris le par l'anti-dreyfusard Jules Guérin, président de l'association « Grand Occident de France » (d'abord nommée « Ligue antisémitique de France ») dont le périodique se veut l'organe officiel.
Son tirage fut de 40 000 exemplaires dont la moitié fut distribuée gratuitement au titre de la propagande[1].
Ce périodique advient en pleine Affaire Dreyfus. Vendu 10 centimes, sous-titré « Défendre tous les travailleurs », le journal dispose d'une rédaction située d'abord au 56 rue Rochechouart. Au bout de quelques numéros, des illustrations apparaissent, dont des doubles pages en couleurs. Le , la mention « Grand Occident de France (rite antijuif) » est libellée en une, remplaçant celle de « Ligue antisémitique de France ». Le journal était notamment financé par le duc d'Orléans[1].
Le , le siège du journal et de l'association migrent au no 51 de la rue de Chabrol. Il fut assiégé par la police le , Guérin ayant voulu fomenter un coup d'État aux côtés notamment de Paul Déroulède[2]. Sa citadelle tint pendant cinq semaines avec douze hommes. La presse de l'époque créa alors le terme « Fort Chabrol ».
Guérin est alors emprisonné, mais la publication du périodique avait cessé dès après le .
Elle reprend sous la direction de son frère Louis Guérin[3], le à la même adresse mais pour un seul numéro, tandis que le , paraît une publication, sous le titre Le Petit antijuif de l'Est à Nancy[4], qui se définit comme organe régionale du Grand Occident de France, et qui cesse de paraître en 1909[5]. En , fut lancé Le Petit Antijuif de Lyon, qui cessa en . Cette année-là, le , fut publié Le Petit Antijuif de Paris qui n'eut que deux éditions[6].
L'Antijuif de la rue de Chabrol reprend sa parution le , passe à 5 centimes, et cesse de nouveau sa parution le , avant de reprendre les et , ses derniers numéros.
Un supplément, L'Antijuif français illustré, parut du au , durant les premiers mois de cette publication, contenant de nombreuses caricatures.
Guérin lance après , La Tribune française : journal quotidien : défendre tous les travailleurs, combattre tous les spéculateurs.
En , fut créée une Association Mémoire Jules Guérin[7], qui entretient sa tombe au cimetière de Montmartre.
Contributeurs
- Jean Drault[8]
- Émile Gravelle
- Daniel Kimon
- A. Lambot (dessins)
- Albert Larquier (d)
- Léon Roze (dessins)
- Raphaël Viau