Lobby juif

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« Lobby juif » est une expression utilisé pour décrire des activités de lobbying attribuées aux Juifs, pour la défense de leurs droits et de leurs intérêts. L'expression peut parfois être utilisé pour désigner le « lobby pro-israélien »[1],[2], mais le concept de groupes d'influences spécifiquement juifs existait déjà avant l'apparition de l'État d'Israël[3].

Le terme « lobby » étant souvent dépréciatif en français, le lobby juif est ainsi un thème récurrent du discours antisémite ou antisioniste[4].

Selon Le Monde diplomatique l'utilisation de l'expression en France serait historiquement le fait de l’extrême-droite, l'expression résumant en deux mots l'ensemble des « fantasmes » antisémites : la finance juive, les médias juifs et le pouvoir juif, telle une version modernisée des Protocoles des sages de Sion[5].

Quand, dans les années 1990 et 2000, le terme de « lobby juif » est entendu dans la bouche de figures politiques de premier plan, c'est toujours « pour dénoncer les méfaits supposés d'un petit groupe indéfini en dehors du qualificatif de juif »[6]. Ainsi, de François Mitterrand, selon le témoignage de Jean d'Ormesson, quand celui-ci évoque son amitié avec René Bousquet, ou de Raymond Barre, sur France Culture, quand on lui rappelle sa déclaration lors de l'attentat de la rue Copernic[6],[Note 1]. Les propos prêtés au chef d'État en fin de mandat et ceux tenus par l'ancien chef de gouvernement condamnent respectivement « l'influence puissante et nocive » et « les opérations [...] indignes » du lobby juif en France.

De même, en , lorsque le gouvernement décide de retirer le cinquantenaire de la mort de Céline des commémorations de l'année 2011 à la suite d'une demande du CRIF, du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme et de Serge Klarsfeld, président des Fils et Filles des déportés juifs de France, le philosophe Alain Finkielkraut estime que cela accrédite l'idée que « le lobby juif fait la pluie et le beau temps en France »[7].

Pour Sébastien Picaud sur Mediapart, l'expression « lobby juif » peut même faire référence à une « théorie du complot » déjà apparue dans le Protocole des sages de Sion, faux document élaboré par la police tsariste au début du XXe siècle[8].

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Notes et références

Annexes

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