Zoo de La Flèche
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| Date d’ouverture | |
|---|---|
| Situation | |
| Superficie |
18 ha |
| Coordonnées | |
| Nombre d’animaux |
1 500 revendiqués |
| Nombre d'espèces |
160 revendiquées |
| Visiteurs par an |
410 000 (2019) |
| Site web |
Le zoo de La Flèche, anciennement nommé parc zoologique du Tertre-Rouge, est un parc zoologique français situé dans le département de la Sarthe, à La Flèche. Fondé par le naturaliste Jacques Bouillault en 1946, le parc revendique la présentation de 1 500 animaux de 160 espèces sur 18 hectares et s'implique dans des programmes de conservation d'espèces menacées. Depuis 2017, le zoo est la propriété de Looping Group, dont le principal actionnaire est le fonds souverain de l'émirat d'Abou Dabi, Mubadala Investment Company. Céline Talineau en assure la direction depuis , tandis que Stéphane Da Cunha, directeur général de Looping Group, en assure la présidence.
Le zoo de La Flèche propose une offre hôtelière de vingt loges de safari depuis 2013[1], avec vue sur les enclos des animaux, inspirés des hébergements insolites des réserves naturelles.
Il était le quatrième site touristique le plus visité de la région Pays de la Loire en 2021[2]. Il est l'objet d'une série documentaire animalière, Une saison au zoo, diffusée entre 2014 et 2022 sur France 4.
Naturaliste fléchois, Jacques Bouillault s'installe en 1946 dans un petit pavillon forestier sur la colline du Tertre-Rouge, au sud-est de La Flèche. Très vite, il s'entoure de nombreux animaux et fonde le parc zoologique du Tertre-Rouge[A 1]. Il s'agit du premier zoo privé français de l'après-guerre. Sous son action, le parc zoologique se développe dès les premières années : en 1957, plus de 2 ha sont ouverts à la visite[A 2]. En 1960, Jacques Bouillault réalise un musée de sciences naturelles au sein du parc et des dioramas où sont présentés plus de 500 animaux naturalisés de la faune régionale[A 3]. Le musée est réaménagé en 1973[A 4]. Passionné par les reptiles, Jacques Bouillault inaugure en mars 1971 un grand vivarium[A 5]. Le parc atteint le nombre de 245 000 visiteurs annuels en 1973[A 6].
Au début des années 1980, le parc zoologique du Tertre-Rouge connaît des difficultés financières. Une « association des amis du Tertre-Rouge » est créée, ainsi qu'une société de gestion destinée à prendre en charge le travail administratif du zoo[A 7]. Jacques Bouillault est contraint de déposer le bilan en février 1988 et le parc zoologique est racheté par Raymond Da Cunha, assureur à La Flèche. Le parc est alors rebaptisé « zoo de La Flèche »[A 8]. Jacques Bouillault demeure salarié de la nouvelle structure jusqu'en 1992[A 9]. En 1997, Raymond Da Cunha transmet la direction du zoo à son fils, Stéphane.
Le parc zoologique poursuit son développement avec la création de nouvelles attractions. Le complexe Marine world, qui présente sur un même site des otaries, loutres et manchots, est inauguré en 1997, tandis qu'un spectacle de fauconnerie voit le jour en 2000[3]. Depuis le début des années 2000, le zoo de La Flèche a multiplié les partenariats pour des programmes de conservation des espèces menacées[B 1].
En 2003, le directeur Stéphane Da Cunha, rachète le zoo à son père et à ses associés pour former la holding Wild Nature, avec laquelle il fera l'acquisition du zoo de Bordeaux Pessac l'année suivante[4].
Parmi les derniers animaux introduits, le zoo a accueilli deux éléphanteaux en provenance du Serengeti-Park d'Hodenhagen, en 2012[5], ainsi qu'un ours polaire du zoo de Rhenen, l'année suivante[6].
En 2013, un désaccord oppose la municipalité de La Flèche au directeur du zoo, Stéphane Da Cunha, celui-ci reprochant le mauvais entretien de la route communale menant au zoo et le manque de soutien financier à son projet de lodges, destinées selon lui à devenir « le premier resort zoologique au monde ». En conséquence, il annonce le changement de nom du zoo dès l'année suivante, ainsi que sa présentation aux élections municipales de 2014 sous une liste de droite[7],[8]. Aucune de ces annonces ne sera suivie d'effets[9].
