La Chaise-Baudouin
commune française du département de la Manche
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La Chaise-Baudouin est une commune française du département de la Manche, en Normandie. Elle est peuplée de 435 habitants[Note 1].
| La Chaise-Baudouin | |
L'église Saint-Ouen. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Avranches |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie |
| Maire Mandat |
Thierry Sadiman 2020-2026 |
| Code postal | 50370 |
| Code commune | 50112 |
| Démographie | |
| Gentilé | Chaiseron |
| Population municipale |
435 hab. (2023 |
| Densité | 36 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 45′ 52″ nord, 1° 14′ 09″ ouest |
| Altitude | Min. 55 m Max. 205 m |
| Superficie | 12,06 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Isigny-le-Buat |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | lachaisebaudouin.fr |
| modifier |
|
Géographie
La Chaise-Baudouin se situe dans la partie normande du Massif armoricain, au sud du Cotentin. Le village se trouve à 9 kilomètres au sud de Villedieu-les-Poêles-Rouffigny, et à 16 kilomètres au nord d'Avranches. Une partie de la commune est traversée par l'autoroute A84.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau du Moulin du Bois, le ruisseau du Pont Davy[2], le fossé 01 de la Bousserie[3], le fossé 01 de la Ligerie[4], le fossé 01 de la Vétillère[5], le fossé 02 de la commune de Braffais[6] et le fossé 02 de la Poignière[7],[8],[Carte 1].
Le ruisseau du Moulin du Bois, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Sée à Tirepied-sur-Sée, après avoir traversé trois communes[9].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[13]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 073 mm, avec 14,7 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-du-Harcouët à 23 km à vol d'oiseau[16], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 929,5 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , La Chaise-Baudouin est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20] et hors attraction des villes[21],[22].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,8 %), zones agricoles hétérogènes (39,6 %), forêts (4,4 %), zones urbanisées (2,3 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de La Chaise-Baudouin, aussi connue sous la forme le Chese-Baudoin vers 1210[24], fait référence à une ancienne demeure seigneuriale, la Casa Balduini[25]. Le mot Casa, dont dérive celui de Chaise, signifie habitation ou logis. Le maître du lieu est ici Baudouin de Meules, seigneur normand du XIe siècle[26].
Histoire
Le village de la Chaise Baudouin trouve son origine dans le don d'une terre fait par le duc Guillaume le Bâtard à son vassal Baudouin de Meules[26],[Note 4] (XIe siècle). Le nouveau seigneur construisit une résidence au sein de cette zone boisée, connue sous le nom de Forêt de l'Avranchin[25] ou Bois-Baudouin. Le cimetière actuel, de forme circulaire, pourrait être le lieu de cette demeure. Des groupes de paysans se groupèrent alors autour du logis seigneurial et en défrichèrent les abords.
En 1210, l'existence d'une église est attestée[28]. Au XIVe siècle, La Chaise-Baudouin dépend de la seigneurie du Val-de-Sée, dont le château se trouve à Tirepied. Durant les guerres de Religion, la paroisse, ainsi que tout l'Avranchin, est pillée par les troupes du capitaine protestant Gabriel de Montgommery[29]. Après les troubles de la révolte des Va-nu-pieds (1639), le village retrouve une certaine stabilité. En 1760, la paroisse compte cent-quarante-trois feux[30].
Durant la Révolution française, l'église Saint-Ouen est fermée au culte, tandis que les Chouans mènent de nombreuses actions contre le pouvoir républicain.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[33].
En 2023, la commune comptait 435 habitants[Note 5], en évolution de −7,64 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Naissances
| 1962-1968 | 1968-1975 | 1975-1982 | 1982-1990 | 1990-1999 |
|---|---|---|---|---|
| 53 | 52 | 32 | 31 | 37 |
Décès
| 1962-1968 | 1968-1975 | 1975-1982 | 1982-1990 | 1990-1999 |
|---|---|---|---|---|
| 34 | 46 | 38 | 34 | 43 |
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Patrimoine religieux
- L'église Saint-Ouen fut construite aux XVIIe – XVIIIe siècles[25] (nef et chœur), à partir d'une structure plus ancienne, comme l'attestent le clocher et la chapelle nord (XVe siècle). Cette reconstruction est probablement due aux destructions opérées par Gabriel de Montgommery en 1562. En 1750, l'église fut agrandie et dotée d'une nouvelle façade de granit. Parmi les éléments architecturaux d'importance se trouvent la fenêtre du chevet, ainsi que la porte en anse de panier. L'église abrite trois œuvres classées au titre objet aux monuments historiques : une cloche dite Louise-Esther (XVIIIe)[36], une statue sainte Barbe (XVIe)[37], une croix de procession (XVIIe)[38], ainsi que des fonts baptismaux (XVIe), un maître-autel (première moitié du XVIIIe) en bois, des stalles (XIXe), une statue de saint Ouen (XVIIe), une Vierge à l'Enfant (XVe) et une verrière (XXe). Au fond de l'église, siège saint Antoine et son cochon (XVIIe – XVIIIe siècles. Plusieurs membres de la famille d'Auray de Saint-Pois sont inhumés dans l'église dont Antoine (1635-1704), seigneur du Montier et lieutenant des maréchaux de France[39]. À l'extérieur, présence d'une très ancienne table de communion en granit[40].
- Le cimetière est orné d'une imposante croix en granit (1781).
- Au lieu-dit l'Ourserie se trouvent deux croix (1709) haute de 3 m à l'orientation singulière. Leurs croisillons se touchent à angle droit, indiquant pour l'une la route de La Chaise à Braffais, l'autre de La Chaise à la Jovinière.
- Au lieu-dit les Abbayes, une ancienne chapelle du XVIIe siècle est transformée en grange. Une des poutres de la charpente conserve les armoiries de la famille d'Auray.
Patrimoine civil
- Manoir du Montier, à proximité de l'église. C'est l'ancienne demeure de la famille d'Auray établie à La Chaise-Baudoin depuis la fin du XIVe siècle.
Voir aussi
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 52.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 275.
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
