La Rockeuse de diamants est une chanson interprétée par Catherine Lara, paru sur l'album du même nom en avant de sortir en single début 1984.
Au début des années 1980, Catherine Lara amorce un virage artistique plus rock entamé avec Coup d'feel en 1979[3]. Après avoir quitté CBS pour Tréma, elle persévère dans cette nouvelle voie avec l'album Johan (1981)[3]. Le succès naissant obtenu avec Johan lui permet de se produire devant un public nombreux, dans des tournées de plus en plus longues, pendant lesquelles elle prend conscience du plaisir qu’elle a à jouer pour des admirateurs de plus en plus réceptifs[3]. L'année 1983 est marquée par la sortie de l'album T'es pas drôle en début d'année, qu'elle a sortie après l'échec du comédie musicale Revue et corrigée, dont elle est la compositrice, l'année précédente[4]. Si l'album, d'une tonalité plus sombre, connaît un succès commercial timide, de se produire sur scène notamment à l'Olympia[3].
C'est dans se contexte qu'elle se prépare à la préparation de son onzième album, dont elle confie pour la première fois l'écriture des textes à une jeune autrice, Élisabeth Anaïs, après s'être montrée conquise par les paroles qu'elle a écrite sur mesure[3],[4]. Lara se met immédiatement à la composition quasi-intégrale des musiques pour cet opus[3]. L'écriture de la chanson-titre s'est fait par hasard et rapidement en cinq minutes[3],[5]. Lara co-écrit la musique avec son fréquent collaborateur, le guitariste Claude Engel, tandis que le texte, une cocasserie imaginée à partir d’un texte de Raymond Queneau écrit pour Zizi Jeanmaire, La Croqueuse de diamants, a été écrite par Anais, cette dernière appréciant les jeux de mots et avouant avoir écrit le titre «à la rigolade», voir «pas un truc au sérieux»[3]. L'intégralité de l'album est enregistré au Studio du Palais Des Congrès, à Paris en [2],[1].
Sortie et accueil
La Rockeuse de diamants sort d'abord sur l'album éponyme en comme troisième titre du disque[2]. Il faudra attendre le début d'année 1984 pour que le label de l'artiste, Tréma, sorte la chanson en single45 tours[3] avec comme face B Les Genoux écorchés, une version promo et une version destiné pour la vente pour en faire la promotion[6]. Le recto de la pochette du 45 tours reprend la même photo que celle de l'album[2],[6]. Le single entre pour la première fois dans les hit-parades la semaine du au à la 69e place[7]. Au fil des semaines, la chanson avance doucement avant d'atteindre son pic à la 34e place après sept semaines de présence[8] avant de quitter le classement début après quinze semaines de présence à la 74e place[9].
Le single s'écoulera à plus de 80 000 exemplaires[10], un succès comme n'avait jamais connu Catherine Lara auparavant, qui se montrera surprise par l'impact obtenu par le titre, qui n'était pas la chanson plus intéressante du disque, selon elle, mais déclarera dans son autobiographie Entre émoi et moi les raisons qui en ont fait un tube: «J’ai compris, depuis, pourquoi La Rockeuse de diamants avait si bien marché en 1984. Pour une fois, je m’étais laissé entraîner par ma nature et non par ma culture, mon exigence, et mon goût des accords sophistiqués. J’avais osé faire passer mon instinct avant mes compétences»[3].