La Loupe
commune française du département d'Eure-et-Loir
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La Loupe est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.
| La Loupe | |||||
Le château. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Centre-Val de Loire | ||||
| Département | Eure-et-Loir | ||||
| Arrondissement | Nogent-le-Rotrou | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Terres de Perche (siège) |
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| Maire Mandat |
Éric Gérard 2020-2026 |
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| Code postal | 28240 | ||||
| Code commune | 28214 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
3 191 hab. (2023 |
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| Densité | 439 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 28′ 21″ nord, 1° 00′ 57″ est | ||||
| Altitude | Min. 192 m Max. 243 m |
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| Superficie | 7,27 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | La Loupe (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | La Loupe (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Nogent-le-Rotrou | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.ville-la-loupe.com | ||||
| modifier |
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le ruisseau de l'ancien Étang de Pot de Vin et deux petits cours d'eau. La commune est incluse dans le parc naturel régional du Perche.
La Loupe est une commune rurale qui compte 3 191 habitants en 2023. Elle est ville-centre de l'unité urbaine de La Loupe et fait partie de l'aire d'attraction de La Loupe.
C'est une commune du parc naturel régional du Perche. Elle est le siège de la communauté de communes Terres de Perche.
Géographie
Situation
La Loupe est située dans l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou, dans la région naturelle du Perche.

Communes limitrophes
Voies de communication et transports
Desserte ferroviaire
La ligne de chemin de fer de Paris-Montparnasse à Brest traverse La Loupe, reliant ainsi la ville à Chartres et au Mans.
Réseau routier
La ville est notamment traversée par l'ancienne route nationale 820, aujourd'hui D920, reliant Bellême à Courville-sur-Eure.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 730 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 718,0 mm[7],[8]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,7 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,6 27.01.03 |
21 27.02.19 |
24,9 31.03.21 |
28,5 20.04.18 |
29,9 24.05.09 |
36,7 18.06.22 |
41,1 25.07.19 |
39,7 06.08.03 |
34,8 09.09.23 |
29,5 02.10.23 |
23,3 01.11.15 |
15,7 07.12.00 |
41,1 2019 |
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| Maximale moyenne | 6,7 | 8,3 | 12 | 15,8 | 19,3 | 22,9 | 25,1 | 25,2 | 21,6 | 16,2 | 10,5 | 7,3 | 15,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 3,9 | 4,6 | 7,2 | 9,9 | 13,4 | 16,8 | 18,6 | 18,6 | 15,5 | 11,8 | 7,3 | 4,5 | 11 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 1,2 | 0,9 | 2,4 | 4 | 7,5 | 10,6 | 12,1 | 12,1 | 9,4 | 7,4 | 4 | 1,7 | 6,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−15,7 02.01.1997 |
−15,3 07.02.12 |
−11,4 01.03.05 |
−6,3 11.04.03 |
−2 06.05.19 |
0 04.06.01 |
3 03.07.1996 |
2,3 07.08.1996 |
0,3 29.09.03 |
−5 21.10.10 |
−9,1 24.11.1998 |
−13,1 26.12.10 |
−15,7 1997 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 62,2 | 54,7 | 55,3 | 48,5 | 67,3 | 62,2 | 52,6 | 52 | 43,6 | 68,9 | 70,3 | 80,4 | 718 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
24,5 03.01.22 |
40,6 25.02.1997 |
33,2 18.03.02 |
38 08.04.22 |
49,1 10.05.19 |
60,6 11.06.18 |
41,4 23.07.00 |
75,6 20.08.25 |
39,4 13.09.17 |
66 09.10.24 |
28,1 19.11.24 |
28,2 15.12.11 |
75,6 2025 |
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Urbanisme
Typologie
Au , La Loupe est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Loupe, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[10],[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Loupe, dont elle est la commune-centre[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,9 %), zones urbanisées (28,8 %), prairies (20,1 %), forêts (8 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de La Loupe est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par ruissellement et coulée de boue, notamment le ruisseau de l'Ancien étang de Pot de Vin. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1984, 1999 et 2017[17],[15].

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[18]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 85,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 261 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1254 sont en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999[15].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[20].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Pende lupum, Passelupum en 1180, Passelu en 1210, Cantus lupus en 1081, Lopa en 1204 (charte de l’abbaye de Thiron)[21], Malus lupus en 1240, Lupa, vers 1250 (pouillé), Villa lupi en 1341[22] et françaises, La Lope vers 1350 (livre rouge)[21], Loupa en 1380 (charte de l’abbaye de Saint-Jean-en-Vallée), La Louppe en 1616 (not. de Vaupillon)[22], Lalouppe en 1793, La Louppe en 1801[23].
Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing, le toponyme paraît être un ancien nom commun[21]. Un sens topographique est douteux[21]. L'origine est obscure.
Histoire
Moyen Âge
Temps modernes
Voir dans la section « Lieux et monuments » : château de La Loupe.
