L'Arbre blanc (Montpellier)

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Architecte
Sou Fujimoto, Nicolas Laisné, Dimitri Roussel et OXO Architectes
Construction
2016-2019
Inauguration
Coût
45 millions d'euros
L'Arbre blanc
L'Arbre blanc, le Lez et le pont Juvénal.
Histoire
Architecte
Sou Fujimoto, Nicolas Laisné, Dimitri Roussel et OXO Architectes
Construction
2016-2019
Inauguration
Coût
45 millions d'euros
Usage
Logements, bureaux, galerie d'art, restaurant
Architecture
Hauteur
Toit : 56 mètres
Dernier étage : 56 mètres
Surface
2525 m2
Étages
17
Sous-sols
3
Appartements
113
Localisation
Pays
Division administrative
Adresse
10 Parvis Oscar Niemeyer, Montpellier
Coordonnées

L'Arbre blanc est un immeuble résidentiel situé à Montpellier. Haut de 56 mètres, il surplombe le quartier Port Marianne et le Lez. Avec ses 17 étages et ses 193 balcons, son architecture atypique en fait un élément essentiel du panorama urbain de la cité languedocienne.

Dessinée par Sou Fujimoto, cette tour abrite logements, bureaux, galerie d'art et restaurant et est livrée en 2019.

Situé au bord du Lez et du pont Juvénal, l'Arbre blanc surplombe les quartiers Antigone et Port Marianne[1],[2].

La ligne A du Bustram s'arrête devant.

Histoire

Dans le cadre du projet des « Folies du XXIe siècle » en 2012, la ville lance en 2013 un appel d'offres pour la « folie architecturale de Richter » qui est attribué au projet « l'Arbre blanc » de Sou Fujimoto en [3],[4],[5]. Il s'agit du premier projet français pour l'architecte japonais[3].

L'équipe vainqueur, constituée à peine 10 jours avant la date de remise des dossiers, l'emporte à leur grande surprise face aux mastodontes Bouygues Immobilier et Vinci Immobilier[5].

Le projet des 12 folies est abandonné après l'élection de Philippe Saurel, qui les qualifie de « ghettos de riches », seuls l'Arbre blanc et la Folie divine de Farshid Moussavi voient le jour[4]. Élu en 2020, Michaël Delafosse relance en 2022 le projet d'immeubles à l'architecture audacieuse d'Hélène Mandroux, pour qui il était adjoint à l'urbanisme[4],[6].

Il est construit à la place d'un immeuble de bureaux de deux étages et 700 m2 de surface au sol, qui reprenait le style architectural d'Antigone[7]. En 2015, une semaine après le début de la commercialisation, la moitié des logements est vendue[8]. Le permis de construire est délivré le [7].

Initialement, l'immeuble devait être livré en [9]. Sa construction débute officiellement par la pose de la première pierre le [10].

La pose des balcons et des pergolas débute en pour s'achever en [11],[12].

Il est livré en [1], les premiers habitants recevant les clés en [13]. L'immeuble est inauguré le [14].

En 2020, le site internet consacré à l'architecture ArchDaily (en) décerne à l'Arbre blanc le titre de « plus bel immeuble résidentiel du monde »[4]. En 2021, il reçoit le Best Tall Building Award of Excellence Winners par le Council on Tall Buildings and Urban Habitat (CTBUH)[15]. Dès 2017, il est récompensé au grand prix régional des Pyramides d’argent, décerné par la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerrané[5].

Coût

Le coût de l'immeuble est de 45 millions d'euros[1].

Acteurs du chantier

La maitrise d'ouvrage est assurée par les promoteurs Opalia, Promeo Patrimoine, Evolis Promotion et Crédit Agricole Immobilier Languedoc-Roussillon avec une délégation à GSA Réalisation[3],[1],[16].

La maitrise d'œuvre est assurée par les cabinets d'architectes Sou Fujimoto Architects (Japon) assisté par les parisiens Nicolas Laisné, Dimitri Roussel et OXO Architectes sous la direction de Marie-Laure Coste-Grange ; CAP Conseil et icK assurent la maîtrise d'œuvre d'exécution et Now Here Studio les aménagements paysagers[3],[16],[5].

Les bureaux d'études techniques sont André Verdier (structure), Argetec (fluides) et Franck Boutté Consultants (HQE), VPEAS (économiste), Relief GE (géomètres et VRD), Les Eclaireurs (mise en lumière), Socotec (contrôle) et Efectis (comportement au feu)[16].

Le gros œuvre est réalisé par Fondeville, la charpente métallique par Languedoc Etanchéité et SPCM, les façades par CIPRES, l'électricité par Engie, les CVC par Midi-Thermique[16].

Le chantier a mobilisé 15 corps de métier et jusqu'à 1500 personnes[1],[14].

Caractéristiques

L'Arbre blanc est un immeuble de 56 mètres de haut et 17 étages accueillant 113 logements (des 2 et 3 pièces sur les six premiers étages et des 3 à 5 pièces au dessus) dont des duplex à plus de 5000 euros le m2 (6000 € pour les derniers niveaux), une galerie d'art, un espace de coworking au premier étage et un restaurant au rez-de-chaussée, complété un bar en rooftop (670 m2) au dernier étage[17],[3],[18],[19],[20]. Il offre 10 500 m2 de surface de plancher et occupe 2525 m2 de surface au sol[16],[8].

Son architecture est inspirée par la nature et est influencée par les cultures françaises et japonaises : l'immeuble se présente comme un cerisier du Japon paré du blanc des pierres du sud de la France allié au raffinement japonais, les balcons étant des branches, le bâtiment faisant appel à l'aluminium laqué[3],[4],[1],[17],[20]. L'immeuble autorégule la chaleur, en la bloquant en été et en laissant passer le soleil en hiver, afin de réaliser des économies d'énergie[20].

L'immeuble offre des lignes incurvées qui, selon les architectes, sont « à l'image d 'une forme naturelle que l'eau ou le vent serait venu creuser, sculpter au fil du temps » et suivent le tracé du Lez[17],[9].

La façade, couverte à 45 % par des surfaces vitrées[5], est parsemée de 193 balcons et de pergolas en porte-à-faux allant jusqu'à 7,5 mètres de long, 5 mètres de large et de 18 à 42 m2 de surface pour lesquels l'architecte explique qu'on peut, lorsqu'on se tient dessus « voir [les] nombreux balcons [des] voisins » afin de « [recréer] les sentiments de voisinage et de relation, mais en même temps, il existe des distances appropriées pour permettre un espace personnel »[12],[17],[21],[1]. La surface de balcon est égale à au moins la moitié des appartements[9],[5]. Chaque appartement dispose de un à trois balcons[5].

Ces porte-à-faux, pouvant soutenir jusqu'à 350 kilos au m2, sont une première mondiale et ont nécessité plusieurs procédés innovants dont la technique de pose inspirée des pont-levis et une plateforme avec un contre-poids motorisée portée par une grue[14]. Plus de 600 tonnes d'acier ont été utilisé pour la charpente métallique[1].

Les logements ont une conception intérieure modulable, les acheteurs pouvant choisir parmi un large catalogue d'options et de plans[9].

En sous-sol, l'immeuble offre trois niveaux de parking souterrain pour 144 places et une cinquantaine de caves[17],[15].

L'apparence du bâtiment change selon la luminosité[21].

Réception

Références

Voir aussi

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