Michaël Delafosse
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Michaël Delafosse | |
Michaël Delafosse en 2022. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de Montpellier Méditerranée Métropole | |
| En fonction depuis le (5 ans, 9 mois et 8 jours) |
|
| Élection | |
| Réélection | 9 avril 2026 |
| Prédécesseur | Philippe Saurel |
| Maire de Montpellier | |
| En fonction depuis le (5 ans, 9 mois et 19 jours) |
|
| Élection | 4 juillet 2020 |
| Réélection | 22 mars 2026 |
| Coalition | PS-PCF-PRG-GE-PA |
| Prédécesseur | Philippe Saurel |
| Conseiller départemental de l'Hérault | |
| – (5 ans, 3 mois et 2 jours) |
|
| Avec | Gabrielle Henry |
| Élection | 29 mars 2015 |
| Circonscription | Canton de Montpellier-2 |
| Prédécesseur | Pierre Maurel |
| Successeur | François Lanot |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris (France) |
| Nationalité | Français |
| Parti politique | PS (depuis 1993) |
| Diplômé de | Université Montpellier 3 |
| Profession | Enseignant d'histoire-géographie |
|
|
|
| Maires de Montpellier | |
| modifier |
|
Michaël Delafosse, né le à Paris, est un homme politique français.
Membre du Parti socialiste (PS), conseiller départemental de l'Hérault de 2015 à 2020, il est élu maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole en 2020.
Enfance et famille
Michaël Delafosse naît le à Paris[1]. Il est le fils d'un psychiatre et d'une mère au foyer[2].
Il est marié à Anne Lise Barral[3], directrice adjointe du CHU de Nîmes, chargée des affaires médicales, et père de deux enfants.
Formation et enseignement
Titulaire d'un DEA en géographie urbaine décerné par l'université Paul-Valéry Montpellier 3 et du CAPES d'histoire-géographie[4], il enseigne cette discipline au collège Fontcarrade à Montpellier[5].
Engagement lycéen et étudiant
Syndicalisme lycéen et étudiant (UNL, UNEF)
Michaël Delafosse est scolarisé au lycée Mas de Tesse[6] (renommé lycée Jules Guesde depuis) à Montpellier, il y organisera plusieurs manifestations contre les lois Falloux en 1993[7] et contre le contrat d'insertion professionnelle[2] en 1994.
La même année, il adhère au Mouvement des Jeunes Socialistes et se rapprochera du Club Convaincre, animé par des jeunes rocardiens[8].
À la même période, il crée le Collectif lycée de l’enseignement public[2] avec quelques amis, dans le but de porter la voix des lycées sur des sujets nationaux. Quelques jours plus tard, ce collectif fusionne avec l'Union nationale lycéenne. Michaël Delafosse en deviendra le président en 1995. Au même moment, il est élu au Conseil supérieur de l’éducation et au Conseil national de la vie lycéenne[1].
À la demande du Ministre de l'éducation nationale François Bayrou en 1995, Michaël Delafosse devient membre de la commission Fauroux[2], qui a pour but de lancer des États-Généraux de l’éducation.
En 1998, il intègre une formation d'Histoire Géographie à l'université Paul-Valéry Montpellier-3, dont il obtient deux DEUG (Histoire et Géographie) puis une Maîtrise en 2000. À la même période, il s'engage au syndicat UNEF-ID et en devient vice-président national.
Militant mutualiste (LMDE)
Michaël Delafosse s'engage dans les mouvements mutualistes et prend la présidence du Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF)[9]. Les affaires financières de la MNEF, entraînent la démission de Dominique Strauss-Kahn du Ministère des Finances en 1999. Michaël Delafosse se défendra de toute implication de l'antenne montpelliéraine dans ces affaires. La Mutuelle des étudiants (LMDE) est créée en 2000, Michaël Delafosse s'engage dès sa création, il en prend la présidence en 2003.
Mandats politiques
Élu conseiller municipal de Montpellier en 2008 sous le mandat d'Hélène Mandroux, il occupe successivement les fonctions d'adjoint au maire délégué à la culture puis à l'urbanisme[4].
Adjoint à la culture (2008-2011)
Élu conseiller municipal de Montpellier sous le mandat d’Hélène Mandroux en 2008, cette dernière le nomme d’abord adjoint au maire à la culture. Pendant les trois premières années du mandat, de nouveaux rendez-vous culturels ont été instaurés comme les Zones Artistiques Temporaires[10] ou l'Agora des Savoirs[11].