La commune a repris les armoiries de la famille d'Angennes, y ajoutant le gros chêne (une curiosité route de Rémalard) ainsi que la croix de guerre en souvenir du bombardement de 1944.
Sous l'Ancien Régime, La Loupe dépendait du bailliage principal de Chartres, du gouvernement militaire et de la généralité d'Orléans. Au spirituel, la paroisse dépendait du diocèse de Chartres, de l'archidiaconé de Chartres et du doyenné du Perche[24]. La paroisse est alors un prieuré-cure augustinien dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois et placé sous le vocable de saint Thibault[25].
Révolution française et Empire
Époque contemporaine
XIXe siècle
XXe siècle
- Entre le et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[26], dont La Loupe[27]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[28]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[29].
- Le , en début de soirée, le centre-ville est bombardé à tort par 7 bombardiers alliés qui manquent la cible prévue, un dépôt d'essence allemand. Le bilan est lourd : 73 personnes sont tuées, dont le maire, et plus de 100 sont blessées, 92 immeubles sont détruits, 83 sont devenus inhabitables et environ 250 sont endommagés. La Loupe devenait la ville la plus sinistrée du département au cours de la Seconde Guerre mondiale et sera décorée de la croix de guerre le .[réf. nécessaire]
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Élection municipale du 15 mars 2020
- Maire sortant : Éric Gérard
- 23 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017: 3 342 habitants)
- 8 sièges à pourvoir au conseil communautaire (communauté de communes Terres de Perche)
| Tête de liste | Liste | Premier tour | Sièges | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | CM | CC | |||||
| Éric Gérard | 608 | 74,05 | 20 | 7 | ||||
| Roger Tran | 213 | 25,94 | 3 | 1 | ||||
| Inscrits | 1 982 | 100,00 | ||||||
| Abstentions | 1 108 | 55,90 | ||||||
| Votants | 874 | 44,10 | ||||||
| Blancs et nuls | 53 | 2,67 | ||||||
| Exprimés | 821 | 41,42 | ||||||
Intercommunalité

- De 2005 à 2016, la commune est le siège de la communauté de communes des Portes du Perche (13 communes) ;
- Depuis 2017, La Loupe est le siège de la communauté de communes Terres de Perche, la huitième d'Eure-et-Loir par sa population, environ 15 000 habitants (2015). En 2025, la communauté regroupe 22 communes, et le maire, Éric Gérard, est le président de la communauté de communes.
Liste des maires
Jumelages
La Loupe est jumelée avec :
| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Pfalzgrafenweiler[37] | Allemagne | depuis | ||
| Royston[38] | Royaume-Uni | depuis | ||
Royston (Hertfordshire) (Royaume-Uni) : le maire s'appelle Robert Inwood, voir Hertfordshire ou Royston ;
Pfalzgrafenweiler (Allemagne) : le maire s'appelle Dieter Bischoff[39].
Politique environnementale
Population et société
Démographie
La Loupe compte environ 3 500 habitants.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[41].
En 2023, la commune comptait 3 191 habitants[Note 3], en évolution de −4,52 % par rapport à 2017 (Eure-et-Loir : −0,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
- La Wild Code School : établissement d'enseignement du numérique fermé[réf. nécessaire],[43],[44].
Sports
La ville accueille le judo et le football.
Manifestations culturelles et festivités
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Le château de La Loupe
Le Gros Chêne
Situé à la sortie de la ville, sur la commune de Meaucé, le gros chêne serait un reste du bois environnant le château primitif de La Loupe et aurait remplacé un chêne druidique millénaire. Il est le sujet de nombreuses légendes. Il aurait été planté, en 1360, par un chevalier de Montireau, qui partait en croisade, et Jeanne, fille du seigneur de Meaucé, en gage de fidélité. Henri IV, qui venait assez fréquemment dans la région, se serait assis sous le chêne un jour de chasse. On dit également que dans une cavité de l’arbre se trouvait une statuette de la Vierge vénérée dans le pays. Des révolutionnaires enlevèrent la statue et à sa place poussa un champignon ayant la forme de la Vierge… Quelque temps plus tard, l’ordre fut donné d’abattre le chêne, et lorsque les outils des bûcherons s’émoussèrent et se cassèrent sans entamer l’arbre… on cria au miracle. Les pèlerinages au pied du chêne se firent plus rares à partir de 1920 puis cessèrent tout à fait. Le gros chêne a une circonférence de 14,30 m au pied et de 8,60 m à un mètre du sol[46].
Édifices cultuels
- Église Notre-Dame-des-Fleurs, la plus récente.
- Église Saint-Thibault, église paroissiale initiale.
Le monument aux morts
Inauguré le , il est l’œuvre des sculpteurs frères jumeaux Jean et Joël Martel. De style Art déco, il est conçu en réaction au style Art nouveau et présente des lignes simples et épurées[47].
- Lieux et monuments
- Inscription mentionnant la provenance de la chaux constitutive des joints de ce mur de consolidation dans les Catacombes de Paris.
