Leuatea Schmidt
homme politique samoan
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La'aulialemalietoa[Note 1] Leuatea Polataivao Fosi Schmidt, né le [1], est un homme d'affaires et homme politique samoan.
| Leuatea Schmidt | |
La'aulialemalietoa Leuatea Polataivao en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Premier ministre des Samoa | |
| En fonction depuis le (11 mois et 21 jours) |
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| Chef de l'État | Va'aletoa Sualauvi II |
| Gouvernement | Polataivao |
| Prédécesseur | Naomi Mata'afa |
| Ministre de l'Agriculture | |
| – (3 ans, 7 mois et 17 jours) |
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| Premier ministre | Fiame Naomi Mata'afa |
| Gouvernement | Mata'afa |
| – (1 an, 5 mois et 3 jours) |
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| Premier ministre | Tuilaepa Sailele Malielegaoi |
| Président du Fono | |
| – (4 ans, 11 mois et 27 jours) |
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| Prédécesseur | Falemoe Lei'ataua |
| Successeur | Toleafoa Faafisi |
| Député au Fono | |
| En fonction depuis le (20 ans, 5 mois et 6 jours) |
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| Circonscription | Gagaifomauga 3 |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Leuatea Polataivao Fosi Schmidt |
| Date de naissance | |
| Nationalité | samoan |
| Parti politique | PPDH puis FAST |
| Père | Fosi Schmidt |
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Biographie
Origines et entrée en politique
Leuatea Schmidt est l'arrière-arrière-petit-fils d'Albert Kurt Schmidt, né à Hambourg en 1848 et établi aux Samoa pré-coloniales. Celui-ci épouse en 1872 Sarah Clara Smith, dont la mère est samoane autochtone et dont le père est un colon américain né au Vermont. Leur fils Bismarck Schmidt épouse une Samoane, ce qui sera également le cas du fils et du petit-fils de ceux là[2]. Leuatea Schmidt fait ainsi partie d'un ensemble de personnalités politiques samoanes des XXe siècle et XXIe siècle qui sont les descendants de colons allemands arrivés au XIXe siècle ou au début du XXe siècle : Hans Joachim Keil III, Jack Netzler, Eugene Paul, Telefoni Retzlaff, Cedric Schuster et Harry Schuster[2],[3].
Quatrième des six enfants[2] de l'ancien ministre et cofondateur du Parti pour la protection des droits de l'homme (PPDH) Polataivao Fosi Schmidt[4], il fait carrière avec succès dans l'industrie hôtelière[4]. Il entre en politique dans le parti cofondé par son père, et est élu député au Fono (parlement national) en 2006. Il est alors élu vice-président du Parlement[4],[5]. Conservant son siège de député aux élections de 2011, il est élu par ses pairs à la présidence du Fono[6]. À l'issue des élections de 2016, il est nommé ministre de l'Agriculture et de la Recherche scientifique dans le gouvernement du Premier ministre Sailele Malielegaoi[7]. Il démissionne de ce poste en lorsqu'il est inculpé pour fraude et pour vol[8], accusations dont il est ensuite blanchi par la justice[9].
Au parti FAST
En il est exclu du PPDH pour avoir voté contre un projet de loi de réforme constitutionnelle[10]. En , il fonde un nouveau parti politique, FAST[11]. Il en cède la direction à Fiame Naomi Mata'afa, cheffe coutumière de haut rang, et devient son vice-chef[12]. Sous cette nouvelle étiquette, il conserve son siège de député aux élections de 2021[13]. Le , la nouvelle Première ministre Fiame Naomi Mata'afa le nomme ministre de l'Agriculture et des Pêcheries, ministre de la Recherche et du Développement, et ministre de la Gestion des terres[14].
En 2022, sans l'accord de la Première ministre mais avec l'appui de la ministre des Finances Mulipola Anarosa Ale Molioo, il fonde trois entreprises liées à des entreprises chinoises et visant à introduire une cryptomonnaie aux Samoa. La même année, sa fille Rosary crée l'entreprise Samoa Royal Tours, en partnenariat avec une entreprise chinoise, pour organiser la venue de touristes chinois aux Samoa. Radio Free Asia révèle que les mêmes hommes d'affaire chinois participent à ces deux opérations - cryptomonnaie et tourisme[15]. Dans le même temps, La'auli Leuatea Schmidt devient le président de l'Association d'Amitié Samoa-Chine[16].
Le , la Première ministre le limoge du gouvernement car il a été inculpé pour faux, harcèlement, diffamation et entrave à la justice. Exclu du gouvernement, il demeure néanmoins président du parti[17]. Protestant contre son limogeage, le , vingt membres du groupe parlementaire du parti s'assemblent et, sous sa direction, votent l'exclusion du parti de Fiame Naomi Mata'afa, du vice-Premier ministre Tuala Iosefo Ponifasio, et des ministres Olo Fiti Vaai, Faualo Harry Schuster, Toeolesulusulu Cedric Schuster et Leatinuu Wayne Sooialo. Ils élisent Laauli Leuatea Polataivao comme chef du parti, avec Leota Laki Sio comme adjoint, et Mulipola Anarosa Ale Molio’o comme trésorière[18].
Le , le budget introduit par le gouvernement est rejeté par une majorité des députés, La'auli Leuatea Schmidt et les députés qui lui sont associés s'étant associés à ceux du PPDH pour faire chuter le gouvernement. Il en résulte une dissolution parlementaire et la tenue d'élections législatives anticipées[19],[20].
Premier ministre
Le FAST remporte une majorité absolue des sièges à ces élections, et La'auli Leuetea Schmidt prête serment comme Premier ministre le . Il nomme son gouvernement le même jour[21],[22]. Il s'y nomme ministre de la Police, suscitant l'inquiétude de ses opposants car les affaires judiciaires le concernant demeurent en cours d'instruction, dont son inculpation pour tentative d'entrave à l'exercice de la justice[23].
Lors d'une conférence de presse le lendemain de son inauguration, il déclare le plein soutien de son gouvernement au gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou dans le cadre de la guerre de Gaza et du génocide à Gaza. Il explique : « Les Samoa se tiennent auprès de la terre de Dieu. Notre foi fondatrice est que les Samoa sont fondées sur Dieu [...]. Notre pays croît en un seul Dieu, le Dieu d'Israël »[23].
En , estimant que certains articles du journal The Samoa Observer ne lui sont pas favorables, il interdit à ce journal -le seul quotidien du pays- d'assister aux conférences de presse du gouvernement, de lui poser des questions de quelque manière que ce soit et d'en poser aux ministres de son gouvernement[24],[25].
La veille de Noël 2025, il annonce que son gouvernement souhaite interdire toutes les religions non-chrétiennes aux Samoa[26]. En , il annonce que les Samoa ouvriront durant l'année une ambassade à Jérusalem, suivant l'example des Fidji et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et soutenant ainsi la position du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu sur le statut de Jérusalem[27].
Il est acquitté en des accusations de faux, harcèlement, diffamation et entrave à la justice[28]. Dans le même temps, son vice-Premier ministre Toelupe Poumulinuku Onesemo est reconnu coupable de corruption électorale et destitué par la justice[29].