Adjoint à l’urbanisme (2011-2014)
En , Hélène Mandroux confie à Michaël Delafosse une nouvelle délégation, celle d'adjoint au maire chargé de l'urbanisme, délégation qu'il occupe jusqu'à la fin du mandat. Ses principales actions à ce poste sont de développer, aux côtés des urbanistes Bernardo Secchi et Paola Viganò « Montpellier 2040 », soit 100 mesures qui constituent le projet urbain de la ville de Montpellier à l'horizon 2040[2]. Il lance aussi les « Folies » de Montpellier[6], des appels d'offres à promoteurs afin de réaliser des œuvres architecturales censées renouer avec le XVIIIe siècle, qui avait vu l'émergence de bâtiments à l'architecture radicale conçus par des architectes régionaux. L'une de ces « Folies » les plus remarquées est « l'Arbre Blanc »[7], qui bien qu'élu « plus bel immeuble résidentiel » par le magazine « ArchDaily » en 2020[8], est au cœur de débats depuis son inauguration en 2019. Si son design audacieux, avec ses balcons en saillie, est récompensé, il suscite des critiques sur le confort d'été (chaleur), l'intimité et l'esthétique, divisant entre fierté architecturale et défiguration urbaine[réf. nécessaire].
Conseiller municipal d'opposition (2014-2020)
Aux élections municipales de 2014 à Montpellier, battu aux primaires[10], il figure sur la liste PS de Jean-Pierre Moure qui arrive en seconde position après le candidat divers gauche, Philippe Saurel. Il est élu au conseil municipal de Montpellier dans l'opposition[11].
Conseiller départemental de l'Hérault (2015-2020)
Il est élu conseiller départemental de l'Hérault dans le canton de Montpellier-2, en binôme avec Gabrielle Henry, lors des élections départementales de 2015[12]. Il se présente alors comme le principal adversaire de Philippe Saurel à gauche[13].

Maire de Montpellier (depuis 2020)
En 2020, il présente la liste « La gauche qui nous rassemble » aux élections municipales. Le premier tour oppose 14 listes dont trois listes écologistes. La liste de Michaël Delafosse arrive en deuxième position derrière celle du maire sortant. Pour le second tour, il s'allie avec la liste officielle d'Europe Écologie Les Verts menée par Coralie Mantion en présentant la liste « Montpellier unie solidaire écologiste laïque innovante ». Il propose notamment dans son programme la gratuité des transports publics pour les habitants de la métropole et l'ajournement du projet d'un grand centre commercial Ode à la mer à Pérols[14]. Il remporte l'élection avec 47,2 % des suffrages, contre 34,6 % pour Philippe Saurel et 18,1 % pour la liste de Mohed Altrad[15]. Élu maire de Montpellier par le conseil municipal le [16], il démissionne de son mandat départemental au profit de son suppléant[17]. Le suivant, il est élu président de Montpellier Méditerranée Métropole[18].
Entre 2020 et 2025, la trajectoire budgétaire de la ville et de la métropole de Montpellier est marquée par une hausse significative de l'endettement, liée notamment à un programme d'investissement volontariste dans les mobilités et les infrastructures[19].
Prises de position
Gratuité des transports
En , Montpellier Méditerranée Métropole, sous l'impulsion de Michaël Delafosse, devient la plus grande métropole européenne à mettre en place la gratuité totale des transports publics[20].
La mesure, initialement annoncée lors de la campagne électorale de 2020, a pour objectif de favoriser le report modal, de réduire la pollution automobile et de soutenir le pouvoir d’achat des habitants et des visiteurs[21].
Un rapport de la Cour des comptes datant de 2025 dénonce toutefois un report modal des automobilistes très limité (seul un tiers des nouveaux usages remplace un trajet en voiture ou en moto), un manque d'études préalables et que le coût de la gratuité (34 millions d'euros par an) rend le réseau dépendant de l'endettement et des subventions publiques[22]. Le rapport note que le nombre de rames de tramways, qui assurent 80 % du trafic, n’a pas été accru alors que le réseau était déjà saturé, et que le coût de la gratuité rend difficile l'augmentation du nombre de rames, de chauffeurs, situation également dénoncée par les syndicats[23],[22]. Le rapport de la Cour des comptes souligne également que la mesure est populaire puisqu'une majorité de la population interrogée dans son rapport soutient la gratuité, mais que le sentiment de qualité perçue a diminué (propreté, affluence et sécurité), entraînant une baisse de la fréquentation par certains usagers habituels[22].
Laïcité et accusation d'islamophobie
Michaël Delafosse organise chaque année à Montpellier les Assises de la laïcité, en lien avec l’anniversaire de la loi du 9 décembre 1905. L’événement vise à favoriser une meilleure compréhension et application du principe de laïcité auprès des agents municipaux et du grand public. En , il reçoit le Prix national de la laïcité, décerné par le Comité Laïcité République, en reconnaissance de son action en faveur de la laïcité[24].