- Le « Gros Chêne » de Meaucé
- Église Notre-Dame-des-Fleurs.
- Mosaïque à la Vierge, église Notre-Dame-des-Fleurs.
- La gare.
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : de sable au sautoir d’argent, à l’écusson du même au chêne terrassé de sinople brochant en abîme sur le tout. |
Personnalités liées à la commune

- Simon de Melun (1250-), maréchal de France, sire de La Loupe et de Marcheville.
- Catherine Henriette d'Angennes de La Loupe, comtesse d'Olonne (1634-1714), baptisée à La Loupe le .
- René Barthélémy Dorez (1690-1742), né à La Loupe, fils aîné de Barthélémy Dorez, contrôleur des poudres, puis faïencier, il est l'époux de Marie Agnés Alphonse et le père de Pierre Barthélémy Dorez et Nicolas Alexis Dorez tous deux faïenciers.
- François Louis Dorez (1700-1739), né à la Loupe, 3e enfant de Barthélémy Dorez, il est le fondateur de la faïencerie de Valenciennes.
- Jean Louis François Marceau des Graviers (1751-1823), demi-frère du Général Marceau. D'abord procureur à Chartres, il devient ensuite commis-greffier, puis marchand à Pontgouin et enfin brigadier de gendarmerie à Ymonville, il se retire à La Loupe où il meurt le . Son unique enfant, François Marceau des Graviers, était surnommé "Marceau l'Américain" parce qu'il vécut une grande partie de sa vie aux Attathappas à Lafayette, aux États-Unis. Quand il revenait en France, il résidait chez sa tante, Jeanne Françoise Elisabeth Julie Leroy, veuve en premières noces d'Alexandre François Mondeguerre, notaire, et en secondes noces de Louis René Marceau Desgraviers, à Montlandon (Eure-et-Loir)[48].
- Ferdinand Hédiard, né à la Loupe le , est le fondateur de l'épicerie fine parisienne en 1854, et devient aussi pionnier dans la recherche de saveurs exotique à un niveau international. Il établit à Paris, rue Notre Dame de Lorette (75009) la première boutique Hédiard, qui s'appelle alors « Le Comptoir des Epices et des Colonies ». Plus tard, Ferdinand s'installe au pied de la statue de Louis XIV sur la place des Victoires à Paris. En poussant sa charrette dans les rues de Paris, il fait goûter ses fruits tropicaux aux passants intrigués. En 1880, Ferdinand Hédiard élit domicile au 21, place de la Madeleine, qui est devenu et est toujours le vaisseau amiral d'Hédiard. Le nouveau « Comptoir des colonies et de l'Algérie » est un véritable souk exotique. Au milieu des arômes de thé, de café, de safran et de piments mêlés à ceux d'ananas et de mangues fraîches, des vendeuses en costume antillais accueillent une foule de maharadjahs et de princes arabes[49]. La rumeur dit qu'Alexandre Dumas aurait reçu son premier ananas des mains de Ferdinand Hédiard. Le succès remporté par la Maison Hédiard à l'international se concrétise au Japon dès 1973, puis en Corée du Sud, à Madagascar ou à Singapour, pour n'en citer que quelques-unes. Un siècle et demi plus tard, la Maison Hédiard continue d'honorer cet héritage en proposant des produits et des compositions à l'avant-garde du goût.
- Jules Iehl (1875-1951), magistrat et écrivain, ami d'André Gide, juge de paix à La Loupe en 1908. Sous le pseudonyme de Michel Yell (d), il est l'auteur notamment des romans Cauët (1912) et Le Déserteur (1930)[50]. En 1904, il fonda le cénacle littéraire appelé « groupe de Carnetin ». Il fut de 1904 à 1912 le compagnon de Marguerite Audoux.
- Paul Sagot (1885-1959), rugbyman, il prit sa retraite à La Loupe.
- René Aubert (1894-1977), peintre né à La Loupe. Trois de ses toiles sont conservées au musée Lambinet de Versailles[51].
- Jacques Tarride (1903-1994), acteur français, décédé à La Loupe.
- Maurice Bouvier (1920-2009), directeur central de la police judiciaire, il fut instituteur à La Loupe avant d'entrer dans la police en 1943[52].
- Pierre Derlon (1920-1982), écrivain. Il est enterré à La Loupe. Ses obsèques ont été célébrées en l'église de La Loupe en présence de son ami le photographe Robert Doisneau[53].
- Jean-Marie Lhôte (1926-2023), ingénieur et écrivain. Il est le fils de Maître Lhôte, notaire à La Loupe, mort en 1944 lors du bombardement de la ville.
- Olivier Bellamy (né en 1961), journaliste à Radio Classique, écrivain, a habité à La Loupe dans son enfance (1970-76) et a effectué sa scolarité au collège.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Film amateur montrant un mariage à La loupe en 1931
- La Loupe sur le site de l'Institut géographique national
- Le chêne de La Loupe sur le Krapo arboricole
Bases de données et dictionnaires
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.


