La Bachellerie

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La Bachellerie
La Bachellerie
Le château de Rastignac à La Bachellerie.
Blason de La Bachellerie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Intercommunalité Communauté de communes Terrassonnais Haut Périgord Noir
Maire
Mandat
Roland Moulinier
2026-2032
Code postal 24210
Code commune 24020
Démographie
Gentilé Bacheliers
Population
municipale
891 hab. (2023 en évolution de −0,89 % par rapport à 2017)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 42″ nord, 1° 09′ 16″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 281 m
Superficie 17,34 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Haut-Périgord Noir
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web labachellerie-perigord.fr

La Bachellerie est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Localisation

Dans l'est du département de la Dordogne, La Bachellerie est une commune rurale[1] située en Périgord noir.

Le bourg de La Bachellerie est situé, en distances orthodromiques, neuf kilomètres au nord de Montignac-Lascaux, et douze kilomètres à l'ouest de Terrasson-Lavilledieu.

Le nord de la commune est traversé par l'autoroute A89 sur près d'un kilomètre et demi, l'échangeur no 17 (Thenon-Est) et son péage étant situés sur le territoire communal. La route départementale (RD) 6089 et la RD 704 sont les autres voies de communication principales de la commune, également desservie par la RD 65.

La gare de La Bachellerie était une gare ferroviaire française de la ligne ferroviaire Périgueux-Brive, la commune était desservie jusqu'en 2020 en gare de La Bachellerie. Désormais, les gares ouvertes les plus proches du bourg sont celles de Condat - Le Lardin et de Thenon situées respectivement 7,5 km à l'est-sud-est et 10 km à l'ouest-nord-ouest.

Communes limitrophes

La Bachellerie est limitrophe de sept autres communes.

Géologie et relief

Géologie

Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. La Bachellerie est située dans le deuxième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de roches calcaires très dures du Jurassique que la mer a déposées par sédimentation chimique carbonatée, en bancs épais et massifs[2].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire, de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque et du Paléozoïque. La formation la plus ancienne, notée tfρ3, est constituée de grès de Thiviers et d'ardoises d'Allassac, des métatufs rhyodacitiques à chlorite et métagrauwackes, séricitoschistes intercalés (Cambrien moyen à supérieur). La formation la plus récente, notée CFvs, fait partie des formations superficielles de type colluvions carbonatées de vallons secs : sable limoneux à débris calcaires et argile sableuse à débris. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « no 784 - Terrasson » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[Carte 1],[3] et sa notice associée[4].

Carte géologique de La Bachellerie.

Relief et paysages

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 94 m[5] à l'extrême est de la commune, là ou le Cern quitte la commune et entre sur celle du Lardin-Saint-Lazare, et 281 m[5],[6] à l'est du lieu-dit le Combalou[Carte 2].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [7]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1] et 14 sous-unités[8]. La commune fait partie du Périgord central, un paysage vallonné, aux horizons limités par de nombreux bois, plus ou moins denses, parsemés de prairies et de petits champs[9].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 17,34 km2[5],[10],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 17,73 km2[3].

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[13]. Elle est drainée par le Cern, le Taravellou, la Nuelle, le Pouchard et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 16 km de longueur totale[3],[Carte 3].

Le Cern (également appelé Douime dans sa partie amont), d'une longueur totale de 13,64 km, prend sa source dans la commune d'Azerat et se jette dans la Vézère en rive droite au Lardin-Saint-Lazare, face à la commune de Condat-sur-Vézère[Carte 4],[14]. Il arrose le nord de la commune d'ouest en est sur plus de cinq kilomètres et demi.

Le Taravellou, d'une longueur totale de 10,51 km, prend sa source dans la commune de Badefols-d'Ans et se jette dans le Cern  dont il est le principal affluent  en rive gauche, dans le nord du territoire communal[Carte 5],[15]. Il baigne le territoire communal sur plus d'un kilomètre et demi dont 700 mètres en limite de Saint-Rabier.

Deux autres affluents de rive gauche du Cern baignent la commune : le Pouchard sur près de 800 mètres dans le nord et la Nuelle sur une cinquantaine de mètres dans l'est.