En 2017, Looping Group achète le zoo à Stéphane Da Cunha[10]. Celui-ci reste président, mais quitte son poste de directeur qu'il occupait depuis 1997, auquel lui succède Benjamin Gauthier, ancien responsable des travaux[11]. Ce dernier quitte son poste en au profit de Céline Talineau. Le président, Stéphane Da Cunha, est alors nommé directeur général de Looping Group[12].
Le , un incendie d'origine accidentelle se déclare dans l’enceinte du parc animalier. L'incendie a détruit la grotte à chauves-souris ainsi que trois terrariums et a malheureusement tué une cinquantaine d'animaux dont les chauves-souris roussettes d’Égypte, trois geckos de Madagascar, une couleuvre asiatique et un lézard Fouette-Queue[13].
Installations et faune hébergée
Vivarium
Le vivarium a fermé car les terrariums ne répondaient plus au besoin des pensionnaires, mais en 2019, il s'est déplacé dans la grotte aux chauves-souris ayant de nombreuses espèces (boa constrictor, couleuvre asiatique, lézard fouette-queue, agate barbu, gecko géant de Madagascar)[14]. Il est détruit le dans un incendie[13].
Plaine africaine
Cet espace est composé d’une plaine centrale présentant en cohabitation des girafes du Kordofan, des zèbres des plaines, des impalas, des oryx gemsbok, et des autruches. Autour se trouve la zone des carnivores avec des lions d’Afrique et des guépards, l’enclos des hyènes tachetées, et la mini-ferme avec des chèvres, et des suricates.
Tigres de Sumatra
Le zoo accueille deux tigres de Sumatra sur un enclos reconstituant une forêt équatoriale avec un bassin à vision sub aquatique. En 2019, les tigres ont déménagé de leur enclos pour rejoindre un enclos sur la plaine asiatique[réf. nécessaire].
Zone aquatique
Le zoo accueille dans cette surface aquatique des otaries de Californie, des manchots de Humboldt et des loutres du Canada ainsi que deux ours polaires.
Nosy Komba

Le zoo a aussi un espace d'immersion dans le milieu des lémuriens. Le zoo présente des makis cattas, des makis varris, des tortues et des grues demoiselles.
Plaine asiatique
Cet espace d'une superficie de 4 hectares inauguré en 2017 est composé d'une plaine arborée de deux hectares avec une vue directe donnant une impression de proximité avec les animaux. La plaine présente deux rhinocéros indiens, des antilopes cervicapres, des antilopes Nilgauts et des cerfs axis. Il est possible de voir des loriquets arc-en-ciel dans une volière de 8 m de haut et de 500 m2. Dans cette zone de quatre hectares se trouvent également des pandas roux, des chats pêcheurs, des loutres à pelage lisse et un couple de Siamangs.
- Gyps fulvus, vautour fauve.
- Ours blanc dans son bassin.
- Tigre blanc en .
Conservation
Sensibilisé à la conservation d'espèces menacées, le zoo de La Flèche est membre de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA)[15] et est engagé dans une quarantaine de programmes d'élevage. Le zoo participe ainsi à 25 programmes européens d'élevage (EEP) et 15 stud-books européens (ESB), ce qui représente plus d'un tiers des espèces présentes au sein du zoo, parmi lesquelles le manchot de Humboldt, l'éléphant d'Afrique, l'ours blanc ou encore le tamarin de Goeldi[B 2].
Le zoo de La Flèche participe également à des programmes de recherche et de conservation in situ[B 1]. Il participe depuis 2000 au programme de suivi des populations de mammifères marins des côtes de France[B 3]. Il soutient depuis 2007 l'association « Kalaweit » qui vise la sauvegarde des gibbons et de leur habitat en Indonésie[B 4], et finance depuis 2012 l’organisation brésilienne « Projeto Tamandua » dans le but de réaliser la première étude mondiale du fourmilier pygmée[B 5]. Le zoo de La Flèche accueille également des étudiants et des chercheurs pour mener des études comportementales ou participer à des programmes de recherche[B 6].
