La Traversée de Bondoufle

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AuteurJean Rolin
PaysDrapeau de la France France
Genrerécit
ÉditeurP.O.L.
La Traversée de Bondoufle
Auteur Jean Rolin
Pays Drapeau de la France France
Genre récit
Éditeur P.O.L.
Lieu de parution Paris
Date de parution 2022
ISBN 9782818054918
Chronologie

La Traversée de Bondoufle est un récit de Jean Rolin qui décrit le parcours à pied de l’auteur autour de la limite entre la campagne et la ville à la périphérie de l’agglomération parisienne.

« L’idée m’est venue de suivre tout autour de Paris, sa limite, ou du moins la ligne incertaine, émiettée, soumise à de continuelles variations, de part et d’autre de laquelle la ville et la campagne, ou les succédanés de l’une et de l’autre, se confrontent »[1].

La description du circuit circulaire au départ du parc Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois est divisée en parcours discontinus d'une journée, d'une longueur d'une dizaine jusqu'à plus d'une vingtaine de kilomètres, du au , généralement au départ de gares ou de stations de bus du réseau transilien et retour à Paris par ce moyen de transport, plus rarement nuit à l’hôtel.

La boucle est précédée d’un parcours à Aulnay-sous-Bois le à proximité des friches de l'ancienne usine PSA où ont été produits 8 millions de véhicules de 1973 à sa fermeture quarante ans plus tard et suivie de retours à la patte d’Oie de Gonesse le , dans la vallée du Petit Rosne le , à Bondoufle le , à Corbeil-Essonnes le .

La randonnée est entrecoupée par une recherche le de la ZAD établie par les manifestants contre le projet EuropaCity, la découverte de cette ZAD au bord du chemin de la justice à proximité de la patte d'oie de Gonesse le et une deuxième visite le peu avant son évacuation le .

Étapes

Environnement

Jean Rolin qui passe en partie sur des chemins ruraux boueux, avec une minorité de chemins de randonnée, aussi inévitablement sur des tronçons de routes à grande circulation, décrit de manière distanciée l'environnement assez divers mais globalement très peu attrayant des parcours : nombreuses décharges, bâtiments ruinés murés et tagués, lotissements de maisons uniformes, campements de gens du voyage, terrains à la terre retournée pour empêcher l'installation de campements, hangars de zones d'activités et de zones commerciales, friches industrielles, centres équestres certains désaffectés, proximité d'aéroports, champs de maïs. Le fait que seules trois usines soient présentes sur un aussi long parcours est significatif de la désindustrialisation de l'Île-de-France.

Il évoque les quelques rencontres, peu nombreuses, généralement avec des marginaux, à des endroits où le passage de visiteurs est inhabituel, dans la vallée du Petit Rosne à Arnouville avec un jardinier originaire du Cap Vert, à Moisselles avec le patron d'une sandwicherie originaire de la communauté chaldéenne persécutée du sud-est de la Turquie, près de Bessancourt avec un couple « d'apparence yougoslave » sortant d'un camp rom, à la périphérie de la ville nouvelle de Cergy avec des gens du voyages qui interdisent l'accès à l'ancien parc Mirapolis, avec un jardinier kabyle qui a planté quelques arbres fruitiers sur un petit terrain près de la Patte d'oie de Gonesse, avec un ornithologue au bord des étangs de Saclay, avec un cycliste « manifestement originaire d'Asie centrale » dans la descente du plateau de Saclay vers Massy, avec le patron d'un « food truck » à Bondoufle, avec un homme qui vit depuis quarante ans dans une maison construite de bric et de broc dans le bois de Chalifert.

Réception critique

Bibliographie

Notes et sources

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