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Vézère-Corrèze ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de la Vézère et de la Corrèze, d'une superficie de 3 730 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le conseil départemental de la Corrèze[16]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [17].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 6].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[20] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[21]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 993 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Thenon à 7 km à vol d'oiseau[24], est de 12,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 907,1 mm[25],[26]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,3 °C, atteinte le [Note 3].

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[27],[28].

La commune fait partie du bassin de la Dordogne, un territoire d'une superficie de 24 000 km2 reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en et se situe dans sa « zone de transition »[29].

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4].

Aucun site Natura 2000 n'a été défini sur la commune[31].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.

En 2023, aucune ZNIEFF n'est recensée sur la commune d'après l'INPN[32].

Urbanisme

Typologie

Au , La Bachellerie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[33]. Elle est située hors unité urbaine[34] et hors attraction des villes[35],[36].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,9 %), prairies (26,2 %), zones agricoles hétérogènes (22,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %), zones urbanisées (2,6 %)[37]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 7].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Villages, hameaux et lieux-dits

Outre le bourg de La Bachellerie proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[38] :

  • Beauséjour
  • Bellevue
  • Bois Sauvage
  • les Bouilleries
  • la Brauge
  • le Breuil
  • les Carrières
  • le Causse
  • Chantemerle
  • Charnaillas
  • Chartreuse des Frauds
  • le Chastel
  • Château de Rastignac
  • le Combalou
  • Combelarue
  • le Cros
  • la Faurie
  • la Fon Boullen
  • Fon Ronde
  • Fonbuguet
  • la Fontaine Bachelière
  • les Gauliats
  • la Genèbre
  • Lac
  • la Lande
  • Laularie
  • Lesparre
  • Madeleine
  • la Marzelle
  • Mirabel
  • Monrival
  • les Monteyx
  • le Moulin du Jarry
  • la Mule Blanche
  • le Palin
  • Pater Noster
  • Peybeyly
  • Pierre Pendue
  • le Planard
  • le Poirier
  • le Ponbiais
  • le Pouget
  • les Puys Mèges
  • les Reclauds
  • les Ringuettes
  • la Rochetaillade
  • les Rocs
  • la Rustelle
  • Sinzelas
  • la Tour
  • Tuillière
  • Valette.

Prévention des risques

Le territoire de la commune de La Bachellerie est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[39]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[40].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Taravellou et le Cern. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2008[41],[39].

Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2020 pour le Cern et la partie aval de ses affluents le Pouchard et le Taravellou, impactant notamment le lieu-dit la Mule Blanche, le long de la route départementale 6089 et, plus à l'est, une grande partie de la zone comprise entre cette route et la voie ferrée[42],[43].

La Bachellerie est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du au et du au , utilisation réglementée du au et du au [44]. En , un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[45],[46].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Bachellerie.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[47]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[48]. 47,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 8]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 5],[49].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[39].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de La Bachellerie est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[50].

Toponymie

La première mention écrite connue du lieu remonte au XIIIe siècle, appelé alors Le Cern, du nom du ruisseau qui passe en contrebas[51]. La Bachalaria n'apparait qu'en 1466, appelé ensuite La Bachellerie du Cern[51].

Le nom de la commune vient du nom d'un personnage, Bachelier, ou d'un « bachelier » (jeune homme noble), suivi du suffixe -ie[51],[52], correspondant au « domaine de Bachelier, ou du bachelier ». Le nom bachellerie désignait aussi au Moyen Âge un « ensemble de jeunes chevaliers »[53].

En occitan, la commune porte le nom de La Bachalariá[52],[54].

Histoire

La rue principale du bourg en 1906.

Le territoire communal a été occupé au Paléolithique et au Néolithique[51].

La paroisse initiale s'est d'abord appelée Sern puis Cern et n'a pris le nom de La Bachellerie que vers 1730[54].

