La Providence (La Flèche)

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Destination initiale
Couvent
Destination actuelle
Maison de retraite, musée
Architecte
Urbain Lemoine
La Providence
Présentation
Type
Destination initiale
Couvent
Destination actuelle
Maison de retraite, musée
Architecte
Urbain Lemoine
Construction
milieu XIXe
Patrimonialité
Recensé à l'inventaire généralVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Division administrative
Commune
Adresse
32, rue de la Beufferie
Coordonnées
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La Providence est un édifice hospitalier situé à La Flèche, dans la Sarthe. Il est le siège de la congrégation religieuse des Filles du Saint-Cœur de Marie, fondée en 1806 par Françoise Jamin. Le chœur de la chapelle, édifié entre 1845 et 1847, présente un exemple de peintures murales du XIXe siècle.

La Providence est située à La Flèche, dans le quartier de la Beufferie de l'ancienne paroisse de Sainte-Colombe, entre un bras du Loir et les rues du Bourdigal et de la Beufferie.

Histoire

Née dans une famille de tanneurs de la petite paroisse de Sainte-Colombe, située sur la rive gauche du Loir face à la commune de La Flèche qui l'absorbe en 1866, Françoise Jamin décide de consacrer sa vie au soin des pauvres, des malades et des infirmes[A 1]. En 1806, elle accueille dans sa maison de la rue de la Beufferie ses premiers pensionnaires, et fonde ainsi la congrégation religieuse des Filles du Saint-Cœur de Marie, dite de la Providence, dont elle devient la première Supérieure[A 2].

En 1808, moins de deux ans après sa création, la Providence accueille déjà une quarantaine de pensionnaires et sept sœurs associée[A 2]. Peu à peu l'établissement se développe et la congrégation fait l'acquisition d'immeubles et de terrains situés autour de la maison de la rue de la Beufferie afin d'agrandir ses locaux[B 1]. Dès 1809, la règle de la congrégation, fortement inspirée de la règle de saint Augustin, est approuvé par l'évêque du Mans, Mgr de Pidoll. Les sœurs prononcent les vœux de pauvreté, de chasteté, d'obéissance et de servir les pauvres[A 3]. Dans les premières années de l'existence de sa congrégation, Françoise Jamin se voit proposer le rattachement de la Providence à la congrégation fondée à Baugé par Anne de La Girouardière, les « Filles du Sacré-Cœur de Marie », ce qu'elle refuse. En 1811, la Providence reçoit le don d'un fragment de la Vraie Croix de la part de la congrégation baugeoise[A 4].

Les statuts de la congrégation de la Providence ne sont reconnus officiellement que le par une ordonnance royale[A 5]. Quelques mois plus tard, Françoise Jamin et les autres sœurs de la communauté prononcent leurs vœux solennels en l'église Saint-Thomas. Après le décès de Françoise Jamin en 1840, la Providence poursuit son développement, et fonde même deux nouveaux établissements, à Vendôme en 1846[A 6] puis à Mayenne en 1865[A 7]. En 1850, la Providence de La Flèche accueille 165 personnes, dont 27 religieuses[B 1].

Le , les religieuses de la communauté de la Providence ouvrent une clinique chirurgicale dans une aile de l'établissement[1]. Au début des années 2000, quand apparaît un projet de création d'un pôle hospitalier commun entre les villes de Sablé-sur-Sarthe et La Flèche, la clinique privée de la Providence, après un premier refus, accepte d'intégrer le projet[2]. Les locaux de la Providence accueillent aujourd'hui une maison de retraite. Un musée retraçant la vie de Françoise Jamin a été aménagée dans une partie du bâtiment de la maison de retraite[3].

Architecture

Notes et références

Voir aussi

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