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La Manche libre

hebdomadaire normand From Wikipedia, the free encyclopedia

La Manche libre est un hebdomadaire normand d'information générale. Il est le premier journal hebdomadaire régional de France avec une diffusion payée de 42 813 exemplaires (en moyenne) par numéro en 2024[1].

PaysDrapeau de la France France
LangueFrançais
PériodicitéHebdomadaire
GenreGénéraliste
Faits en bref Pays, Langue ...
La Manche libre
Image illustrative de l’article La Manche libre
Logotype du journal

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Généraliste
Diffusion 42 813 ex. (2024)
Date de fondation 1944
Ville d’édition Saint-Lô

Directeur de publication Benoit Leclerc
ISSN 2110-5936
Site web lamanchelibre.fr
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Histoire

Le journal est créé en 1944 par le Saint-Lois Joseph Leclerc-Hardy (1913-1990).

Alors installé à Coutances en raison de la destruction totale de Saint-Lô, Joseph Leclerc fait publier d'emblée quatre éditions locales de La Manche libre[2].

Il occupe rapidement la plus grande partie de l'espace laissé libre par la disparition des hebdomadaires locaux publiés avant la Seconde Guerre mondiale[3]. Dans les années 1945-1970, son tirage oscille entre 50 000 et 55 000 exemplaires, répartis comme suit (1947)[4] :

Siège du journal.
Davantage d’informations Édition, Nbre. d'ex. par tirage ...
ÉditionNbre. d'ex. par tirage
Cherbourg4 000
Saint-Lô14 000
Coutances14 000
Granville4 000
Avranches10 000
Mortain8 500
Vire4 000
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Après une période de soutien très nette au MRP, le journal atténue ses engagements politiques[5], tout en restant proche de la droite locale, dans ses composantes démocrate-chrétienne et gaulliste[réf. nécessaire]. Il est également un soutien fervent du mouvement de modernisation agricole[réf. nécessaire] engagé à partir des années 1950 autour de la JAC, et du mouvement syndical et coopératif agricole. Lors de l'élection présidentielle de 2007, le propriétaire du journal a appelé à voter pour Nicolas Sarkozy, à la Une du journal. Il répète cette prise de position, sans citer explicitement le nom du président sortant, en 2012 par un éditorial de Benoît Leclerc[6]. La famille propriétaire de l'hebdomadaire est catholique et conservatrice[7].

La Manche libre reste l'un des rares titres indépendants de France, possédant sa propre imprimerie, sa radio (Tendance Ouest), sa régie publicitaire (Régie Ouest) et son réseau de distribution. Il ne possède pas de conseil d'administration et aucun syndicat n'est connu dans l'entreprise, ni de délégué du personnel d'ailleurs. Le fils du fondateur, Benoît Leclerc a séparé l'activité d'impression (sous le nom de CIPO, Centre d’impression de presse de l’Ouest), une filiale de La Manche Libre quelques mois avant le changement de rotative.

Historiquement, le Centre-Manche est la zone d'implantation la plus solide du journal. Dans le même format de média, il est accompagné par le quotidien Ouest-France. Il doit par contre faire face à l'hebdomadaire La Gazette de la Manche dans l'Avranchin et le Mortainais du groupe Publihebdos, et surtout, dans le Cotentin, aux éditions quotidiennes et dominicales de La Presse de la Manche. Il est composé d'une partie d'informations générales et magazine, commune à toutes les éditions, d'un cahier « Petites annonces », ainsi que d'un cahier de pages locales spécifiques à chaque édition (d'une trentaine à 72 pages). Chaque semaine, TV magazine étaient distribué avec La Manche Libre. Le journal et ses suppléments étaient vendus au prix de 1,80 [réf. souhaitée].

Depuis l'édition du , la maquette du journal a été remodifiée à la suite de l'adoption d'une nouvelle rotative double laize Goss Uniliner qui permet d'imprimer intégralement le journal en couleur. Depuis cette date, le cahier « Sports » est détaché du cahier local (qui regroupe toujours les « Faits divers »). En , le cahier sports disparaît et les sports intègrent le cahier local. L'ancienne rotative est revendue au groupe Vivrici. En , La Manche Libre reçoit deux étoiles de l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (OJD), représentant plus de 1 095 exemplaires en 2006 et plus forte progression en valeur absolue sur cinq ans avec la vente de plus de 5 130 exemplaires[réf. nécessaire].

La Manche libre a intégré à ses numéros, en 2020, un carnet appelé successivement "Le Mag" puis "Week-End" ("Vacances" pendant les vacances d'été). Il regroupe diverses rubriques, comme les sorties cinéma, les événements de la semaine, des articles de mode, santé, cuisine, etc., ainsi que la section "Sport"[8]. À l’intérieur du carnet, il y a aussi quelques pages pour les enfants, intitulées "La petites Manche Libre", on y trouve des jeux et coloriages, quelques actualités et des articles de science et d'histoire à destination des enfants[9].

Depuis 2023, l'hebdomadaire ne distribue plus le TV magazine, mais propose un supplément Télévision, avec le programme de la semaine, des recommandations et des jeux[10].

À partir d'Août 2025, le journal est vendu 2€[11] et non plus 1,80€.

Diffusion

La Manche Libre imprime cinq éditions dans la Manche : l'édition d'Avranches Granville[12], l'édition de Coutances[13], l'édition de Cherbourg[14], l'édition du Sud-Manche[15] et l'édition de Saint-Lô[16] Carentan. Il est également présent dans le département du Calvados, grâce aux éditions du Bessin (Bayeux) et du Bocage (Vire)[17] appelées respectivement Le Bessin Libre[18] et Le Bocage Libre[19].

Rédaction

Quelques noms de journalistes professionnels qui ont collaboré à cet hebdomadaire : Laurent Houssin[20], Jacques Jacob[21], Philippe Bertin[22], Nicolas Thomas[23], Jean-Pierre Marie (1950-2018)[24], Albert Desile (1914-2004)[25], André Picquenot, Jean-Michel Benquet et Jean-Stéphane Vincent[réf. souhaitée].

Polémiques

En 2024, une enquête menée par Arrêt sur images pointe une dérive autoritaire dans la gestion du personnel, et l'interdiction de traiter certains sujets comme les questions LGBT[7].

Notes et références

Voir aussi

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