Probablement édifiée au XIe siècle, l'église initiale, dédiée à sainte Madeleine, était située au lieu-dit les Joncques[55]. Implantée dans une zone inondable, cette église a finalement été détruite[56]. Vers 1672, le marquis de Rastignac fait édifier une nouvelle église à La Bachellerie dans laquelle la cloche datant de 1546 de l'ancienne église est installée[56]. En très mauvais état dans les années 1850, l'édifice est fermé et un petit bâtiment permet de continuer la célébration des offices religieux[57]. Compte tenu de la taille trop restreinte de ce local, l’évêque de Périgueux suspend les offices à La Bachellerie en 1858[57]. Après avoir vendu des biens communaux et les matériaux de l'ancienne église, le conseil municipal lève un impôt extraordinaire pour la construction d'une nouvelle église dont les travaux s'achèvent en 1868[57].

Déraillement de La Bachellerie

Déraillement de La Bachellerie.

Le , jour de Pentecôte, à la suite d'un premier accident sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon à Vigeois en Corrèze, un train express qui devait emprunter la ligne interrompue a été dirigé sur Brive via Périgueux. Le train no 71 arrive à toute vitesse vers cinq heures du matin dans une courbe assez prononcée quand un attelage se rompt. La machine continue sa route et dépasse la station. Douze wagons sur dix-huit entrent les uns dans les autres, démolissant les bâtiments de la gare.

Des secours arrivent assez rapidement par la ligne de Nexon et de Saint-Yrieix. Parmi les décombres, on dénombre huit morts et une quarantaine de blessés. La cause du drame apparaît immédiatement. Il s'agit d'un écartement des rails au passage de la machine, la voie Brive - Périgueux n'ayant pas été construite en vue d'y faire circuler des express, il aurait fallu agir avec infiniment plus de prudence.

Sources d'informations :

Seconde Guerre mondiale

Piédestal de la stèle à la mémoire des déportés juifs de La Bachellerie.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le , le château de Rastignac est incendié par les troupes allemandes de la division Brehmer à la suite d’une opération de représailles contre la Résistance, et de nombreux objets d'art ainsi que 33 tableaux de collection de la galerie Bernheim-Jeune qui y étaient cachés depuis ont disparu[58] (parmi lesquels des Cézanne, des Manet, des Renoir, des Toulouse-Lautrec, un Matisse et un van Gogh)[59].

Ce même jour, une autre colonne motorisée de la division Brehmer  composée de 300 à 400 hommes  investit le bourg de La Bachellerie et s'y installe pendant quatre jours[60]. Onze personnes sont fusillées le et plusieurs dizaines de personnes  dont Marcel Michel le sénateur-maire de La Bachellerie, ainsi que le propriétaire du château de Rastignac  sont transportées à Périgueux[60]. Après quelques semaines de détention, certains sont libérés mais 33 femmes et enfants juifs sont déportés le à Auschwitz-Birkenau, dont seulement cinq femmes reviendront[60],[61]. Un autre habitant juif de la commune est fusillé le à Saint-Rabier et deux autres le au cimetière d'Azerat[60].

Politique et administration

Rattachements administratifs

La commune de La Bachellerie a, dès 1790, été rattachée au canton de la Bachellerie qui dépendait du district de Montignac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Terrasson (devenu canton de Terrasson-la-Villedieu en 1963, puis renommé en canton de Terrasson-Lavilledieu en 1997) dépendant de l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[5].

Lors de la réforme de 2014 entrée en vigueur à l'occasion des élections départementales de mars 2015[62], la commune est rattachée au canton du Haut-Périgord Noir nouvellement créé, dont le bureau centralisateur est celui de Thenon.

Pour les élections législatives, la commune fait partie de la quatrième circonscription de la Dordogne.

Intercommunalité

Fin 2002, La Bachellerie intègre dès sa création la communauté de communes Causses et Vézère. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes du Terrassonnais en Périgord noir Thenon Hautefort, renommée communauté de communes Terrassonnais Haut Périgord Noir en .

Administration municipale

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2023, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2026[63],[64].