Sa conception de la laïcité, proche de celle du Printemps républicain[25], suscite également de fortes oppositions d'associations (La Libre Pensée et La Ligue des droits de l'homme notamment)[26]. Il est accusé d'instrumentalisation et de stigmatisation vis-à-vis des citoyens de confession musulmane et fait l'objet d'accusation d'islamophobie par des opposants politiques et des habitants de quartier populaire[27]. En 2019, il refuse qu'une femme, désignée par son partenaire du Parti communiste français et portant le voile figure sur sa liste[28].
Sécurité
Dans le cadre de son mandat, Michaël Delafosse crée une police métropolitaine des transports[29] et une brigade de logement social. Un plan de lutte contre les trafics de drogue[30] est également mis en œuvre, ainsi que des mesures spécifiques pour la sécurité des femmes, comme l'arrêt de bus à la demande après 20 heures et l'ouverture d'un centre d'accueil pour les femmes victimes de violences. En 2023, il intervient dans une affaire concernant des marchands de sommeil dans le quartier de La Mosson, se portant partie civile au procès[31].
En tant que maire de Montpellier, il affirme avoir fait de la sécurité sa priorité, notamment en coordination avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Il recrute également Olivier Nys, ancien directeur général des services de Gérard Collomb à la métropole de Lyon, pour « simplifier » l'administration de la métropole et la ville de Montpellier. Ce choix suscite des critiques en raison du profil et de la tâche attribuée à Olivier Nys[32].
Culture
Montpellier se porte candidate au titre de Capitale européenne de la culture pour 2028, en partenariat avec plusieurs communes de l'Hérault, dont Sète et Pézenas. La candidature vise à développer l'offre culturelle et le rayonnement international de la ville. Montpellier atteint la finale, aux côtés de Rouen, Clermont-Ferrand et Bourges, mais c'est cette dernière qui est finalement désignée en [33].
Vie politique nationale
Il soutient Anne Hidalgo en vue de l'élection présidentielle de 2022[34]. Critique envers la direction du Parti socialiste menée par Olivier Faure, il est proche de Bernard Cazeneuve et de Carole Delga, présidente du conseil régional d'Occitanie. Il déclare auprès du Figaro en que le Premier ministre Jean Castex « sera perçu un jour comme l'un des meilleurs premiers ministres de la Ve République tant il est à l'écoute des préoccupations des élus locaux »[32].
Lors de la campagne pour les élections législatives en , il ne suit pas l'accord pour une Nouvelle Union populaire écologique et sociale (conclu entre la France insoumise, EELV, le PCF et le PS), qu'il considère inadapté à la situation montpelliéraine, et soutient la candidature à Montpellier de Fatima Bellaredj sous l'étiquette « majorité municipale, départementale et régionale »[35].
Toujours dans cette continuité de non-soutien de la NUPES, il annonce soutenir une candidature défiant la direction actuelle du PS en vue du Congrès tenu à Marseille fin janvier 2023[36]. Il juge qu'il « ne faut pas garder cette direction ». Il applique cela en signant la contribution générale, en vue du Congrès, intitulée Refondations, portée notamment par le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et la conseillère de Paris Lamia El Aaraje[37].
Vie politique internationale
Michaël Delafosse est le premier maire français à se rendre dans la région du Sahara occidental. À cette occasion, il s'est déclaré favorable à la souveraineté du Maroc sur ce territoire. Il a également plaidé pour un renforcement des relations avec le Royaume[38].
Synthèse des résultats électoraux
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
| Année | Liste | Commune | 1er tour | 2d tour | Sièges | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | CM | CC | ||||
| 2020[15] | PS-PCF-PRG | Montpellier | 8 636 | 16,66 | 2e | 24 046 | 47,22 | 1er | |||
| 2026 | PS-PCF-PP-PRG-PA-GE-GRS-L'E-LÉ diss. | 29 069 | 33,41 | 1er | 38 668 | 50,13 | 1er | ||||
Élections départementales
| Année | Parti | Canton | Binôme | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | ||||||
| 2015[39] | PS | Montpellier-2 | Gabrielle Henry | 1 882 | 23,43 | 1er | 4 467 | 58,96 | 1er | Élu | |
Autres mandats
- Coprésident de la commission mobilité du bureau de France urbaine pour 2020 à 2026[40].
- Référent laïcité au sein de l'Association des maires de France[41].
- Président de la Fédération hospitalière de France région Occitanie[42].
- Deuxième vice-président de l'Association des villes universitaires françaises (AVUF) depuis le [43].
- Membre du conseil d'orientation stratégique de l'Institut français[44].
- Président de Cités unies France[45].
- Président du réseau Medcities[46].