Activité du site
Le zoo de La Flèche est ouvert tous les jours de l'année, excepté le et le 1er janvier.
Spectacles
Outre la présentation de nombreux animaux dans un environnement adapté à leur habitat naturel, le zoo de La Flèche offre d'avril à fin octobre un certain nombre de spectacles quotidiens : Marine world, une présentation des otaries de Californie[B 7], Les seigneurs du ciel, spectacle d'oiseaux en vol libre[B 8], et Parrot Jungle, démonstrations d'adresse et d'intelligence des aras multicolores[B 9] (fin en 2017). Les visiteurs peuvent assister plusieurs fois par jour au goûter de différents animaux (éléphants, manchots, hippopotames et ours polaires)[B 10].
Offre d'hébergement en « lodge »


En , quatre premières lodges, aux couleurs du Grand nord canadien (Yukon Lodge et Beaver Creek, près des ours grizzlis) et de l'Indonésie (Bali Lodge et Sumatra Lodge, près des tigres blancs), sont installés au cœur du zoo et permettent aux visiteurs qui y passent la nuit d'observer les animaux à travers des baies vitrées[16],[17],[18].
Début 2016, dix lodges sont fonctionnels, avec six nouveaux hébergements distribués sur les enclos des loups arctiques (Hudson Lodge et Alaska Lodge), des ours polaires (Arctic Lodge, Manitoba Lodge) et sur le secteur Nozy Komba dédié aux lémuriens et à Madagascar (Mangoro, Malagasy et Tana Lodges). Le service comprend l'accès au zoo pendant une heure après la fermeture, le dîner et le petit-déjeuner[19]et l'accès au parc pendant 2 jours.
Fréquentation
Le zoo de La Flèche constitue le premier pôle touristique du département de la Sarthe en 2013, avec plus de 185 000 entrées, et le onzième de la région Pays de la Loire[20]. Après une baisse constante de 2009 à 2013, faisant chuter la fréquentation annuelle de 100 000 visiteurs en cinq ans, la fréquentation est repartie à la hausse depuis 2014, vraisemblablement à la suite du succès rencontré par la diffusion de la série Une saison au zoo[21].
Elle a ensuite atteint des niveaux records en 2015 avec 335 190 visiteurs, 2016 avec 394 118 visiteurs et 2017 avec 441 000 visiteurs. Le zoo est alors le premier site touristique du département de la Sarthe et le troisième site touristique le plus fréquenté de la région Pays de la Loire, derrière le Puy du Fou et Les Machines de l'île[22].
Les années 2020 et 2021 ont vu une forte chute de la fréquentation, due à plusieurs mois de fermeture compte tenu de la COVID.
La fréquentation en 2022 repart à la hausse, sans toutefois atteindre à nouveau les niveaux historiques.
| Année | Fréquentation |
|---|---|
| 2009 | 304 342[23] |
| 2010 | 271 165[24] |
| 2011 | 292 808[25] |
| 2012 | 249 472[26] |
| 2013 | 185 635[20] |
| 2014 | 209 635[27] |
| 2015 | 335 190[22] |
| 2016 | 394 188[28] |
| 2017 | 441 000[10] |
| 2018 | 400 000[29] |
| 2019 | 410 000[30] |
| 2020 | 279 000[31] |
| 2021 | 260 000[32] |
| 2022 | 367 000[33] |
| 2023 | 330 000[34] |
Économie
En 2012, le zoo a réalisé un chiffre d'affaires de 3,163 millions d'euros avec trente salariés[35]. En 2015, le chiffre d'affaires passe à 9,943 millions d'euros avec 78 salariés[35]. En 2016, le chiffre d'affaires s'élève à 11,989 millions d'euros, pour un résultat net de 2,656 millions d'euros. En 2017, le chiffre d'affaires s'élève à 14,253 millions d'euros, pour un résultat net de 3,957 millions d'euros[36]. Sur l'année 2018 le chiffre d'affaires atteint 13 242 100 €, le total du bilan a diminué de 19,45% depuis 2017[36]. Sur l'année 2019 le chiffre d'affaires atteint 15,527 millions d'euros pour un résultat net de 3,915 millions d'euros.