Liste des maires

La mairie en 2023.
Liste des maires successifs[65]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1903 ou 1904   Arnaud Denoix   Sénateur (1896-1917)
         
1925 novembre 1941[Note 6] Marcel Michel PRS Instituteur
Sénateur (1928-1945)
novembre 1941 octobre 1944[Note 7] Délégation spéciale   Délégation présidée par Paul Bienaise
octobre 1944 octobre 1947 Marcel Michel PRS Instituteur
Sénateur (1928-1945)
octobre 1947 mai 1953 Jean Reyjal    
mai 1953 mars 1959 Pierre Tocah    
mars 1959 mars 1971 Jean Deltreuil    
mars 1971 mai 1983 Léon Michel PS Professeur
mai 1983 mars 1989 Jean-Raymond Lescure DVD Exploitant agricole
mars 1989 juin 1995 Françoise Meekel PS Exploitante agricole
juin 1995
(réélu en mars 2026[66])
en cours Roland Moulinier SE[66] Médecin

Équipements et services publics

Enseignement

En 2023, la commune possède une école primaire publique : le groupe scolaire Victor-Grand[67]

Santé

Une maison médicale est implantée à La Bachellerie depuis 2023[68]. Début 2025, elle accueille des médecins généralistes, un cardiologue, une diabétologue, un médecin du travail et un ostéopathe[69]. Son extension prévue en 2025 devrait permettre d'accueillir deux dentistes[69]. En , elle accueille « 19 professionnels médicaux et paramédicaux »[70].

Justice

Dans le domaine judiciaire, La Bachellerie relève[71] :

Sécurité

Pour la sécurité, la commune dépend de la brigade de gendarmerie de Thenon[72].

Population et société

Démographie

Les habitants de La Bachellerie se nomment les Bacheliers[73].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[74]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[75].

En 2023, la commune comptait 891 habitants[Note 8], en évolution de −0,89 % par rapport à 2017 (Dordogne : +0,97 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1771 0001 2141 4001 4461 5051 5031 5851 554
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6481 6581 6561 5861 6081 6371 5351 4881 294
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2021 2341 143919909769756710771
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
770733668711722664819916901
2021 2023 - - - - - - -
895891-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[76].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Sports et loisirs

En avril, le Rallye des Jonquilles permet aux équipages de quads, motos ou voitures d'effectuer une randonnée de 60 à 80 kilomètres en résolvant des énigmes (9e édition en 2026[78]).

Associations

Il existe plusieurs associations à La Bachellerie.

  • L'association nationale de défense et de protection des loups, « Le Klan du Loup », a son secrétariat à La Bachellerie[79].
  • Amicale laïque avec sections chorale et randonnée
  • Comité d'animation avec section théâtre et section gymnastique pour les anciens
  • Club de foot, avec section gymnastique
  • Amicale de pêche
  • Amicale de chasse
  • Club du troisième âge ; belote ; autres jeux, sorties, voyages
  • Club de connaissance des serpents
  • Amicale des anciens combattants
  • Confrérie du Miel et des Abeilles en Périgord
  • Marche avec Camille
  • Tarot

Économie

Emploi

En 2021[80], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 387 personnes, soit 43,2 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (38) a très fortement diminué par rapport à 2015 (70) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,7 %.

Activités hors agriculture

68 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2021 à la Bachellerie[Note 9],[81].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble68
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
57,4 %(8,4 %)
Construction710,3 %(13,4 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
1927,9 %(28,2 %)
Information et communication22,9 %(1,8 %)
Activités financières et d'assurance00,0 %(3,6 %)
Activités immobilières11,5 %(6,7 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
1014,7 %(15 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
1116,2 %(12,8 %)
Autres activités de services1319,1 %(10,1 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 27,9 % du nombre total d'établissements de la commune (19 sur les 68 entreprises implantées à la La Bachellerie), contre 28,2 % au niveau départemental[82].

Agriculture

La commune est dans le « Périgord Noir », une petite région agricole dans le département de la Dordogne[83]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 9].

1988200020102020
Exploitations28171413
SAU[Note 11] (ha)671335310272

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 28 lors du recensement agricole de 1988[Note 12] à 17 en 2000 puis à 14 en 2010[85] et enfin à 13 en 2020[Carte 10], soit une baisse de 54 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations (passant de 15 825 à 6 328)[86],[Carte 11]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 671 ha en 1988[85] à 272 ha en 2020[Carte 12]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a baissé, passant de 24[85] à 21 ha[Carte 10].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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